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| Une AG houleuse |
| La Vie Financière N°3252 / Vendredi 05 Octobre 2007 / Catégorie : Bourse |
IB GROUP |
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C'est dans un climat tendu que s'est tenue l'assemblée générale de la société de services informatiques IB Group. Les actionnaires étaient convoqués afin d'approuver les comptes et de se prononcer sur le projet de rapprochement avec Overlap Groupe. Ce projet prévoyait initialement l'apport à IB Group de 80 % du capital d'Overlap, aujourd'hui entre les mains de Georges Horoks, son président, de sa famille ainsi que de certains managers d'Overlap, sur la base d'une parité de 6 actions IB Group pour 1 action Overlap. Le nouvel ensemble devait être dirigé par Georges Horoks. Parallèlement, il était prévu que le groupe ainsi constitué se désengage d'activités jugées non stratégiques. Ces activités, IB Remarketing et AS Lease (revente de matériel et location financière), contribuent à environ 18 millions d'euros au chiffre d'affaires d'IB Group. Après enquête, il se trouve que les repreneurs sont Loïc Villers, actuel président-directeur général d'IB Group, et certains cadres du groupe. Mais les actionnaires d'IB Group ne l'ont pas entendu de cette oreille. HMG Finance et le fonds Argos, à la tête respectivement de 4,9 et 9,5 % du capital, ont fait obstacle à l'adoption des résolutions proposées, ce qui a conduit au non-renouvellement du mandat de Loïc Villers (à 1 500 voix près). Mais la question de la gouvernance du groupe n'est pas restée longtemps en suspens. Le conseil d'administration, en accord avec Loïc Villers, a révoqué un administrateur. Ce faisant, Loïc Villers a alors soumis au vote des actionnaires une résolution prévoyant la nomination d'un nouvel administrateur. Une fois celle-ci adoptée, le conseil a coopté de nouveau Loïc Villers. Sous la pression des actionnaires salariés présents dans la salle, le représentant du fonds Argos a fait volte-face et voté cette résolution. Si Loïc Villers est finalement parvenu à se maintenir à la tête de l'entreprise, le rapprochement entre IB Group et Overlap a été rejeté par les actionnaires. Il sera de nouveau soumis à leur vote lors des AG extraordinaires des deux groupes et nécessitera alors la majorité des deux tiers. Une majorité des actionnaires d'IB Group ont estimé que, sous sa forme initiale, le projet allait à l'encontre de leurs intérêts. La parité de 1 pour 6 évoquée ne valorise pas IB Group à sa juste valeur (à 1,45 euro selon HMG Finance, à comparer à un actif net comptable de 2,40 euros). Après d'âpres discussions, les actionnaires ont obtenu une première compensation qui passera par le versement d'un dividende exceptionnel de 0,15 euro. Mais ils réclament en plus la distribution de bons de souscription permettant l'acquisition de nouveaux titres, dans l'hypothèse d'un redressement des cours. Une fusion pourtant utile Si les actionnaires contestent les termes du rapprochement entre IB Group et Overlap, ils ne remettent pas en cause sa pertinence. La réunion des deux groupes donnerait naissance à la première société française de services et d'intégration spécialisée dans les infrastructures informatiques sécurisées haut de gamme. De nombreuses synergies sont mises en avant, notamment en ce qui concerne les offres de services, la complémentarité de leur clientèle et la couverture géographique. Désormais, les directions des deux groupes devront, avant les AG extraordinaires (fin novembre), s'atteler à définir un nouveau projet de rapprochement, dont les termes devront être acceptés par les principaux actionnaires d'IB Group Conseil : Acheter à titre spéculatif au-dessous de 1,50 euro en visant un premier objectif de 2 euros. Un relèvement de la parité de rapprochement entre Overlap et IB Group ne peut être exclu. Dans l'hypothèse d'un abandon du projet, le caractère spéculatif d'IB Group n'en serait que renforcé |
Yannick Hardy |
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