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Un turbo dans la banque de détail à l'international
La Vie Financière N°3176 / Vendredi 21 Avril 2006 / Catégorie : Bourse

A coups d'acquisitions et d'ouvertures d'agences, la banque va compenser le ralentissement de la croissance du secteur en France.
 
bnp paribas
 

Décidément, BNP Paribas tient le cap de la croissance dans la banque de détail. Acquisition relutive ou pas, elle met les bouchées doubles à l'international. Ce vendredi, elle doit lancer son OPA sur les 49 % du capital de BNL qu'elle ne détient pas, une acquisition en Italie payée 9,5 milliards d'euros. Ces jours-ci, elle investissait 800 millions pour monter dans le capital de la deuxième banque coréenne, Shinhan Financial Group, dont elle détiendra alors 9,4 %, tandis qu'elle bouclait l'acquisition de 51 % de la quatrième banque ukrainienne, Ukrsibbank (1,6 million de comptes) pour environ 300 millions d'euros. Mais ce n'est pas tout. Si une acquisition de grande envergure de type BNL n'est plus à l'ordre du jour, BNP Paribas va néanmoins poursuivre ses acquisitions aux Etats-unis, ouvrir des agences dans les pays du pourtour méditerranéen et l'Europe centrale.

« Bientôt, nous compterons dans ces deux régions plus d'agences qu'en France », promet Pierre Mariani, responsable des services financiers et de la banque de détail à l'international. Une remarque bien vue, alors que le marché français n'est plus à proprement parler un marché de croissance. « A la fin de l'année, dans ces zones, nous aurons multiplié par 4 la taille de notre réseau tel qu'il se présentait fin 2004, et nous disposerons d'environ 1 800 agences », poursuit-il. Pour cela, il est prévu l'ouverture de quelque 400 agences en 2006, et la banque se réserve de participer à la privatisation des banques algériennes. Enfin, elle vient de faire une proposition d'intégration de la plate-forme de crédit à la consommation de Fiat qui met en vente sa filiale.

50 milliards d'euros d'actifs

Depuis que Michel Pébereau, patron du groupe, a laissé la direction générale à Baudouin Prot, BNP Paribas a mis un tigre dans son moteur. Aux 2 200 agences de l'Hexagone s'ajoutent aujourd'hui 737 agences aux Etats-Unis, bientôt 800 en Italie et les 1 800 prévues dans le reste du monde. Et comme la Bourse valorise mieux les banques dont la stratégie est axée sur le développement de la banque de détail, car les revenus y sont plus récurrents, il faut espérer que, tôt ou tard, elle saura reconnaître les mérites du groupe.

D'autant que les investissements restent sages. Certes, à 18 fois les bénéfices estimés de 2006, BNL a été payée au prix fort, mais, « dans la banque, l'Italie affiche une croissance forte, proche de celle qu'on observe dans les pays émergents », note un analyste. Dans un pays comme la Turquie, la banque vise un rendement supérieur au coût du capital, estimé dans cette région entre 13 et 14 % ; en Ukraine, elle a accepté de payer un peu plus cher. Dans les pays développés, elle vise un retour des capitaux employés de 8,5 à 9 %.

Mais, si les dirigeants sont montés au créneau ces jours derniers pour vanter les mérites de la croissance à l'international, c'est aussi parce que l'action est un peu délaissée. Après avoir frôlé les 79 euros le 24 février, avant l'augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros destinés à payer l'acquisition de BNL, le titre a reculé de 9 %. Les investisseurs ont préféré jouer des OPA bancaires réelles ou virtuelles sur Natexis ou Société générale. En outre, ils estiment que rien ne presse. On ne sait à vrai dire que peu de chose de la fusion BNP-BNL annoncée, sinon qu'elle ne sera relutive qu'en 2008 et qu'elle générera en principe 400 millions d'euros de synergies annuelles avant impôt à l'horizon de trois ans.

Gare pourtant à ne pas se réveiller trop tard. BNP Paribas ne se paie que 10,3 fois les bénéfices estimés pour 2006, contre 13,6 fois pour le numéro un européen HSBC, 13,4 fois pour l'italien UniCredito, qui talonne BNP Paribas après le rachat de l'allemand HVB. Avec bientôt deux tiers de ses actifs dans la banque de détail et les services financiers, selon nos calculs, soit environ 50 milliards d'euros, BNP Paribas devrait à l'avenir être mieux valorisée. En outre, la récente augmentation de capital va entraîner sous peu un accroissement de la pondération de BNP Paribas dans les indices, avec à la clé un flux d'acheteurs qui devrait profiter à l'action...



Conseil : Nous restons acheteurs pour viser 90 euros
Marie-Jeanne Pasquette
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.75€  (+19.39%) 2.1€
+19.39%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 19.33€  (+8.39%) 20.59€
+8.39%
SEQUANA SEQUANA : 4.88€  (+5.23%) 5.03€
+5.23%
BOURBON BOURBON : 20.60€  (+5.06%) 21.9€
+5.06%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 5.60€  (+4.55%) 5.86€
+4.55%
TRIGANO 4.76€
-7.75%
IMERYS 33.38€
-5.87%
ALTEN 14.02€
-5.46%
VICAT 36.99€
-5.32%
GENERAL ELECTRIC 11.5€
-5.19%