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Un repli défensif pour l'hiver
La Vie Financière N°3258 / Vendredi 16 Novembre 2007 / Catégorie : Stratégie

Chaque semaine, l'analyse du portefeuille d'un abonné de La VF et nos conseils au vu de sa situation personnelle, de ses objectifs et de sa sensibilité au risque.
 
Le portefeuille abonné
 

Notre abonné de cette semaine a bien retenu la leçon. Comme tout investisseur avisé, il a diversifié - sans excès - son patrimoine et il s'est constitué un portefeuille d'actions bien équilibré. Non seulement ce dernier est composé d'un nombre raisonnable de lignes, mais il est également bien diversifié sur le plan sectoriel. Seul reproche que nous pouvons faire à notre investisseur : il n'est pas assez actif. Il s'est ainsi laissé entraîner dans la déconfiture d'Infogrames sans se résoudre, selon la formule consacrée, à « se couper un bras ». Du coup, ce titre pèse sur la performance globale du portefeuille, qui affiche une moins-value de 13 %. Sans cette ligne, il serait en plus-value de 1 % ! Mieux vaut donc une bonne fois pour toutes sortir de ce dossier sur lequel nous n'entrevoyons aucune embellie. En effet, le redressement des comptes de l'éditeur de jeux vidéo reste incertain. Du fait de la belle progression des titres Axa et Vinci que notre abonné a acquis respectivement en décembre 2004 et en février 2006, il se trouve aujourd'hui surexposé à ces deux actions, qui représentent 28 % de ses investissements en Bourse. Même si nous estimons que ces valeurs disposent encore d'un beau potentiel, il serait bon que notre investisseur allège ses positions en vendant 30 actions Axa et 20 titres Vinci. Suez est également trop représenté. Notre objectif étant de 47 euros sur cette valeur, notre lecteur devra surveiller de près l'évolution du cours, afin de prendre ses bénéfices le moment venu.

Fuir les valeurs bancaires

D'autres aménagements sont à prévoir pour que notre lecteur s'adapte aux conditions actuelles du marché. Il avait bien pris soin de diversifier son portefeuille sur le plan sectoriel. Sage décision. Mais il devrait maintenant adopter une position plus défensive en sortant des secteurs qui subissent de plein fouet la crise financière. Mieux vaut donc vendre les titres Dexia... même à perte. Le repli des investisseurs sur le secteur défensif des télécoms depuis cet été a largement profité au titre Telefónica, que Michel B. a acquis en mai dernier. Le titre de l'opérateur espagnol devient bien valorisé, et il serait donc judicieux de prendre ses bénéfices. La progression du secteur risque de ne plus être aussi soutenue en Bourse à court terme.

Grâce aux allègements sur Axa et Vinci et à la vente des titres Infogrames, Dexia et Telefónica, notre lecteur se trouvera à la tête de près de 8 000 euros de liquidités, que nous lui conseillerons de réinvestir dans des secteurs capables de traverser un hiver encore difficile. Premier choix :Essilor. Le leader mondial de l'optique concilie visibilité et croissance régulière des ventes et des bénéfices. Ce titre présente donc tous les atouts d'une vraie valeur défensive. En outre, en 2007, le groupe devrait dépasser ses objectifs, grâce aux efforts engagés en matière d'innovation de produits et au développement international. Pour constituer une ligne qui pèsera environ 7 % du portefeuille, on pourra acheter 45 titres avec un premier objectif de 50 euros. Même logique avec SEB (15 actions), dont la croissance est alimentée par le succès de ses nouveaux produits à forte valeur ajoutée. Le titre est en outre moyennement valorisé. Nous visons un cours de 150 euros à un an, soit une hausse de 20 %. Pierre & Vacances semble également une bonne opportunité au cours actuel. Le spécialiste des résidences de tourisme, qui n'est implanté qu'en Europe, a lancé de nombreux chantiers (résidences pour seniors, partenariats avec Accor) qui porteront sans doute la croissance des années à venir. La valorisation du titre n'intègre pas cette nouvelle donne ; on peut donc se positionner avec 22 actions et un objectif de 120 euros.

Enfin, Michel B. peut profiter de la méfiance actuelle du marché pour le secteur des matériaux de construction pour se placer à bon compte sur Lafarge (18 actions). Le cimentier vient de prouver, avec la publication de ses résultats sur neuf mois, qu'il résistait très bien à la crise immobilière aux Etats-Unis et enregistrait une belle croissance en Europe et dans les pays émergents.

Le groupe devrait annoncer l'an prochain un nouveau programme de réduction de coûts. Vers 110 euros, le moment est opportun pour prendre position


Profil de Michel B.

Marié, père de deux enfants, ce technicien de maintenance est propriétaire de sa résidence principale. Outre son portefeuille d'actions, il possède un appartement qu'il loue dans le cadre de la loi Robien.

Nathalie Rambaud
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GEMALTO GEMALTO : 26.90€  (+11.94%) 27.75€
+11.94%
ERAMET ERAMET : 347.94€  (+7.25%) 365.2€
+7.25%
SCHLUMBERGER SCHLUMBERGER : 64.02€  (+5.04%) 66.67€
+5.04%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 7.28€  (+4.51%) 7.65€
+4.51%
TECHNIP TECHNIP : 52.52€  (+3.69%) 54.85€
+3.69%
ZODIAC 32.2€
-6.12%
NYSE EURONEXT 25.71€
-5.13%
SOITEC 4.29€
-4.24%
AIR FRANCE-KLM 15.61€
-3.76%
SANOFI-AVENTIS 46.75€
-3.61%

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