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| Un procès gagné dans l'affaire Vioxx |
| La Vie Financière N°3153 / Vendredi 11 Novembre 2005 / Catégorie : Bourse |
Merck & Co |
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Un vent porteur souffle à nouveau sur l'action du laboratoire américain. Plombé depuis un an par le retrait de l'anti-inflammatoire Vioxx, le cours a rebondi de 7,8 %, le jeudi 3 novembre à Paris. La victoire judiciaire dans le New Jersey face à un patient (sous Vioxx pendant deux mois et victime d'une crise cardiaque non mortelle) a été, en effet, saluée par les investisseurs. Mais Merck & Co avait perdu son premier procès et il devra faire face à six nouvelles audiences dans les six mois à venir. Reste à savoir quelle stratégie il compte adopter contre ses 6 400 plaignants : obtenir un arrangement avec les victimes, comme l'avait fait Johnson & Johnson dans un cas similaire (ce qui avait limité les indemnités payées à 90 millions de dollars), ou poursuivre les procès, à l'instar de Wyeth (ce qui avait coûté à l'américain la bagatelle de 20 milliards de dollars !). Tout dépendra de l'issue des prochains procès. Le risque n'est donc pas totalement levé, d'autant que seuls 675 millions de dollars ont été provisionnés. Il reste désormais au laboratoire à trouver de nouveaux relais de croissance pour compenser la perte sèche du Vioxx (20 % du bénéfice net). La tâche du nouveau président, Richard T. Clark, arrivé en mai, s'annonce donc particulièrement ardue. D'autant que les brevets de deux produits majeurs vont bientôt tomber dans le domaine public : l'anticholestérol Zocor en juin 2006 aux Etats-Unis (il n'est déjà plus protégé en Europe) et le Fosamax (traitement de l'ostéoporose) en 2008. Et Merck & Co vient d'essuyer un nouveau coup dur. Il développait en collaboration avec son compatriote Bristol-Myers Squibb l'antidiabétique Muraglitazar, sur le point d'être commercialisé. Mais les deux partenaires ont décidé, le 27 octobre, de stopper la mise au point de ce produit, à la suite d'une demande d'information additionnelle émanant de la Food and Drug Administration. Pour satisfaire à ces exigences, il leur fallait mener des études cliniques supplémentaires pendant cinq ans, ce qui aurait coûté plusieurs millions de dollars. En revanche, Merck & Co fonde de nombreux espoirs sur le lancement de son nouveau vaccin Gardasil, destiné à la prévention du cancer du col de l'utérus (provoqué par un virus), dont la commercialisation est prévue l'an prochain. Pour diversifier ses risques, le laboratoire entend donc réorienter sa stratégie vers davantage d'alliances, avec d'autres laboratoires ou des sociétés de biotechnologie, dont la recherche est souvent plus productive que celle des grandes structures. Revers de la médaille : il doit aussi en partager les bénéfices. C'est le cas, par exemple, des anticholestérol Vytorin et Zetia, avec son partenaire BMS Conseil : Achat spéculatif pour les investisseurs les plus avertis. Les autres resteront à l'écart |
C. C. |
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