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| Un potentiel moins brillant |
| La Vie Financière N°3199 / Vendredi 29 Septembre 2006 / Catégorie : Bourse |
Compagnie financière richemont |
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Cartier, Van Cleef & Arpels, Jaeger-LeCoultre, Vacheron, le numéro deux mondial du luxe, le suisse Richemont, possède des marques prestigieuses. Contrôlé par la famille Rupert, il profite d'une forte demande mondiale pour le haut de gamme amplifiée par le nombre élevé des millionnaires dans le monde. La banque suisse Lombard Odier Darier Hentsch estime ainsi à 11,5 % pour 2006 et à 9 % pour 2007 la croissance du secteur. Dans cet environnement, les grands acteurs sont en principe avantagés grâce à une offre globale, des frais répartis sur d'importants volumes de facturations et leur notoriété. Mais Richemont s'était laissé distancer au début des années 2000. Il a réagi par une restructuration commerciale et financière. Résultat : lors de l'exercice 2005-2006, clos fin mars, Richemont a vu son chiffre d'affaires bondir de 17 %, à 4,3 milliards d'euros, et, au cours des cinq premiers mois de l'exercice en cours, la hausse a atteint 16 %. La croissance provient de tous les continents, Asie en tête (+ 20 %), suivie par les Etats-Unis et l'Europe (+ 17 % chacun). Cette dynamique s'est répercutée dans les profits : le bénéfice net a crû de 36 %, à 1 milliard, en 2005, et la marge opérationnelle a plus que doublé en trois ans, atteignant 16,6 %. Cette rentabilité est encore éloignée de celles d'Hermès (27 %) et de LVMH (20 %), mais supérieure à celle du numéro trois, Gucci Group (12,8 %). Le tout a permis une remontée du cours de Bourse. Mais l'essentiel du rebond semble joué. Pour cette année, le groupe, qui facture environ 60 % de ses ventes en dollars et en yens, va pâtir de la remontée de l'euro face à ces deux devises, d'autant que la société, contrairement à LVMH, se protège peu contre les fluctuations monétaires. D'où une incertitude sur les futurs bénéfices. La comparaison avec LVMH, qui a annoncé un résultat net semestriel en progression de 46 %, pourrait, du coup, être défavorable. Les analystes tablent sur une hausse de 14 % de son bénéfice annuel (+ 22 % estimés pour LVMH). Par ailleurs, le suisse dispose d'une douzaine de marques, mais, dépendance dangereuse, 80 % de ses profits sont réalisés par Cartier. Dans ces conditions, l'action commence à être bien valorisée. Sur la base de la valeur d'entreprise (capitalisation boursière plus dette nette), Richemont se paie près de 30 fois son résultat d'exploitation, un ratio plus élevé que celui de LVMH Conseil : Alléger sa position au-dessus de 65 francs suisses, soit une plus-value de plus de 20 % par rapport à nos conseils d'achat |
A. C. |
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