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| Un potentiel encore sous-estimé |
| La Vie Financière N°3185 / Vendredi 23 Juin 2006 / Catégorie : Bourse |
COIL anodizing |
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Anodisation. Le mot semble barbare. C'est pourtant l'essence même du métier de la société belge Coil Anodizing, qui consiste à protéger l'aluminium grâce à un traitement électro-chimique appliqué à la surface du métal. Ce degré de spécialisation confère au groupe un statut de quasi-monopole en Europe. Quatre grands producteurs d'aluminium (Alcan, Novelis, Corus et Norsk Hydro) représentent environ les deux tiers du chiffre d'affaires de Coil. Cette concentration de clients peut paraître dangereuse mais elle n'inquiète pas le patron, Tim Hutton, car les producteurs d'aluminium ont besoin de ses services, et la concurrence reste faible. Déjà propriétaire de quatre lignes de production en Belgique, Coil a d'ailleurs renforcé son leadership sur le Vieux Continent après avoir inauguré, l'année dernière, une cinquième ligne en Allemagne. Cette nouvelle installation devrait permettre d'accroître la production de 40 % environ, de libérer la production des quatre sites belges et d'élargir, en conséquence, la gamme de produits proposés. L'exercice 2006 devrait donc témoigner des nouveaux développements pour le groupe, qui va inaugurer en outre sa nouvelle filiale commerciale américaine le mois prochain. La direction prévoit une progression supérieure à 10 % du chiffre d'affaires, un retour à la rentabilité et un quasi-doublement de l'Ebitda (2 millions d'euros en 2005). Pour l'instant, Coil a du mal à séduire : sa situation financière est tendue (endettement net de 14,5 millions d'euros). Toutefois, il semble que la valorisation actuelle ne tienne pas compte du potentiel de la société, qui s'est amélioré grâce au nouveau site de production allemand Conseil : Acheter en petites quantités, afin de profiter du nouveau développement de la société, et viser 12 euros |
R. G. |
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