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| Un pas de géant en Italie avec l'acquisition de BNL |
| La Vie Financière N°3166 / Vendredi 10 Février 2006 / Catégorie : Bourse |
BNP Paribas |
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Enfin ! BNP Paribas, qui s'était fait souffler plusieurs opportunités d'acquisition, prend sa revanche. Il vient de racheter 48 % du capital de la sixième banque italienne, Banca Nazionale del Lavoro, à douze actionnaires, dont Unipol, candidat malheureux au mariage. Et, d'ici à juin, il lancera une OPA sur le solde du capital à un prix de 2,925 euros par action. C'est plus que les 2,70 euros proposés par l'espagnole BBVA, elle aussi éconduite. Pour la banque française, ce mariage italien sera l'occasion de s'ancrer solidement dans la banque de détail en Europe. Côté face, l'attrait de BNL repose sur son réseau national de 801 agences. Sa part de marché atteint 5 % sur celui des particuliers, mais la banque est bien implantée sur celui des entreprises. Côté pile, BNL, banque en redressement, a connu des déboires à l'étranger dans les années 1980. Il faudra des efforts vigoureux en matière de productivité et un nettoyage en profondeur de son bilan pour poursuivre son redressement. Mais « l'Italie est le marché le plus attrayant d'Europe, il présente de réelles opportunités de croissance, il est rentable, et nous y étions déjà implantés », rappelle Baudouin Prot, le directeur général de BNP Paribas, qui signe là sa première opération d'envergure depuis qu'il a succédé à Michel Pébereau. L'offre est amicale, mais pas de rabais pour autant. BNP Paribas paiera le prix fort : 9 milliards d'euros, soit 1,8 fois les fonds propres et 15 fois les bénéfices de 2005. BNP se paie 10 fois, pour une rentabilité deux fois supé rieure. De plus, les actionnaires de la banque française devront attendre 2008 pour que l'opération ait un effet positif sur le bénéfice par action. Les dirigeants prévoient 400 millions d'euros de synergies au bout de trois ans, pour des coûts de restructuration de 450 millions mais qui ne pèseront qu'une seule fois d'ici à 2007. « Ce prix payé est peut-être cher, 1 milliard d'euros de trop, mais c'était une vraie opportunité stratégique à ne pas laisser passer », note un banquier d'affaires européen. Le marché semble partager son point de vue. Le cours de BNP Paribas ne reculait mercredi que de 2 % sur la semaine, malgré une prochaine augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros, inévitable pour financer l'acquisition sans altérer les ratios de solvabilité. Elle sera accompagnée de droits de souscription, ce qui préservera l'intérêt des actionnaires existants Conseil : La valorisation peut paraître faible, mais le bénéfice par action peut reculer. Conserver |
M.-J. P. |
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