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Un pari tentant
La Vie Financière N°3118 / Vendredi 11 Mars 2005 / Catégorie : Analyse

Le fabricant de composants électroniques est sorti de l'ornière. Pierre Gattaz, son président, affiche des objectifs ambitieux.
 
RADIALL
 

«Nous sommes en ordre de bataille pour améliorer nos marges et générer à nouveau de la croissance », lance sans ambages Pierre Gattaz, patron de Radiall. Après trois années de crise, le président du fabricant de composants électroniques (connecteurs, antennes) se montre volontariste. Durant les derniers exercices, la PME s'est employée à réduire de manière drastique ses coûts et à purger ses stocks obsolètes. Un travail qui porte aujourd'hui ses fruits.

Certes, les performances financières n'ont pas de quoi faire sauter au plafond. En 2004, la marge d'exploitation devrait à peine dépasser 3 %, pour un chiffre d'affaires de 163 millions d'euros (+ 12,6 %), et le résultat net avoisiner 4,5 millions. Mais, après un déficit cumulé de plus de 24 millions d'euros entre 2001 et 2003, le redressement est bel et bien là. Et la direction se veut confiante : « Nous visons une marge d'exploitation de 5 à 6 % cette année et davantage en 2006. » Et ce malgré un début d'année plutôt faible. « Le premier trimestre devrait être en hausse par rapport aux trois derniers mois de 2004, souligne Pierre Gattaz, qui anticipe une hausse comprise entre 3 et 8 % de ses facturations en 2005. La croissance de nos ventes devrait ensuite s'accélérer au fil de l'exercice. »

Il faut dire que l'entreprise peut compter sur la bonne orientation de son activité militaire et aéronautique (40 % du chiffre d'affaires), notamment portée par la hausse des budgets aux Etats-Unis. « Ce marché devrait croître de 5 à 10 % cette année et, à l'avenir, un rythme de 10 % est largement envisageable », explique le PDG. Autre segment prometteur : l'industrie automobile (3 % des ventes), pour laquelle Radiall livre des antennes. Au second semestre, la société doit ainsi commencer à fournir le fabricant américain General Motors. Un contrat de 4 millions d'euros, qui permettra à l'entreprise de presque doubler son chiffre d'affaires dans cette activité. Et d'autres devraient suivre.

Autant de métiers porteurs qui compenseront la difficulté persistante de son premier débouché : les télécommunications (44 % des facturations). Ce segment est en effet toujours marqué par des pressions tarifaires qui annihilent totalement la forte hausse des volumes.

Face à la cyclicité, à la concurrence exacerbée et à la faible visibilité qui caractérisent ce secteur, on peut légitimement se demander quel est l'intérêt pour Radiall d'y rester. « Nous ne sortirons pas des télécoms, où nous avons acquis des positions enviées chez les grands acteurs du secteur. Nous avons adapté la société pour qu'elle soit rentable même lors des creux de cycle de ce marché », souligne le patron. Reste qu'il admet volontiers vouloir alléger sa dépendance.

Dans cette optique, la PME ne fera pas l'économie d'acquisitions d'envergure, qui modifieront son profil. Le PDG cache d'ailleurs à peine ses ambitions et se dit volontariste, en 2005, dans le domaine des opérations de croissance externe, peut-être dans le secteur militaire aéronautique aux Etats-Unis. Il faut dire que l'entreprise familiale, détenue à 72,7 % par la famille Gattaz, en a les moyens, avec une trésorerie nette estimée à 22 millions d'euros fin 2004. Une telle opération, qui pourrait intervenir avant l'été, constituerait une bonne nouvelle pour le groupe car elle le renforcerait dans son métier le plus rentable. De quoi redonner un peu de tonus à l'action en Bourse, même si le titre n'est pas bradé. Au cours actuel, la valeur se paie en effet 13 fois le résultat d'exploitation attendu cette année et 8,5 fois celui de 2006. Un niveau qui laisse entrevoir un potentiel de hausse, à condition que l'entreprise parvienne à tenir ses objectifs et à rééquilibrer le poids de ses métiers



Conseil : Acheter à titre spéculatif pour miser sur l'amélioration des marges, en prenant garde à la faible liquidité du titre
FRÉDÉRIC CAZENAVE
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.75€  (+19.39%) 2.1€
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APRIL GROUP APRIL GROUP : 19.33€  (+8.39%) 20.59€
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SEQUANA SEQUANA : 4.88€  (+5.23%) 5.03€
+5.23%
BOURBON BOURBON : 20.60€  (+5.06%) 21.9€
+5.06%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 5.60€  (+4.55%) 5.86€
+4.55%
TRIGANO 4.76€
-7.75%
IMERYS 33.38€
-5.87%
ALTEN 14.02€
-5.46%
VICAT 36.99€
-5.32%
GENERAL ELECTRIC 11.5€
-5.19%