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| Un pari ouvert |
| La Vie Financière N°3149 / Vendredi 14 Octobre 2005 / Catégorie : Bourse |
HUIS CLOS |
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Qui aurait parié sur un rattrapage aussi rapide ? En l'espace de deux mois, le titre du numéro deux français des huisseries pour la maison a bondi de 30 %. Un retour en grâce inimaginable en avril dernier, alors que Huis Clos annonçait des pertes abyssales pour 2004. Qu'est-ce qui explique une telle renaissance ? René Bertin, président et actionnaire majoritaire, a mis en place un nouveau plan de relance commerciale. Pour cela, il a embauché de nouveaux commerciaux et rouvert des magasins momentanément fermés. Résultat : les commandes reviennent. Certes, au premier semestre, le chiffre d'affaires est encore en recul par rapport à 2004 (- 14,2 %), mais Huis Clos espère rattraper une partie du retard sur la fin de l'année. Et même si l'exercice 2005 sera encore dans le rouge (2 millions d'euros de pertes prévues), les premiers effets sur les bénéfices devraient se faire sentir dès 2006 (un résultat d'exploitation de 4 millions attendu et un bénéfice net de 2,5 millions), si tout va bien. La montée en charge des magasins s'accompagne en effet d'une augmentation du taux d'utilisation des usines. Et c'est en production que le groupe dégage sa plus forte rentabilité. Une reprise en main commerciale de bon augure En tout cas, les ventes de la société sont désormais proches du seuil de rentabilité opérationnelle, qui est de 8,5 millions d'euros de chiffre d'affaires par mois. Le résultat net devrait même être positif au second semestre 2005. Malgré la forte hausse des dernières semaines, le titre Huis Clos offre encore un potentiel. Certes, investir dans Huis Clos reste un pari. Mais la reprise en main commerciale effectuée par le président et ses proches collaborateurs va dans le bon sens. A charge pour Huis Clos de montrer, en 2006, que ce redressement de l'activité s'accompagne bien d'un retour aux bénéfices, qui devrait lui permettre de se désendetter plus rapidement. Au cours actuel, le titre ne se paie que 11 fois son bénéfice net estimé pour 2006. Ce qui est raisonnable. Nous visons un premier objectif de cours de 25 euros, représentant 7,5 fois le résultat d'exploitation. Niveau de valorisation auquel son concurrent FPEE a été cédé en 2003 Conseil : Si toutes les difficultés ne sont pas résorbées, le retour à la croissance des ventes est un bon signe pour les investisseurs qui ont fait bon accueil à l'augmentation de capital réalisée en août 2005. Le groupe doit désormais transformer cet essai en bénéfices dès 2006. C'est un pari auquel nous croyons. Acheter vers 18 euros |
X. D. |
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