Archives
| Un pari à prendre |
| La Vie Financière N°3201 / Vendredi 13 Octobre 2006 / Catégorie : Bourse |
SANOFI-AVENTIS |
|
Est-ce une longue traversée du désert ou, au contraire, la fin du tunnel qui approche rapidement ? L'avenir du laboratoire pharmaceutique n'est pas encore joué en Bourse. Et cette hésitation compréhensible des investisseurs, qui dure depuis le 7 août, empêche le titre de repasser durablement la barre des 70 euros. Le cours accuse même un recul de 12 % par rapport aux 78,60 euros inscrits le 25 juillet en clôture. Alors que la publication des résultats du troisième trimestre, prévue pour le 31 octobre, approche, le moment est peut-être venu de prendre un pari sur la valeur pharmaceutique. Et, pourquoi pas, miser sur la réussite du médicament destiné au traitement de l'obésité, Acomplia, déjà lancé dans plusieurs pays européens cet été. D'ailleurs, les dirigeants devraient profiter de la présentation des comptes trimestriels, à la fin du mois, pour donner de premiers éléments relatifs à ce lancement. Mais l'enjeu reste la future approbation de ce produit aux Etats-Unis, espérée par certains analystes avant la fin de l'année. Pour l'heure, le dossier est en discussion auprès des autorités américaines (FDA), et le groupe se refuse à tout commentaire. Même s'il s'est donné il y a quelques mois un objectif de 3 milliards d'euros de ventes annuelles. Deuxième pari à prendre : le brevet de l'antithrombotique Plavix. C'est le juge américain Sidney H. Stein qui devra se prononcer sur sa validité à compter du 22 janvier. Or le fabricant de génériques Apotex, qui a lancé une copie de ce produit début août, en conteste la protection. La probabilité d'une victoire de Sanofi-Aventis est élevée : en décidant de faire cesser la commercialisation du générique de Plavix le 31 août, le même juge avait laissé supposer qu'il pencherait en faveur du groupe français. Même si Apotex a fait appel de cette injonction du juge (jugée non suspensive), un jugement est attendu le 31 octobre. Une chose est sûre : l'attaque d'Apotex a eu un effet dévastateur sur les comptes 2006 de Sanofi-Aventis, le conduisant début septembre à ramener la progression attendue de son bénéfice net par action ajusté à 2 %, contre 10 % escomptés. De là à en déduire que Sanofi-Aventis, fragilisé, va se jeter dans les bras de son partenaire américain Bristol-Myers Squibb... il n'y a qu'un pas que certains ont franchi. A moins que le groupe français n'ait d'autres cibles en vue aux Etats-Unis. Si l'on en croit le quotidien New York Times, il aurait même fait une offre sur la société américaine de biotechnologie ImClone Systems, rejetée il y a une semaine par l'actionnaire de référence, Carl Icahn Notre conseil Achat maintenu |
C. C. |
Copyright © La Vie Financière. Tous droits réservés. |
Toutes les archives /
Retour




