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| La Vie Financière N°3237 / Vendredi 22 Juin 2007 / Catégorie : Bourse |
LDC |
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Les vieux démons de la grippe aviaire appartiennent à l'histoire ancienne. Malgré les menaces du virus H5N1 qui ont pesé sur la consommation de volaille pendant la première partie de son exercice 2006-2007 (clos le 28 février), LDC a bien résisté. Mieux, les dirigeants, rassurés par l'amélioration de la visibilité, sont plutôt confiants pour 2007-2008. La stratégie de développement vers les produits élaborés et traiteurs (28 % du chiffre d'affaires total) porte ses fruits. Le groupe a pourtant quelques défis à relever. Le premier : la hausse du prix des matières premières. Mais l'appétit retrouvé des consommateurs, qui mangent même plus de volaille qu'avant la crise, devrait compenser sans trop de difficultés cette hausse d'ici à l'été (+ 4,5 % estimés). Autre défi, celui de la concurrence toujours vive des marques de distributeurs. LDC maintient des efforts de communication importants. Il réduit progressivement sa dépendance vis-à-vis de la grande distribution. Dans les deux ans à venir, celle-ci ne devrait plus représenter que 50 % des ventes (68,5 % en 2000), alors que la part de la restauration hors domicile continuera à croître (28,8 % des facturations en 2006-2007). LDC vient en outre d'ajouter des cordes à son arc, en rachetant deux concurrents spécialisés dans la caille et le pigeonneau (20 millions d'euros de chiffre d'affaires total). Il a par ailleurs repris en main la commercialisation de ses oeufs dans une nouvelle structure et a pris le contrôle de la société ufs landais. Sur un marché français qui représente 740 millions d'euros, le numéro un de la volaille labellisée, qui ne détient que 0,9 % de part de marché, compte s'appuyer sur sa notoriété pour s'imposer. A l'horizon 2009, ils vise un résultat opérationnel supérieur à 3 millions, pour 50 millions de facturations. A l'international, les restructurations menées en Espagne en 2006 n'ont pas permis de relancer la machine. Une décision sera prise d'ici à décembre, qui passera soit par un projet plus ambitieux pour l'usine de Saiz, dans la banlieue de Madrid, soit par sa fermeture. LDC n'entend pas quitter ce marché. Une acquisition n'est donc pas exclue. Avec une trésorerie nette de 100 millions d'euros, le groupe a les moyens de ses ambitions. Dans un premier temps, ces projets devraient le conduire à dégager pour l'exercice 2007-2008 un résultat opérationnel courant d'au moins 71 millions, contre 60,9 millions un an plus tôt. LDC, qui a prouvé sa capacité de résistance en temps de crise, se donne les moyens de rebondir Conseil : A moins de 14 fois les estimations de bénéfices par action 2007-2008, la valorisation reste raisonnable pour un groupe qui a un bon potentiel de croissance à moyen terme. Acheter |
P. DF. |
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