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Un optimisme qui ne se dément pas
La Vie Financière N°3144 / Vendredi 09 Septembre 2005 / Catégorie : Tendance

Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes : les prix du pétrole se détendent... et le cours de Total monte ! Cela a suffi au CAC 40 pour se rapprocher de 4 500 points. Le rebond des actions françaises a aussi été soutenu par des volumes de transactions appréciables (4,4 milliards d'euros en moyenne par séance) et facilité par la bonne tenue de Wall Street, où le regain de confiance des opérateurs a permis à l'indice S&P 500, très suivi par les professionnels de la gestion, de s'adjuger un peu plus de 2 % en cinq séances. Pourquoi, à première vue, en aurait-il été autrement ? La remise en production rapide de plusieurs raffineries dans le sud des Etats-Unis après le passage de l'ouragan Katrina et le repli concomitant des prix du brut vers 64 dollars le baril sont évidemment de nature à détendre l'atmosphère sur les places financières.

Tout comme le nouveau débat ouvert autour de la politique monétaire de la Réserve fédérale : l'anticipation d'un énième relèvement de 0,25 point des taux de la Fed, le 20 septembre, lors de son prochain comité de politique monétaire, ne fait plus l'unanimité. Une pause éventuelle, qui soulagerait les investisseurs, reste cependant loin d'être acquise. Car si la pression politique en faveur d'un statu quo temporaire est croissante outre-Atlantique, la zone géographique touchée par Katrina ne représente toutefois que 3 % du PIB américain, selon les experts d'Aurel Leven. Quant à l'amélioration moindre de la productivité au deuxième trimestre aux Etats-Unis (+ 1,8 %, contre 2 % attendus), elle pourrait présager l'apparition de quelques tensions inflationnistes au niveau des salaires, ce que ne saurait ignorer Alan Greenspan.

Bref, les jeux ne sont pas faits et la visibilité en Bourse est assez faible à court terme. D'ailleurs, en jugeant toujours les actions comme la classe d'actifs la plus attrayante, Matthieu Grouès, directeur de la stratégie et de l'allocation d'actifs chez Lazard Frères Gestion, choisit de diminuer légèrement la surpondération des actions de la zone euro pour matérialiser une partie de leur très bonne performance depuis le début de l'année. Et de préciser : « Nous nous réservons ainsi la possibilité de renforcer de nouveau la surexposition en cas de correction du marché si le maintien du pétrole à des prix extrêmes venait à provoquer un ralentissement. »

Mais, pour l'heure, le marché privilégie les nouvelles en provenance directe des sociétés. Or, si les dernières performances financières présentées par L'Oréal (voir page 22) et Atos, par exemple, n'ont pas été à la hauteur des attentes des investisseurs, force est de reconnaître que celles du Crédit agricole (page 20), d'Air liquide (page 22), d'Axa (page 18) ou encore d'Air France (page 24), ont réservé au marché de divines surprises. De même, le point de Total sur son activité à mi-année a souligné le retard de la valeur sur son marché. A cette occasion, la direction a aussi annoncé le versement d'un acompte sur dividende dès novembre et proposera à la prochaine assemblée générale, en 2006, une division par 2 ou par 4 du nominal de l'action. A ces bonnes nouvelles s'ajoutent le discours engageant que nous a tenu Neopost (page 36), les prémices d'une amélioration observée chez Carrefour (page 26), ce qui conduit d'ailleurs l'analyste de Morgan Stanley à réitérer son conseil de surpondérer la valeur avec un objectif de 45 euros, et la multiplication des relèvements d'opinion de la part des bureaux d'études. Essilor, entre autres, a ainsi profité d'une recommandation favorable de SG Securities, avant même la présentation, jeudi, de ses résultats semestriels. Enfin, les opérations financières ne tarissent pas, le secteur de l'énergie ayant été placé sous les feux de la rampe avec les premières indications sur l'entrée en Bourse d'EDF et le projet d'OPA, en Espagne, de Gas Natural sur Endesa, dont le cours de GDF profite bien.

Pour une fois, le marché a réagi en tous points de manière logique. Reste que « les conséquences de la crise majeure que traverse La Nouvelle-Orléans et l'envolée du prix de l'essence aux Etats-Unis augmentent les inquiétudes concernant la croissance économique de la fin d'année. Et pourtant, le marché semble l'ignorer. Les répercussions de la reconstruction de la région touchée sur l'inflation sont également sous-estimées », prévient Jeffrey D. Saut chez Raymond James. A suivre...


LES 5 PLUS FORTES HAUSSES

CRÉDIT AGRICOLE + 9,9 %

ALCATEL + 7,6 %

GROUPE DANONE + 6,9 %

AIR LIQUIDE + 5,5 %

PERNOD RICARD + 4,8 %

LES 5 PLUS FORTES BAISSES

SANOFI-AVENTIS - 2,2 %

FRANCE TÉLÉCOM - 1 %

ACCOR - 1 %

TF1 - 0,6 %

VINCI - 0,3 %

PASCAL CHEVOLOT
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.75€  (+19.39%) 2.1€
+19.39%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 19.33€  (+8.39%) 20.59€
+8.39%
SEQUANA SEQUANA : 4.88€  (+5.23%) 5.03€
+5.23%
BOURBON BOURBON : 20.60€  (+5.06%) 21.9€
+5.06%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 5.60€  (+4.55%) 5.86€
+4.55%
TRIGANO 4.76€
-7.75%
IMERYS 33.38€
-5.87%
ALTEN 14.02€
-5.46%
VICAT 36.99€
-5.32%
GENERAL ELECTRIC 11.5€
-5.19%