Archives
| Un nouveau départ pour PPR |
| La Vie Financière N°3120 / Vendredi 25 Mars 2005 / Catégorie : Actualité |
|
Serge Weinberg vient comme prévu de transmettre la présidence du groupe à François-Henri Pinault. Pour la dixième et dernière fois, le PDG a donc commenté les comptes annuels de PPR, recentrés sur le luxe et les activités grand public. Des comptes qui n'ont pas été simples à décrypter, en raison des mouvements intervenus l'an passé, dont la cession de 73,45 % de Rexel et le rachat des minoritaires de Gucci (intégré en quatorze mois dans les comptes). Pour 24,2 milliards d'euros de ventes (- 0,6 %), le résultat net de PPR a progressé de 45,9 % (940,6 millions d'euros), gonflé par 418 millions d'euros d'éléments exceptionnels liés aux cessions d'actifs. Pas de surprise côté exploitation, où la marge a augmenté de 0,7 point, à 6,1 %, essentiellement grâce au pôle luxe, dont le résultat opérationnel a bondi de 80,4 %. En cours de redressement, cette branche génère désormais 27 % des bénéfices d'exploitation de PPR et constitue son principal levier de croissance bénéficiaire. Elément encourageant : la poursuite des bonnes performances de Gucci, avec une hausse de 15,1 % des ventes pour les deux premiers mois de 2005. Côté grand public, la progression du bénéfice opérationnel (73 % du total) est nettement inférieure (+ 6,4 %), mais la rentabilité s'est améliorée au second semestre et toutes les enseignes (Fnac, Conforama) ont vu leurs parts de marché progresser. Par ailleurs, la dette nette de PPR a été ramenée de 98 à 80 % des fonds propres, laissant augurer un relèvement de la notation en 2005. Place, désormais, à la croissance interne, qui passe principalement par le développement à l'international tant pour Gucci que pour les enseignes grand public. Conseil : Conserver. Le dividende augmente de 5 %, à 2,52 euros |
Elisabeth Watripon |
Copyright © La Vie Financière. Tous droits réservés. |
Toutes les archives /
Retour





