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Un modèle sérieux et rentable
La Vie Financière N°2985 / Vendredi 23 Aout 2002 / Catégorie : Actions

La société spécialisée dans les logiciels à destination des établissements financiers continue d'allier croissance, rentabilité et visibilité.
 
LINEDATA
 

Durant l'été, l'activité économique ne tourne pas au ralenti pour tout le monde. « Pour Linedata Services, beaucoup de négociations commerciales trouvent leur aboutissement pendant la période estivale », explique le PDG de cet éditeur de logiciels financiers, Anvaraly Jiva. Des efforts nécessaires dans la mesure où Linedata s'est fixé comme objectif une progression de 20 % de ses revenus en 2002 et 2003, soit respectivement 95 et 114 millions d'euros. « La croissance de notre bénéfice sera au moins équivalente » indique son directeur financier, Pascal Xatart.

Fort d'un modèle fondé sur le développement de contrats de services (en particulier de maintenance informatique) accompagnant la location des logiciels, Linedata bénéficie d'une excellente visibilité : 65 % de ses revenus sont récurrents grâce à des contrats d'une durée de trois à cinq ans. Un modèle qui a prouvé son efficacité en permettant une amélioration constante de la marge d'exploitation ces dernières années, la direction se fixant un objectif de 19 % à moyen terme, contre 14,7 % en 2001.

Les prévisions de croissance n'en sont pas moins ambitieuses compte tenu des coupes pratiquées par les entreprises dans leur budget informatique. D'autant que, avec une moitié de son activité réalisée dans les systèmes de gestion de portefeuilles et un quart dans l'épargne salariale, les clients traditionnels de Linedata sont des établissements financiers. Or ceux-ci sont en petite forme en raison de la chute de leurs revenus. « Les prévisions de Linedata sont crédibles, ses produits conférant un avantage concurrentiel à ses clients, notamment en termes de coût », estime Danièle Serruya, responsable des valeurs moyennes au sein de la maison de gestion britannique Schroders.

La compétence de Linedata dans ces domaines est reconnue, comme le prouve la signature d'un contrat avec UBS pour les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Japon. « Sinon, pourquoi la première banque suisse aurait-elle conclu un tel contrat avec une PME ? » poursuit Danièle Serruya, dont le fonds détient plus de 5 % du capital de l'éditeur. La dépendance à l'égard des établissements financiers s'atténue, par ailleurs, grâce à la diversification de Linedata dans les systèmes de gestion des crédits spécialisés (25 % des ventes). L'éditeur a ainsi conclu un contrat recouvrant dix-huit pays européens avec PSA Peugeot Citroën. « Nous négocions deux autres contrats internationaux de même taille tant la demande est forte dans ce domaine », précise Anvaraly Jiva.

La concentration à l'oeuvre dans le secteur est un autre levier de croissance. Plusieurs grands groupes étudieraient la mise en vente de leur filiale spécialisée dans le domaine de compétence de Linedata. Présent aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en position dominante en France, une acquisition en Allemagne compléterait idéalement son implantation. « Cet été a été une période d'autant plus propice aux discussions qu'il y a beaucoup de petites sociétés à vendre, confirme Anvaraly Jiva. Mais nous prenons notre temps : nous n'achèterons pas n'importe quoi. »

D'ailleurs, la situation financière de la société (22,5 millions de dettes, soit 49 % des fonds propres) ne lui permet plus de financer des acquisitions importantes. Ainsi Danièle Serruya estime-t-elle plus probable une petite acquisition payée en cash. L'environnement boursier actuel rendrait en effet difficile une augmentation de capital. En cas d'opportunité, la direction n'écarte toutefois pas l'hypothèse d'un paiement en titres. Nul doute que les principaux actionnaires de Linedata - le management, avec 38,4 % du capital, et Axa Private Equity, avec 14 % - veillent à la qualité de l'affaire visée.



Conseil : ACHETER sur repli vers 15 euros, par prudence, compte tenu de la valorisation qui reste élevée dans le marché actuel. A ce prix, la société se paie encore 27 fois ses profits estimés pour l'année 2002
OLIVIER VILAIN
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.75€  (+19.39%) 2.1€
+19.39%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 19.33€  (+8.39%) 20.59€
+8.39%
SEQUANA SEQUANA : 4.88€  (+5.23%) 5.03€
+5.23%
BOURBON BOURBON : 20.60€  (+5.06%) 21.9€
+5.06%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 5.60€  (+4.55%) 5.86€
+4.55%
TRIGANO 4.76€
-7.75%
IMERYS 33.38€
-5.87%
ALTEN 14.02€
-5.46%
VICAT 36.99€
-5.32%
GENERAL ELECTRIC 11.5€
-5.19%