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Un leader boudé par le marché
La Vie Financière N°3227 / Vendredi 13 Avril 2007 / Catégorie : Bourse
TF1
 

M6 qui rit, TF1 qui pleure ! Le parcours boursier récent des frères ennemis de la télévision commerciale diverge singulièrement. Le premier a vu son cours progresser de 4 % depuis début janvier, quand le second a plongé de plus de 8 %. Pourtant, le marché de la publicité télévisée se porte bien, et la première chaîne, qui fête cette année le vingtième anniversaire de sa privatisation, en reste la première bénéficiaire. D'après l'institut Yacast, les recettes brutes des six chaînes de l'univers hertzien ont progressé de 4,5 %, à 1,34 milliard d'euros, au premier trimestre 2007, notamment grâce à l'arrivée des annonceurs de la grande distribution. Certes, M6 a fait mieux, avec une part de marché de 24,3 % au cours de la même période, contre 22,6 % un an plus tôt, mais cette progression s'est surtout faite au détriment des chaînes publiques, TF1 maintenant sa part du gâteau au-dessus de 54 %. Et la Une reste la seule chaîne capable de réunir régulièrement - 59 fois au cours du premier trimestre - plus de 8 millions de téléspectateurs devant leur petit écran. Elle résiste mieux que ses consoeurs à l'inévitable fragmentation de l'audience, conséquence de l'émergence de la télévision numérique terrestre (TNT). A l'horizon 2011, chaque Français accédera ainsi à 18 chaînes gratuites. TF1 ne sera pas absent de ce nouvel eldorado et, pour y défendre ses positions, la chaîne vient de prendre une participation de 33,5 % dans Groupe AB, qui détient NT1, et 40 % de TMC, deux chaînes de la TNT.

Les piètres performances boursières du groupe, dirigé pour quelques semaines encore par Patrick Le Lay, reflètent la crainte que TF1 n'atteigne que le bas de la fourchette de ses prévisions 2007 (6 à 8 % de croissance attendue des revenus publicitaires de son antenne). Même dans ce cas, l'analyste de JP Morgan estime la valorisation intrinsèque du titre à 34 euros, soit un potentiel de 35 % au cours actuel. Il table sur un chiffre d'affaires en hausse de 6 % en 2007, à 2,81 milliards d'euros, et, surtout, sur un rebond de 42 % du résultat d'exploitation courant, à 428 millions (la rentabilité avait pâti en 2006 du coût hors normes de la Coupe du monde de football). A plus long terme, Nonce Paolini, successeur désigné de Patrick Le Lay à la direction générale, devra assurer la mutation du groupe vers les nouveaux médias, parmi lesquels l'inévitable Internet



Conseil : La faiblesse boursière incite à l'achat. A 15 fois les bénéfices 2008, la valorisation n'est pas bradée, mais se justifie par la dynamique de hausse des marges d'exploitation, qui devraient approcher 20 % en 2009, contre 14 % en 2005
E. S.
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.75€  (+19.39%) 2.1€
+19.39%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 19.33€  (+8.39%) 20.59€
+8.39%
SEQUANA SEQUANA : 4.88€  (+5.23%) 5.03€
+5.23%
BOURBON BOURBON : 20.60€  (+5.06%) 21.9€
+5.06%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 5.60€  (+4.55%) 5.86€
+4.55%
TRIGANO 4.76€
-7.75%
IMERYS 33.38€
-5.87%
ALTEN 14.02€
-5.46%
VICAT 36.99€
-5.32%
GENERAL ELECTRIC 11.5€
-5.19%