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| Un intérêt pour Telecom Italia |
| La Vie Financière N°3228 / Vendredi 20 Avril 2007 / Catégorie : Bourse |
France Télécom |
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Dans ce début d'année chargé de rumeurs de fusions-acquisitions et de rapprochements, le secteur des opérateurs télécoms n'est pas en reste, comme l'attestent les grands mouvements autour de Telecom Italia. Même France Télécom, qui s'interdisait jusqu'ici toute opération d'envergure, s'y intéresserait. Selon la presse britannique et italienne, l'ancien monopole français des télécommunications aurait mandaté la banque Morgan Stanley pour étudier une acquisition potentielle d'Olimpia, holding qui, à travers le groupe Pirelli, contrôle 18 % du capital de Telecom Italia. France Télécom s'est pour sa part abstenu de tout commentaire. Pourtant, ce dossier n'est pas aussi séduisant qu'il y paraît. Certes, un grand nombre d'acteurs semblent s'y intéresser : les mexicains América Móvil et Telmex, Deutsche Telekom, Telefónica et Roberto Colaninno (président de Piaggio), allié à Mediaset de Silvio Berlusconi et à la famille Benetton. Mais les incertitudes réglementaires qui pèsent sur ce dossier (dont la séparation du réseau de téléphonie fixe du reste des activités) ne sont pas à négliger : elles ont déjà conduit quelques acheteurs potentiels à jeter l'éponge, comme AT&T, mais aussi Rupert Murdoch. Ces incertitudes rendent encore moins justifiée la prime de 20 % demandée par Pirelli : ce dernier est vendeur à 2,82 euros, alors que le titre se traîne à 2,35 euros. Telecom Italia a réalisé un chiffre d'affaires de 31,3 milliards d'euros en 2006, en hausse de 4,5 %, pour un résultat net de 3 milliards d'euros, en recul de 6,7 %. Il se paie actuellement 15,4 fois ses bénéfices 2006 et 18,4 fois ses résultats 2007, ce qui en fait l'un des opérateurs historiques les plus chers du Vieux Continent. Alors, pourquoi s'intéresser à pareil dossier ? L'intérêt de France Télécom ne semble pas être prioritairement capitalistique. Telecom Italia a déjà indiqué qu'il discutait de partenariats industriels avec de grands opérateurs européens comme France Télécom, Telefónica et Deutsche Telekom. L'arrivée à la tête de l'opérateur italien de Pasquale Pistorio est peut-être un signe du destin : c'est l'ancien président de STMicroelectronics, dont l'un des deux actionnaires de référence était France Télécom. Enfin, ainsi qu'il l'a réaffirmé au cours de la présentation de ses résultats annuels, le groupe privilégie les investissements dans les pays en voie de développement, comme le prouvent ses opérations récentes en Afrique et au Moyen-Orient Conseil : Nous pensons que France Télécom est vacciné contre le risque de surpayer une acquisition. Renforcer la position au-dessous de 20 euros |
T. Z. |
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