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Un espoir trop fragile
La Vie Financière N°3154 / Vendredi 18 Novembre 2005 / Catégorie : Bourse
VET'AFFAIRES
 

La communauté financière s'était déplacée en masse le 15 novembre chez Vet'Affaires. La situation est grave. Le chiffre d'affaires de l'enseigne de vêtements à petits prix recule à fin septembre de 3 % et, surtout, de 18 % hors prise en compte des huit ouvertures de magasins. Un problème qui dure depuis depuis deux ans. La clientèle déserte les rayons et le prix moyen des articles continue de baisser. Or, en octobre, la chute s'est accélérée (- 30 % à structure constante), le groupe ayant en outre été pénalisé par une météo clémente, défavorable aux achats d'hiver.

Mais Vet'Affaires persiste : le groupe dégagera pour l'année un bénéfice estimé à 2 millions d'euros, après une perte de 0,06 million au premier semestre. Pour mémoire, en 2004, le résultat net avait atteint 13,6 millions d'euros. La direction envisage une baisse de 6 % du chiffre d'affaires, à 108 millions. En revanche, la situation financière reste maîtrisée, avec une dette nette estimée à fin 2005 à 42 % des fonds propres.

Mais Vet'Affaires doit impérativement relancer ses ventes. Or, à propos de la nouvelle stratégie à adopter, les fondateurs, les frères Lesguer, sont en dés- accord. Patrice, ex-président, a été débarqué au profit de Rémy. Mais le premier prendra finalement la tête du futur conseil de surveillance. La hache de guerre semble donc enterrée... L'urgence est en effet à la remise à plat du modèle. Le diagnostic est clair : les clients achètent trop peu et les prix des articles sont trop faibles. A cela s'ajoutent parfois des problèmes de qualité des produits et une offre inadaptée.

Les chantiers sont multiples. Les premières mesures, qui seront rapidement prises, concerneront l'organisation des magasins. Le premier objectif est de stopper l'érosion des ventes à surface constante d'ici à juin 2006 et de préserver une marge d'exploitation voisine de 5 %. Ce qui passera par une baisse des charges, le groupe estimant avoir atteint un plafond de marge brute. Ces objectifs ne vont pas transformer dans les six mois le profil de l'entreprise. L'action risque de stagner, d'autant que l'arrivée d'un éventuel investisseur, évoquée il y a peu par la direction, pourrait se faire attendre. Si les dirigeants actionnaires (le pacte liant les membres de la famille Lesguer a été dissous mais ils détiennent 54 % du capital) sont a priori favorables à une cession, le cours actuel ne les satisfait pas



Conseil : Vendre, même à perte, vers 28 euros. Nous ne voyons pas de catalyseur susceptible de faire remonter le cours dans les prochains mois
A. C.
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.75€  (+19.39%) 2.1€
+19.39%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 19.33€  (+8.39%) 20.59€
+8.39%
SEQUANA SEQUANA : 4.88€  (+5.23%) 5.03€
+5.23%
BOURBON BOURBON : 20.60€  (+5.06%) 21.9€
+5.06%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 5.60€  (+4.55%) 5.86€
+4.55%
TRIGANO 4.76€
-7.75%
IMERYS 33.38€
-5.87%
ALTEN 14.02€
-5.46%
VICAT 36.99€
-5.32%
GENERAL ELECTRIC 11.5€
-5.19%