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| Un entretien avec Robert Brunck, PDG de la Compagnie générale de Géophysique.... |
| La Vie Financière N°2896 / Samedi 09 Décembre 2000 / Catégorie : |
Le président de la Compagnie générale de géophysique n'exclut pas des alliances. C'est ce que pensent aussi la Bourse et les analystes financiersâ qui recommandent l'action à l'achat. Mais le groupe reste très dépendant de la reprise des investissements des pétroliers dans le domaine de la recherche et du prix du baril. |
VALEURS FRANÇAISES |
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Le grand public connaît mal les activités de votre entreprise. D'ailleurs, vous ne faites pas beaucoup d'efforts pour les lui expliquer. Comment comptez-vous remédier à ce déficit ? . C'est vrai, nous avons un déficit de communication vis-à-vis des actionnaires individuels, même si nous avons toujours informé régulièrement et précisément la communauté financière. Ce qu'elle reconnaît d'ailleurs. Nos métiers sont assez complexes, mais je crois qu'une image les rend parfaitement compréhensibles par tout le monde : nous sommes à la recherche pétrolière ce que l'imagerie médicale est à la médecine. Nous intervenons, grâce à du matériel très moderne, afin de visualiser la vie des champs et des puits pétroliers, en mer ou sur terre, fournissant ainsi aux exploitants toutes les informations leur permettant de travailler. Avec le rachat à Aker Maritime de deux navires et à Louis-Dreyfus Armateurs de sa participation de 40 % dans CGG Marine, vous venez de réaliser deux grosses opérations financières. Comment les financez-vous ? . Certes, ce sont deux opérations financières importantes, mais ce sont aussi deux opérations stratégiques nous permettant, pour la première, de moderniser et d'enrichir notre flotte, qui passe à six navires, et, pour la seconde, de renforcer notre contrôle stratégique et de simplifier notre management opérationnel. L'acquisition auprès d'Aker Maritime s'élève à 118 millions de dollars, payés essentiellement en titres. Aker entrant dans le capital de CGG à hauteur d'environ 12 à 15 %. Ce qui représente quelque 93 millions de dollars. Les 25 millions de dollars restants sont payés en cash. En ce qui concerne le rachat de la participation de 40 % de Louis-Dreyfus Armateurs dans notre activité marine, évaluée à 24,2 millions de dollars (122 millions de francs), la transaction s'effectue en titres dans une fourchette de 60 à 85 euros pièce. La part de Louis-Dreyfus Armateurs sera d'environ 3 à 4 % du capital de CGG. Nous déboursons donc relati-vement peu en cash et l'emprunt obligataire de 170 millions de dollars que nous venons de souscrire prévoyait la partie cash du rachat d'Aker. Je vous rappelle que, à la fin juin, nous disposions de 253 millions d'euros de fonds propres. Bien que la communauté financière salue la nette amélioration des ratios de votre entreprise, vous perdez encore de l'argent. A quand le retour aux profits ? . C'est vrai que, lors du dernier exercice, nous avons affiché une perte de 66,4 millions d'euros et qu'au premier semestre 2000 nous sommes encore dans le rouge. Mais nous serons en situation positive au second semestre et dégagerons de réels profits dès l'exercice 2001. Avec un peu plus de 60 % de flottant (58 % à Paris et 3 % au New York Stock Exchange) et un cours de Bourse jugé encore faible, ne craignez-vous pas d'être un jour la proie d'un raider ? . Non, car il n'y a pas beaucoup d'intervenants dans le monde sur notre secteur et nous sommes sans doute parmi les tout premiers. Je souligne que le cours de notre action s'est quand même apprécié de près de 33 % depuis le début de l'année. Tout le monde ne peut en dire autant ! Cela dit, s'il se présentait un mouvement intelligent qui créait de la valeur pour les actionnaires, nous n'y renoncerions pas. Nous sommes dans une stratégie de renforcement et si quelqu'un a envie de faire quelque chose avec nous, nous sommes ouverts. Comment envisagez-vous l'évolution du secteur pétrolier ? . D'abord, j'insiste sur le fait que notre métier est aujourd'hui pratiquement totalement décorrélé du prix du brut tant que celui-ci reste au-dessus du seuil de 15 dollars le baril. Je constate aussi que les pétroliers ont dégagé en 2000 une capacité de financement record. Il faudra bien qu'après les fusions et restructurations ils reprennent leur travail de recherche et d'investissement. Il me semble que, dès l'année prochaine, le redémarrage sera inéluctable. Si l'Opep continue sur la voie de la discipline et si les pétroliers redémarrent leurs investissements, le prix du baril pourrait se situer entre 20 et 25 dollars. C'est le prix que beaucoup d'analystes prévoient. Personnellement, j'adhère à cette vision des choses. Nous serions donc bien au-dessus de 15 dollars le baril . Un signal fort Le 9 novembre, CGG cotait 76 euros, le 5 décembre 69 euros : le titre apparaît comme une des meilleures opportunités d'achat actuelles. D'autant qu'aux fondamentaux en retournement s'ajoute un aspect spéculatif. Acheter |
Gérard Négréanu |
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