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Un entretien avec Henri Lagarde, Président de Royal Canin. « Une marge au moins...
La Vie Financière N°2884 / Samedi 16 Septembre 2000 / Catégorie :

Dans l'entretien accordé à La VF, Henri Lagarde ne cache pas que le principal actionnaire de Royal Canin, la BNP, n'envisage une cession qu'à un prix élevé.
 
VALEURS FRANÇAISES
 
  La marge d'exploitation de Royal Canin est stable au premier semestre, après avoir fortement progressé ces dernières années (15,2 % en 1999 contre 8,4 % en 1996). En sera-t-il de même sur l'ensemble de l'année ?  . Cette stabilité du taux de marge est obtenue dans un contexte légèrement haussier du prix des matières premières et en dépit d'importants investissements commerciaux (échantillons gratuits, renforcement des équipes, publicité). Cette politique se traduit par une hausse de 19 % du chiffre d'affaires, à 203 millions d'euros, et un développement de nos parts de marché. La progression du bénéfice opérationnel, à 26,4 millions, est comparable à celle du chiffre d'affaires. Sur l'exercice 2000, la marge opérationnelle sera stable, voire meilleure qu'en 1999.  Et le résultat net ?  . Sur les six premiers mois de l'exercice, le bénéfice net est en hausse de 23,8 %, à 12,2 millions d'euros. Sur le moyen terme, le rythme de croissance moyen annuel du résultat net devrait être de l'ordre de 20 %. La progression du bénéfice net a été de 37,8 % en 1999, 22,5 % en 1998, 49,9 % en 1997 et 25,2 % en 1996, et la rentabilité nette des fonds propres est excellente : 28,7 % l'an dernier.  Votre marché, celui des aliments secs (croquettes), est-il toujours en croissance ?  . Nous avons encore un énorme potentiel de croissance. Car nous vendons des aliments à haute valeur ajoutée, essentiellement dans la distribution spécialisée (grandes jardineries, animaleries, libres-services agricoles...) et auprès des éleveurs et des vétérinaires. L'aliment sec n'est pas plus cher au kilo que l'aliment humide. Mais, comme il contient moins de 10 % d'eau, contre plus de 80 % pour l'aliment humide, il est nettement plus économique. Le marché de l'humide ne subsiste guère qu'en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne. Mais la croissance est du côté de l'aliment sec nutritionnel. En France, en 1999, le sec pour chiens a progressé de 4,2 %, tandis que l'humide a reculé de 5,5 % (en volume). Au Royaume-Uni, un mouvement analogue se dessine. Or, avec l'acquisition de James Wellbeloved, le numéro trois britannique de l'aliment nutritionnel, nous accédons à un réseau de 3 500 points de vente spécialisés, situé dans le premier marché européen du petfood (15,5 milliards de francs, soit 30 % de plus qu'en France).  La part des seuls produits « nutritionnels », c'est-à-dire haut de gamme et à forte marge, continuera-t-elle de progresser fortement ?  . Les aliments nutritionnels n'existent pas sous forme humide. Ils bénéficient de l'importance grandissante accordée à la santé et à la longévité des chiens et des chats. L'an dernier, en France, ils ont progressé de 9 % en volume pour le chien et de 16 % pour le chat. A terme, ils représenteront 80 à 90 % de notre chiffre d'affaires, contre seulement 1 % en 1990. Au premier semestre 2000, cette proportion a déjà dépassé 55 %, contre 49 % en 1999. Nos produits pour chats, nutritionnels à 100 %, ont vu leur chiffre d'affaires progresser de 42 % l'an dernier, et ce rythme est supérieur à 62 % sur les six premiers mois 2000, ce qui représente une formidable accélération. Le chat représentait au premier semestre 18 % des ventes du groupe, contre 1,7 % en 1994. Les synergies avec les produits pour chiens sont en outre importantes, car ils sont produits par les mêmes usines et passent par les mêmes circuits de distribution.  Que pensez-vous des rumeurs récurrentes de cession du contrôle par Paribas (désormais intégré au groupe BNP), qui détient encore 56,4 % du capital après avoir déjà cédé des titres à 29,12 euros en mars 1997 puis à 55,64 euros en avril 1998 ?  . Plusieurs propositions de rachat jugées insuffisantes - à juste titre - ont été rejetées ces dernières années. Mais il a toujours été dans la stratégie de Paribas Affaires Industrielles (PAI) de faire « tourner » son portefeuille de participations industrielles, et Royal Canin est contrôlé par Paribas depuis 1990. Toute cession totale ou partielle de cette participation reste de la seule décision de BNP-PAI, qui est un actionnaire avisé et qui joue un rôle très positif dans le développement de Royal Canin.      Très beau parcours      Paribas peut vendre ou accepter d'être dilué dans le cadre d'une acquisition payée en actions si elle crée de la valeur. Sur cinq concurrents, tous américains, seul Nutro est à capitaux familiaux.  Acheter vers 105 euros avec un objectif de 130 euros à moyen terme


Jean-Luc Champetier
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.75€  (+19.39%) 2.1€
+19.39%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 19.33€  (+8.39%) 20.59€
+8.39%
SEQUANA SEQUANA : 4.88€  (+5.23%) 5.03€
+5.23%
BOURBON BOURBON : 20.60€  (+5.06%) 21.9€
+5.06%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 5.60€  (+4.55%) 5.86€
+4.55%
TRIGANO 4.76€
-7.75%
IMERYS 33.38€
-5.87%
ALTEN 14.02€
-5.46%
VICAT 36.99€
-5.32%
GENERAL ELECTRIC 11.5€
-5.19%