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Un entretien avec Gérard Chancereul, Président du directoire de LDC. « Notre...
La Vie Financière N°2886 / Samedi 30 Septembre 2000 / Catégorie :

LDC, producteur de volailles et de produits alimentaires dérivés, a vu son cours s'effondrer ces deux dernières années. Une sanction qui n'est plus justifiée.
 
VALEURS FRANÇAISES
 
  Vous avez annoncé en juin dernier un résultat net en baisse de 10 %, à 24 millions d'euros, pour votre exercice clos fin février 2000. Quelle croissance des bénéfices estimez-vous pouvoir dégager ces prochaines années ?   Nous avons démontré depuis vingt-cinq ans notre capacité à dégager des bénéfices croissants, l'exercice écoulé mis à part. Notre prudence nous conduit toutefois à ne pas formuler de prévisions à plusieurs années. Pour l'exercice en cours, le bénéfice net après amortissement des survaleurs devrait croître de 8 à 10 % au moins.  Vous commercialisez vos gammes de produits (2 500 références) à 80 % via la grande distribution. N'est-ce pas un facteur de contraction des marges ?  . Les négociations avec nos partenaires et clients de la grande distribution sont difficiles, mais notre capacité d'innovation et l'évolution de nos productions vers le haut de gamme (volailles label) et les produits élaborés (panés, confits, jambon) nous permettent de préserver nos marges. Nos filiales ATI (produits asiatiques et pizzas) et La Toque angevine (pizzas fraîches) ont été pénalisées par un déréférencement de produits en 1999, ce qui a pesé sur la rentabilité du groupe. Les choses seront rentrées dans l'ordre en 2001. Ces deux filiales retrouvant alors leur équilibre d'exploitation.  Vous vous êtes implanté en Chine en 1998. Les filiales locales sont toujours déficitaires. Pour quand prévoyez-vous l'équilibre d'exploitation ?  . Nous nous sommes lancés en Chine sur les produits élaborés (via une filiale à 65 %). Bâtir un fonds de commerce en partant de rien dans une zone émergente est long et difficile. Mais l'équilibre d'exploitation sera atteint au plus tard en 2002.  Le 1er juin, vous avez acheté Drosed, premier volailler polonais, sur la base de 22 fois les bénéfices 1999. N'est-ce pas trop cher payé ?  . Drosed est un groupe rentable, en croissance, et son outil industriel est le plus moderne de Pologne. Nous avons payé un juste prix pour acquérir un leader sur son marché. De plus, cette acquisition nous permet de suivre nos grands clients en Pologne. Enfin, cette acquisition aura un effet positif sur le bénéfice par action dès l'exercice prochain.  Etudiez-vous de nouvelles opérations de croissance externe ?  . En moins d'un an, nous avons acheté Barou, EPC et Drosed. Notre priorité consiste à les intégrer et à améliorer leur profitabilité. Nous nous sommes toutefois portés acquéreurs d'une partie des actifs du groupe Bourgoin, en dépôt de bilan. Le tribunal de commerce de Sens rendra sa décision le 6 octobre.  On a longtemps reproché à LDC sa trésorerie pléthorique (71 millions d'euros à la fin de l'exercice écoulé), dont la faible rémunération pesait sur la rentabilité des fonds propres du groupe. Compte tenu des acquisitions récentes et prévisibles, à combien se montera-t-elle en fin d'exercice ?  . Après ces opérations, la totalité de notre trésorerie aura été investie. Elle devrait être légèrement positive en fin d'exercice.  Quand estimez-vous retrouver un niveau de rentabilité des fonds propres supérieur à 20 % (16,5 % en 1999) ?  . Compte tenu du doublement de l'amortissement des survaleurs lié aux acquisitions récentes (à 6 millions d'euros), un horizon de trois ans paraît raisonnable.  Le cours de l'action LDC reflète-t-il la valeur du groupe ?  . Certainement pas. Nous pâtissons de notre image de valeur « poulet » et du désintérêt de la Bourse pour les entreprises agroalimentaires. La faible valorisation actuelle du groupe est d'autant moins justifiée que nos ressources sont aujourd'hui totalement investies et que nos bénéfices devraient progresser ces prochaines années.      Une action faiblement valorisée    La société LDC (Lambert Dodard Chancereul) présente des multiples de valorisation faibles (12,5 fois les résultats de l'exercice en cours, moins de 10 fois ceux du prochain) eu égard à la croissance bénéficiaire attendue. L'objectif de rentabilité des fonds propres de 20 % au terme de l'exercice 2003-2004 permet d'anticiper un taux de croissance annuel des résultats de 23 % au cours des trois prochaines années. Le marché pourrait toutefois attendre une première confirmation chiffrée de ces perspectives avant de s'emballer de nouveau.  Acheter à moins de 91 euros


Christophe Descamps
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.75€  (+19.39%) 2.1€
+19.39%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 19.33€  (+8.39%) 20.59€
+8.39%
SEQUANA SEQUANA : 4.88€  (+5.23%) 5.03€
+5.23%
BOURBON BOURBON : 20.60€  (+5.06%) 21.9€
+5.06%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 5.60€  (+4.55%) 5.86€
+4.55%
TRIGANO 4.76€
-7.75%
IMERYS 33.38€
-5.87%
ALTEN 14.02€
-5.46%
VICAT 36.99€
-5.32%
GENERAL ELECTRIC 11.5€
-5.19%