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Un entretien avec Arnaud Lagardère, Cogérant de Lagardère SCA. « A 110 euros en...
La Vie Financière N°2885 / Samedi 23 Septembre 2000 / Catégorie :

L'exercice 2000 devrait connaître une faible croissance des revenus mais un bond du résultat net dû aux plus-values sur Club Internet et Grolier Inc. La stratégie de recentrage sur les médias devrait payer dès l'an prochain.
 
VALEURS FRANÇAISES
 
  Vous publiez vos résultats semestriels le 28 septembre. Doit-on s'attendre à des surprises ?  . Non, nous serons dans le consensus qui prévoit une croissance à deux chiffres du résultat d'exploitation de Lagardère Médias. Il en ira de même sur l'ensemble de l'exercice, ce qui permettra une amélioration de notre marge opérationnelle, laquelle restera inférieure à 5 %, contre 3,9 % en 1999. Notre objectif est de gagner 1 ou 2 points de marge en trois ans. Pour cela, nous avons pris l'engagement d'accroître notre bénéfice d'exploitation de plus de 10 % par an en moyenne, en 2000, 2001 et 2002.  Comment comptez-vous améliorer votre croissance et votre rentabilité ?  . Nous voulons d'abord réaliser de la croissance interne avec le lancement de nouveaux magazines et de nouveaux titres dans l'édition grande diffusion. Ensuite, dès que se présenteront des opportunités dans l'une de nos activités, nous procéderons à des acquisitions. A condition que le contenu soit déclinable sur support numérique. Ce qui n'exclut pas la littérature générale avec l'e-book, par exemple. Ainsi, si l'une des grandes maisons d'édition indépendantes françaises était à vendre, nous nous y intéresserions. Nous souhaitons aussi développer notre activité de Web agency avec le Studio Grolier. Cela devrait se faire très rapidement par fusion avec une autre agence Web, si possible étrangère. L'amélioration de la rentabilité passera enfin par la cession d'actifs non stratégiques comme Giraudy ou Grolier Inc. par le passé, et comme l'imprimerie d'ici quelque temps.  Quels sont vos projets en matière de télévision ?  . Nous déposerons quatre projets de chaînes dans le cadre de l'ouverture du numérique hertzien qui interviendra fin 2001. Il ne s'agira pas de télévisions généralistes mais de chaînes thématiques. Nous proposerons ainsi une chaîne pour les 15 à 35 ans s'inspirant du concept de MCM et une pour la jeunesse s'inspirant de celui de Canal J, mais aussi une chaîne pour les femmes et une autre, plus people, s'appuyant respectivement sur les magazines Elle et Paris Match.  Combien cela coûtera-t-il et comment le financerez-vous ?  . Nous ne serons actionnaires de ces chaînes qu'à hauteur de 49 % comme le veut la loi. Donc, au maximum, la facture pour le groupe Lagardère s'établira à 400 millions de francs. Cette somme rentre bien sûr dans notre programme d'investissement annuel de 100 millions d'euros (660 millions de francs) dans le numérique. Quant au financement, il se fera par emprunt ou avec nos propres deniers. Car notre endettement net ne devrait représenter que 15 % de nos fonds propres à la fin de l'année.  Vous êtes présent dans la diffusion avec 34 % de CanalSatellite, dans l'accès à Internet avec 6,2 % de T-Online et dans les contenus. Ne courez-vous pas trop de lièvres à la fois ?  . Nous avons toujours dit que l'intégration verticale (NDLR : diffuseur plus producteur de contenus) n'était pas bonne. Notre priorité demeure donc les contenus et les marques. Mais nous devons sécuriser nos débouchés. Tel est le sens de nos participations dans T-Online et CanalSatellite. Dans le premier cas, nous avons signé un accord formel avec T-Online pour garantir un accès privilégié à nos contenus. Dans le second cas, Canal+ est actionnaire à 49 % de nos chaînes thématiques MCM, Canal J et la chaîne Météo. Ce qui garantit leur succès sur le bouquet numérique.  Justement, vous avez cédé Club Internet en échange d'une participation dans T-Online. A combien se monte votre plus-value ?  . La plus-value s'élève à 1 milliard d'euros, imposable au taux des plus-values à long terme, si nous conservons les titres T-Online au moins trois ans. Elle sera comptabilisée, sur l'exercice en cours, en résultat exceptionnel. De même que la cession de Grolier Inc., qui a dégagé une plus-value de l'ordre de 50 millions de dollars.  Votre titre souffre d'une décote d'environ 25 % due à son caractère de holding. Que comptez- vous faire pour la réduire ?  . Je ne pense pas que nous soyons considérés comme un holding. La décote s'explique plutôt par une mauvaise compréhension de notre stratégie dans les médias.  Pourquoi ne pas recentrer Lagardère uniquement sur les médias en vendant votre participation de 14,85 % dans EADS et Matra Automobiles ?  . Concernant EADS, nous nous sommes engagés auprès de l'Etat français à garder notre participation trois ans, et nous avons intérêt à le faire pour des raisons fiscales et industrielles. En revanche, nous examinons l'éventualité d'une cession ou d'une introduction en Bourse de Matra Automobiles en 2001.    Consolidation   Graphique  Acheter avec un objectif de cours de 90 euros 


Jean-Luc Champetier ; Pierre-Yves Lepeltier
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.75€  (+19.39%) 2.1€
+19.39%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 19.33€  (+8.39%) 20.59€
+8.39%
SEQUANA SEQUANA : 4.88€  (+5.23%) 5.03€
+5.23%
BOURBON BOURBON : 20.60€  (+5.06%) 21.9€
+5.06%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 5.60€  (+4.55%) 5.86€
+4.55%
TRIGANO 4.76€
-7.75%
IMERYS 33.38€
-5.87%
ALTEN 14.02€
-5.46%
VICAT 36.99€
-5.32%
GENERAL ELECTRIC 11.5€
-5.19%