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| Un dossier en béton |
| La Vie Financière N°3234 / Vendredi 01 Juin 2007 / Catégorie : Bourse |
Vicat |
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Le cimentier courtise la Bourse, et pour cause. L'allemand HeidelbergCement, qui détenait, depuis 1968, 35 % de son capital, a décidé de se désengager. Ainsi 4 % de cette participation seront acquis par la famille Merceron-Vicat qui possède déjà 53,9 % du capital, de 5,7 à 8 % par Vicat lui-même, le solde étant placé sur le marché à travers une offre réservée aux institutionnels et un placement auprès de particuliers. Le flottant du cimentier sera porté à 28 % à l'issue de cette opération qui a débuté le 30 mai et s'achèvera le 12 juin. De quoi donner au titre Vicat la liquidité qui lui faisait défaut ! L'offre est dite à prix ouvert, c'est-à-dire que le prix de cession des actions sera déterminé à l'issue du processus de construction du livre d'ordres, soit le 13 juin. Seule indication : le prix ne pourra pas excéder 102,66 euros, soit 12 % de plus que le cours moyen sur trois mois. A ce prix-là, Vicat est-il une bonne affaire ? Depuis trois ans, le chiffre d'affaires du cimentier a progressé de 13,4 % en moyenne par an, pour atteindre 2,08 milliards d'euros en 2006. Le tout avec un excédent brut d'exploitation qui s'est amélioré de 17,7 % par an en moyenne, portant sa marge à 27 %. Cette dernière devrait, selon la direction, encore croître alors que, dans le même temps, le groupe table de façon très prudente sur une hausse annuelle moyenne de 4 à 5 % de son chiffre d'affaires d'ici à 2011. Pour accroître sa rentabilité, la direction compte sur une réduction de ses coûts grâce à une baisse de 7 % en moyenne par an du coût d'exploitation des cimenteries, à la diminution du coût de l'énergie (augmentation de la part des combustibles secondaires...) et à des économies d'échelle liées à ses nouveaux fours. La situation financière de la société paraît en outre très solide. Ses dettes ne représentent que 15 % des fonds propres. Sa capacité d'autofinancement, qui atteignait 436 millions d'euros l'an dernier, couvre largement ses investissements (237 millions en 2006), même si ces derniers sont attendus en hausse au cours des prochaines années. Le groupe prévoit en effet de porter ses investissements à 1 milliard d'euros en quatre ans pour accroître de 50 % sa capacité de production. Et comme le cimentier n'exclut pas de relever son taux d'endettement jusqu'à 70 %, il dispose de plus de 1 milliard pour des acquisitions. Beaucoup d'atouts en somme pour un groupe encore relativement peu valorisé si l'on tient compte de ses projets de développement. Par comparaison, Lafarge, groupe de plus grande envergure mais positionné sur les mêmes métiers, se paie plus de 16 fois Conseil : On peut souscrire à l'offre dans une optique à long terme |
N. R. |
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