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Un coup pour rien !
La Vie Financière N°3218 / Vendredi 09 Février 2007 / Catégorie : Bourse
Groupe Partouche
 

Michel Ohayon s'est vu adresser une fin de non-recevoir ! La famille Partouche vient de refuser son offre de rachat. Le promoteur immobilier s'était pourtant montré fort généreux, sa proposition valorisant l'action de l'exploitant de casinos à 21,50 euros, alors que les rumeurs évoquaient une offre à 20 euros. Ce nouveau refus ne laisse plus l'ombre d'un doute. La famille, qui détient 70 % du capital, n'est pas vendeuse ! Elle se contente de discuter avec les prédateurs qui frappent à sa porte, attirés par les excédents de trésorerie que génèrent les casinos. Pourtant, l'horizon du secteur s'est considérablement assombri. Les dirigeants de Partouche se refusent d'ailleurs à communiquer tout objectif pour l'exercice qui s'achèvera en septembre 2007, alléguant le manque de visibilité introduit fin 2006 par l'instauration du contrôle d'identité des clients à l'entrée des établissements.

Cette mesure a pesé sur l'activité fin 2006. Mais ses conséquences s'estomperont au fil du temps. En outre, la réglementation a introduit des compensations (mixité des jeux, ouverture de tables de poker) qui devraient progressivement combler le manque à gagner du contrôle d'identité. Du coup, les analystes s'attendent à ce que le produit brut des jeux ne baisse que de 2 à 5 % pour l'ensemble de l'exercice 2007 et que le chiffre d'affaires reste stable. Pour mémoire, l'an dernier, à 511,36 millions d'euros, le chiffre d'affaires n'avait progressé que de 1,4 % à périmètre comparable, la hausse apparente de 12,2 % étant liée à l'intégration du groupe de Divonne. L'année ne se présente donc pas sous les meilleurs auspices, le résultat opérationnel étant lui aussi attendu au mieux stable, à moins que le groupe ne parvienne à partir à l'assaut d'Internet. On attend, en effet, toujours l'inauguration du site de jeux en ligne que la direction voulait ouvrir depuis Gibraltar.

Le retard pris pourrait laisser supposer une évolution favorable de la législation en France ou des négociations en cours avec le ministère de l'Intérieur. Le groupe est en tout cas prêt à dégainer. Le lancement de sa filiale Partouche Interactive, tournée vers les nouvelles technologies, a d'ailleurs pesé sur ses comptes 2006, qui se sont soldés par une baisse de 6,9 % du résultat opérationnel, à 81,2 millions



Conseil : Le titre a retrouvé son niveau de septembre 2006. Certes, les résultats ne devraient pas progresser au cours des prochains exercices, mais le débat sur les jeux en ligne pourrait soutenir le titre. Acheter au-dessous de 16 euros
N. R.
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.75€  (+19.39%) 2.1€
+19.39%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 19.33€  (+8.39%) 20.59€
+8.39%
SEQUANA SEQUANA : 4.88€  (+5.23%) 5.03€
+5.23%
BOURBON BOURBON : 20.60€  (+5.06%) 21.9€
+5.06%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 5.60€  (+4.55%) 5.86€
+4.55%
TRIGANO 4.76€
-7.75%
IMERYS 33.38€
-5.87%
ALTEN 14.02€
-5.46%
VICAT 36.99€
-5.32%
GENERAL ELECTRIC 11.5€
-5.19%