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| Un catalyseur inespéré |
| La Vie Financière N°3165 / Vendredi 03 Février 2006 / Catégorie : Bourse |
lafarge |
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Enfin une bonne nouvelle pour les actionnaires de Lafarge ! L'arrivée d'Albert Frère dans le capital du groupe de ciment (6,5 %) a propulsé l'action à 89,20 euros. Du jamais-vu depuis 2002. Cette participation, « connue de la société, s'est faite par achats en Bourse et revêt un caractère amical et stable », a déclaré GBL, la société contrôlée par l'homme d'affaires belge. « Cela est de nature à soutenir le cours de Bourse », se réjouit un analyste. Un revirement notable par rapport aux réserves émises par certains concernant la capacité du groupe français à délivrer une croissance, tant de son activité que de ses résultats, aussi élevée que celle de ses principaux concurrents (Holcim ou Cemex). L'arrivée d'Albert Frère dans le capital de Lafarge va-t-elle provoquer l'électrochoc tant attendu par les marchés ? Il est en tout cas réputé pour ses investissements judicieux. Ainsi, dernier de ses faits d'armes : sa prise de participation dans le capital de Taittinger. Son influence sur la gestion de l'entreprise s'est rapidement fait sentir sur le cours de l'action. Le nouveau venu a les moyens d'accroître sa participation dans le capital de Lafarge. La vente de ses titres Bertelsman pourrait lui rapporter 4 milliards d'euros. De quoi rafler 26 % supplémentaires de Lafarge et peser de toute son influence sur les décisions prises par le groupe français. La présence du financier belge dans le capital pourrait notamment faciliter l'annonce par Bruno Lafont, directeur général depuis le 1er janvier, d'un vaste plan de réduction des coûts. D'autres choix stratégiques sont réclamés par les investisseurs. Lafarge pourrait ainsi racheter la part des actionnaires minoritaires qu'il ne détient pas encore dans le capital de sa filiale américaine, Lafarge North America. Cette opération, d'un montant de 2 milliards d'euros, serait positive sur le plan du résultat par action et contribuerait à la revalorisation du titre. Le mouvement stratégique le plus apprécié serait la vente de la branche toiture. Cette activité montre des signes de faiblesse et son redressement n'est pas en vue. Elle ne représente en outre que 7 % du résultat d'exploitation courant du groupe. Certains observateurs évoquent même la cession de l'activité plâtre au moment même où son principal marché, les Etats-Unis, atteint le haut d'un cycle. Pour sa première intervention, lors de la publication des résultats annuels le 23 février, Bruno Lafont est attendu sur ces questions. La présence d'Albert Frère met en tout cas en exergue la sous-valorisation du numéro un mondial du ciment, en cas de revirement stratégique, d'autant que le capital n'est pas contrôlé Conseil : Conserver les titres acquis autour de 70 euros. Notre objectif de 86 euros est atteint. Nous pourrions le relever si un revirement stratégique était annoncé lors de la publication des résultats annuels le 23 février |
X. D. |
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