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Un bourdon plane
La Vie Financière N°2823 / Samedi 17 Juillet 1999 / Catégorie :

Après l'emballement lié à l'OPE de TotalFina, le marché revient à de meilleurs sentiments, en raison des incertitudes en Allemagne et en Argentine.
 
LA TENDANCE
 
La « fièvre pétrolière » est tombée à la Bourse de Paris. Et avec elle la température du CAC 40. Faute de nouvelles opérations... et de combattants - Philippe Jaffré, le patron d'Elf Aquitaine, prépare sa riposte (lire p. 18), mais n'a toujours pas réuni son conseil d'administration -, les investisseurs ont préféré ne pas s'engager davantage sur le marché. D'autant que l'économie allemande ne semble pas au mieux de sa forme et que le spectre d'une crise financière revient hanter le sud de l'Amérique latine.   Après avoir franchi début juillet la barre des 4 700 points, le baromètre des valeurs françaises et néerlandaises (il faut bien appeler un chat un chat) est repassé sous le seuil de 4 600. Seule la faiblesse persistante de l'euro par rapport au dollar, qui favorise les valeurs exportatrices européennes, a permis de limiter la casse. Mardi, la monnaie unique est venue, en effet, tester un nouveau plus bas contre le billet vert, à 1,01, contre 1,17 en début d'année, soit une glissade de 13,6 % (à rapprocher de l'envolée de 18,5 % de l'indice Euro Stoxx). Les dirigeants politiques ont eu beau multiplier les déclarations apaisantes, à l'instar de Hans Tietmeyer, président de la Bundesbank (« l'euro a un potentiel de hausse »), rien n'y a fait. Et nombre d'économistes pronostiquent un nouveau repli jusqu'à la parité fantasmatique de 1 euro pour 1 dollar.   Cette rechute est d'ailleurs la conséquence de la révision en baisse des prévisions pour l'Allemagne. Le DIW de Berlin, l'un des six grands instituts de conjoncture d'outre-Rhin, ne prévoit plus qu'une croissance de 1,3 % pour l'année en cours, contre un consensus de 1,7 %. Inquiétant lorsqu'on sait que l'Allemagne est le principal client de la France.   Les investisseurs se préoccupent également de l'élection présidentielle en Argentine. En témoigne le plongeon de 8,7 % de la Bourse de Buenos Aires, lundi. Le flou artistique des candidats sur leur programme économique (notamment sur la question d'un moratoire de la dette extérieure) panique les gérants. Ce qui fait dire à Patrick Certner, de la société de Bourse Ferri BBL : « Un bourdon venu d'Argentine plane sur le marché. »   En attendant une éventuelle piqûre, les opérateurs semblent moins enclins aux excès. Air liquide en a fait l'amère expérience. Après la confirmation de son OPA sur le britannique BOC, lancée conjointement avec l'américain Air Products, le titre du numéro un mondial des gaz industriels a en effet subi des dégagements, le marché estimant que les effets des synergies ne sont pas assez précis (lire p. 18). A l'inverse, l'OPA d'Accor sur la chaîne d'hôtellerie économique américaine Red Roof, pour 1,1 milliard de dollars, a été bien accueillie (lire p. 18). Même si on peut s'inquiéter que l'appétit des groupes français se fasse jour au moment où, aux Etats-Unis, le cycle de l'activité entame son déclin. Thomson-CSF a été également entouré dans l'attente d'une recomposition imminente de son capital (où Alcatel devrait porter sa part à 27 %). Dans le même esprit, STMicroelectronics a bondi, profitant de rumeurs sur un désengagement de l'Etat, qui pourrait être annoncé lors de l'assemblée générale. Sans oublier Schneider Electric qui profite d'un changement d'opinion de la part de brokers comme Morgan Stanley. On le voit, même dans un marché en baisse, il y a toujours des affaires à saisir     INDICE CAC 40   L'indice fétiche des valeurs françaises est repassé sous la barre des 4 600 points, mais conserve un gain de 16,2 % depuis le début de l'année. (Graphique)      VARIATIONS QUOTIDIENNES   Les prises de bénéfices l'ont emporté cette semaine du fait des inquiétudes en Amérique latine. (Graphique)     PRIME DE RISQUE   La prime de risque (différence entre la rentabilité attendue des actions et le rendement des emprunts d'Etat) se stabilise. (Graphique)


Gérard Blandin
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.75€  (+19.39%) 2.1€
+19.39%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 19.33€  (+8.39%) 20.59€
+8.39%
SEQUANA SEQUANA : 4.88€  (+5.23%) 5.03€
+5.23%
BOURBON BOURBON : 20.60€  (+5.06%) 21.9€
+5.06%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 5.60€  (+4.55%) 5.86€
+4.55%
TRIGANO 4.76€
-7.75%
IMERYS 33.38€
-5.87%
ALTEN 14.02€
-5.46%
VICAT 36.99€
-5.32%
GENERAL ELECTRIC 11.5€
-5.19%