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| Un beau et coûteux mariage avec Veritas |
| La Vie Financière N°3196 / Vendredi 08 Septembre 2006 / Catégorie : Bourse |
GÉOPHYSIQUE |
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Le rêve de Robert Brunck, patron du groupe de services pétroliers, se réalise. Géophysique va se hisser à la première place du secteur des études et équipements sismiques, devant son concurrent de toujours, l'américain Western Geco, filiale de Schlumberger. Le groupe français vient d'annoncer l'acquisition « vers la fin de l'année » du numéro quatre mondial, Veritas. Pour reprendre la firme américaine cotée à Wall Street, le repreneur n'hésite pas à mettre sur la table la vétille de 3,1 milliards de dollars, payé en titres et en cash. Concrètement, les actionnaires de Veritas auront le choix (sous réserve d'un mécanisme de réduction au prorata) entre recevoir 2,2501 ADS CGG, à concurrence de 51 %, des actions Veritas, ou 75 dollars en numéraire, à concurrence de 49 % des actions Veritas. En fait, l'opération s'apparente à une offre publique d'échange assortie d'une soulte. La prime offerte, de 34,7 % par rapport aux trente derniers cours cotés, a cependant été jugée élevée en Bourse, où le cours a dévissé de 8 % en une seule séance avant de se reprendre le lendemain. Il faut dire que l'opération est jugée stratégiquement judicieuse car elle permet une meilleure diversification géographique et une plus large palette de métiers. La nouvelle entité CGG-Veritas, uniquement centrée sur les services et les équipements sismiques, pèsera 2,169 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2006. Son résultat opérationnel sera voisin de 375 millions de dollars cette année. Mais le rapprochement devrait générer 65 millions de dollars de synergies en 2008 et faire presque augmenter le bénéfice net par action de moins de 10 %, mais seulement en 2008. Au deuxième trimestre 2006, Géophysique vient d'ailleurs d'annoncer un bénéfice net de 29,7 millions d'euros, contre une perte de 0,9 million un an plus tôt. Le carnet de commandes au 1er septembre a plus que doublé en un an, pour dépasser désormais 1 milliard d'euros. Avec les 460 millions de dollars de Veritas en portefeuille, il devrait être porté à 1,54 milliard. A l'issue de la fusion, l'endettement sur fonds propres du groupe devrait grimper à 60 %, avant de redescendre à 40 % à la fin de 2007, puis au niveau de 30 % à la fin de 2008. L'opération doit encore recevoir l'aval des actionnaires. Une assemblée de Géophysique, qui représentera 65 % du nouvel ensemble CGG-Veritas, est prévue en décembre. Reste seulement à savoir si les deux principaux actionnaires de Veritas, Fidelity et Goldman Sachs, avec respectivement 10 et 8 % du capital, se laisseront convaincre Conseil : L'opération est stratégiquement convaincante. Achat maintenu |
C. C. |
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