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Un assureur à son apogée
La Vie Financière N°3150 / Vendredi 21 Octobre 2005 / Catégorie : Bourse
AGF
 

Une page se tourne aux AGF. Jean-Philippe Thierry, président du directoire, le reconnaît sans détour. « Le groupe est redressé, il aborde maintenant une phase de croissance rentable », a-t-il résumé lors de la présentation des comptes semestriels en septembre. Depuis 2001, l'assureur s'est profondément restructuré. Il a tout d'abord redressé sa branche assurance dommages, qui n'était pas rentable. Pour preuve, en 2001, ses frais administratifs et le coût des sinistres (ratio combiné) dépassaient largement le montant des primes collectées, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui, grâce au nettoyage de portefeuilles opéré.

La compagnie s'est aussi délestée de ses activités bancaires en cédant Entenial et elle a renforcé sa structure financière en vendant des activités non stratégiques (se recentrant au passage sur la France). Une façon rapide d'accroître la marge de solvabilité et la solidité financière. Les analystes en conviennent. Ils considèrent même que les AGF sont devenues une valeur défensive tant le groupe dispose maintenant d'une excellente visibilité sur ses résultats. Les déclarations de Jean-Philippe Thierry les confortent dans leur appréciation, puisque ce dernier s'autorise désormais à donner des tendances chiffrées pour les trois exercices à venir. Une véritable performance dans le secteur de l'assurance ! Ainsi, à l'horizon 2008, il anticipe une croissance de l'ordre de 5 à 10 % par an du chiffre d'affaires de la branche assurance vie, de plus de 10 % dans les services financiers et un ratio combiné inférieur à 99 %. En conséquence, le retour sur fonds propres des AGF devrait pouvoir se maintenir au-dessus de 15 %, un summum dans le secteur.

Dans ce contexte, les investisseurs ont progressivement redécouvert cette valeur. Du coup, le titre ne cesse de progresser depuis l'été 2004. Et le mouvement s'est accéléré le mois dernier lorsque Allianz, la maison mère des AGF, a annoncé son intention de racheter les minoritaires de sa filiale italienne. Les marchés se sont immédiatement mis à rêver d'une opération similaire en France. La compagnie, dont Allianz détient 58,5 % du capital depuis 1997, reste en effet la dernière participation cotée de l'assureur allemand, et ce dernier ne cache plus son intention de simplifier ses structures européennes.


Le cours de l'action

à un plus haut historique

Ainsi, une OPA sur les AGF semble plus que jamais inéluctable. Un scénario renforcé par la modification annoncée du management de la compagnie. Jean-Philippe Thierry fera en effet son entrée au directoire d'Allianz le 1er janvier 2006. Dans cette optique, « des ajustements d'organisation » ont été annoncés la semaine dernière. On retiendra surtout le fait que les activités du groupe dans l'Hexagone vont être regroupées au sein d'une entité baptisée « AGF France » dont le comité exécutif sera présidé par Laurent Mignon, ancien directeur chargé des branches vie et services financiers. Une structure qui ressemble à s'y méprendre à celle d'Axa France. De là à penser qu'Allianz imite l'organisation d'Axa, qui, rappelons-le au passage, rachète tour à tour les minoritaires de ses filiales, il n'y a qu'un pas...

Tout a donc été réuni pour soutenir le titre. Mais, après une hausse de 42 % depuis le début de l'année, il devient assez cher. Le cours correspond à 1,4 fois la valeur intrinsèque estimée à fin 2005 (55 euros par action), soit un plus haut historique pour le groupe et un ratio supérieur à celui du secteur, qui se paie en moyenne 1,2 fois. Si on se réfère cette fois au prix offert par Allianz pour retirer sa filiale italienne de la cote, on obtient en outre un cours théorique de 82 euros pour les AGF. Autant dire que le potentiel du titre devient très limité




Conseil : Nous avons conseillé le titre à l'achat jusqu'à 58 euros. Dans un souci de bonne gestion et compte tenu de la valorisation du groupe, il paraît raisonnable de prendre une partie de ses bénéfices au-dessus de 80 euros. Conserver le solde pour le rendement
N. R.
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.75€  (+19.39%) 2.1€
+19.39%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 19.33€  (+8.39%) 20.59€
+8.39%
SEQUANA SEQUANA : 4.88€  (+5.23%) 5.03€
+5.23%
BOURBON BOURBON : 20.60€  (+5.06%) 21.9€
+5.06%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 5.60€  (+4.55%) 5.86€
+4.55%
TRIGANO 4.76€
-7.75%
IMERYS 33.38€
-5.87%
ALTEN 14.02€
-5.46%
VICAT 36.99€
-5.32%
GENERAL ELECTRIC 11.5€
-5.19%