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| Un PEA à restructurer |
| La Vie Financière N°3193 / Vendredi 18 Aout 2006 / Catégorie : Stratégie |
Chaque semaine, l'analyse du portefeuille d'un abonné de La VF et nos conseils au vu de sa situation personnelle, de ses objectifs et de sa sensibilité au risque. |
Le portefeuille abonné |
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Roger et son épouse ont chacun un PEA d'une valeur moyenne de 140 000 euros. Pour les besoins de l'analyse, nous les avons fusionnés. Une observation rapide permet déjà de constater des moins-values importantes, en moyenne de 31 %. Les époux G. seraient-ils tombés dans le travers qui consiste à vendre ses meilleures lignes en plus-values et à conserver ses positions perdantes ? En outre, le couple a aussi succombé à la tentation de multiplier le nombre de lignes : 20 lignes représentent 40 % du portefeuille. Se couper un bras Les deux tiers des positions sont aujourd'hui en situation de moins-value. Certaines ont été acquises au plus haut et ont donc pâti de la baisse des marchés. D'autres ont été affectées par les difficultés intrinsèques des sociétés. C'est le cas pour Infogrames Entertainment, dont la moins-value représente à elle seule plus du quart de la perte du portefeuille. Or, l'éditeur de jeux vidéo va mal. Il vient encore de présenter de mauvais résultats, avec une perte nette de 150 millions d'euros pour l'exercice clos fin mars. Pis, le groupe est étranglé par sa dette et doit se séparer de son outil de travail. La situation paraît inextricable. Il est préférable de se couper un bras en vendant à perte. Une solution que nous préconisons également pour le titre Solving. Si sa situation financière reste solide, le cabinet de stratégie d'entreprises souffre d'un marché difficile et de sa petite taille face à des concurrents de poids. Deux autres valeurs dégagent une importante moins-value, France Télécom et Alcatel. Les deux titres ont récemment accentué leur repli avec la baisse des marchés. C'est pourquoi nous conseillons à Roger d'attendre une meilleure porte de sortie. Il peut également se séparer de titres dont le potentiel semble désormais limité, comme Générale de santé, Ingenico ou encore Casino Guichard et Danone, qui ont bien rebondi ces derniers mois. Les titres Carrefour pourront être cédés vers 50 euros. Roger G. doit se séparer d'une dizaine de lignes, même si les plus-values dégagées ne compenseront pas les pertes. Renforcer les belles valeurs Roger et son épouse possèdent cependant plusieurs valeurs de qualité dont les positions méritent d'être renforcées. Actuellement, seules sept lignes représentent chacune au moins 5 % du portefeuille. C'est trop peu. Ces lignes, notamment les plus importantes, Axa, Bouygues, Lagardère, PPR, seront donc conservées. Parmi les possibles valeurs à acheter , nous conseillons de privilégier Air liquide, Vinci, Saint-Gobain, Maurel & Prom, Orpea ou encore le groupe Steria, qui figure parmi les sociétés de services informatiques les plus dynamiques. Certaines de ces entreprises doivent profiter de la forte croissance mondiale. D'autres, plus nationales, opèrent sur des secteurs en expansion, comme l'exploitant de maisons de retraite Orpea. Ces nouveaux investissements nécessiteront évidemment de réinjecter des liquidités dans le portefeuille. Nous suggérons également à Roger de s'ouvrir à d'autres secteurs, la banque notamment avec, par exemple, l'achat de titres Crédit agricole ou BNP Paribas. L'environnement est aussi un thème quasi absent de son portefeuille. Il peut s'y positionner avec l'achat d'actions Veolia Profil de Roger G. Roger et son épouse, Christiane, âgés respectivement de 71 et 68 ans, ont ouvert chacun un PEA en 1992, qu'ils cherchent à faire fructifier. Ils ne nous ont pas fourni davantage d'informations sur leur patrimoine. |
Annie Courty, avec la rédaction |
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