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Toutes voiles dehors
La Vie Financière N°3077 / Vendredi 28 Mai 2004 / Catégorie : Analyse

Le groupe de plaisance entame un nouveau cycle de croissance. Sa situation financière lui permettra d'accroître sa capacité de production.
 
BÉNÉTEAU
 

Portée par une meilleure conjoncture économique, la plaisance a hissé la grand-voile. Après deux années difficiles, les ventes de bateaux progressent de nouveau et il n'en faut pas plus pour que les professionnels y voient l'amorce d'un nouveau cycle de croissance. Une vision que partage Bruno Cathelinais, directeur général de Bénéteau, leader mondial du secteur. « Les premiers mois de l'exercice qui a débuté en septembre 2003 confirment le mouvement de reprise », affirme-t-il, misant sur une croissance de 5 à 10 % de la plaisance aux Etats-Unis et d'un peu moins de 5 % en Europe. Du coup, alors que ses ventes de bateaux à voile ont décliné de 3 % en 2002-2003, le groupe anticipe pour l'exercice en cours une hausse de 5 % de son activité sur ce segment et de 7 % si l'on tient compte des ventes de bateaux à moteur. La progression pourrait être plus importante si le dollar n'était pas si bas. Le spécialiste de la plaisance réalise, en effet, 20 % de son activité outre-Atlantique. Le retour à la croissance a bien évidemment porté le titre Bénéteau en Bourse. Après avoir touché un point bas début 2003 vers 20 euros, l'action affichait en février une progression de 175 %... avant de subir quelques prises de bénéfices.

Les prévisions de la direction sont-elles conservatrices ? On pourrait le croire au vu de la performance réalisée entre septembre et février. Les ventes de la plaisance ont bondi de 9,6 % sur cette période et le chiffre d'affaires total a progressé de 11,8 % grâce à la bonne tenue des activités annexes (mobile homes, voitures sans permis). Il ne faut toutefois pas négliger le fait que le premier semestre a pu être dopé par la campagne de promotion lancée cet hiver.

La direction a déjà fait savoir que, pour l'exercice en cours, le rebond des résultats sera moins important que celui du chiffre d'affaires. Le bénéfice d'exploitation est attendu en hausse de seulement 4 %, ce qui portera la marge d'exploitation à 15,3 % (en baisse de 0,4 point). « Pour maintenir notre marge, il faudrait que notre chiffre d'affaires progresse de 10 % », souligne Bruno Cathelinais. Cela devrait être le cas dès 2005, sachant que le développement d'une gamme de bateaux à moteur pèsera à court terme sur les profits. Bénéteau ne détient que 2 % du marché mondial des yachts à moteur (contre 25 % de celui des bateaux à voile) et il entend bien accroître sa présence sur ce segment, de rentabilité pourtant inférieure.

Bénéteau a finalement bien traversé la crise grâce à sa bonne image et à sa position de leader. Son bénéfice net n'a baissé que de 5 % sur l'exercice 2002-2003 et son bilan reste extrêmement solide. Fin septembre 2003, il affichait une trésorerie nette de 127 millions d'euros. De quoi financer d'importants investissements. Pour profiter de la croissance à venir du marché, Bénéteau devra en effet développer son outil de production. « Nous avons deux exercices de transition devant nous avant de devoir lancer un plan d'expansion », reconnaît le directeur général. La capacité d'autofinancement de la société s'élevait fin septembre 2003 à 78,5 millions d'euros alors qu'en moyenne ses investissements atteignent 40 millions d'euros par exercice. Bénéteau peut donc encore concilier développement interne et croissance externe. Depuis plusieurs années, le groupe cherche en vain à acquérir une société spécialisée dans les équipements de loisirs. En attendant de passer à l'action, Bénéteau, qui est détenue à 57 % par le holding familial, a profité de la faiblesse de son cours de Bourse début 2003 pour augmenter son autocontrôle (qui s'élève désormais à 6,65 %). De quoi, peut-être, financer un rachat en titres.



Conseil : Désormais, à moins de 50 euros, l'action ne valorise plus le potentiel de croissance du groupe. Renforcer avec un objectif de 70 euros
NATHALIE RAMBAUD
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HARMONY GOLD HARMONY GOLD : 6.24€  (+12.48%) 6.76€
+12.48%
NEOPOST NEOPOST : 58.00€  (+8.59%) 60.7€
+8.59%
LEGRAND LEGRAND : 12.47€  (+8.00%) 13.36€
+8.00%
EUTELSAT COMMUNIC. EUTELSAT COMMUNIC. : 16.45€  (+6.27%) 17.46€
+6.27%
GENERAL ELECTRIC GENERAL ELECTRIC : 13.58€  (+5.34%) 14€
+5.34%
BOUYGUES 29.12€
-8.57%
RODRIGUEZ GROUP 1.65€
-7.82%
TECHNIP 19.91€
-5.05%
SAFRAN 9.63€
-5.03%
BIC 38€
-4.52%