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| Steria tient ses promesses |
| La Vie Financière N°3071 / Vendredi 16 Avril 2004 / Catégorie : Actualité |
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« L'année dernière a été la pire qu'ait connue notre secteur, avec un marché en recul de 5 % », se plaît à rappeler François Enaud, président du groupe de services informatiques Steria. Une vérité qui lui permet de souligner que la nette amélioration des résultats de la société en 2003 a été réalisée dans une conjoncture pour le moins hostile. D'ailleurs, à 970 millions d'euros, le chiffre d'affaires 2003 est en recul de 6,5 % à périmètre et taux de change constants. En revanche, le résultat d'exploitation de l'exercice progresse de plus de 25 %, à 37,8 millions d'euros, soit une marge de 3,9 % (contre 2,9 % en 2002). Le résultat net 2003 bondit même de 142 %, à 21,5 millions d'euros. Des chiffres nettement supérieurs aux attentes des analystes et salués par la Bourse. Le groupe recueille les premiers fruits de deux années d'efforts pour restructurer Integris, racheté à Bull fin 2001. Cette opération stratégique majeure avait permis à Steria de changer de statut : de simple acteur local, l'entreprise est devenue un challenger crédible des leaders européens de la profession. Pour preuve, sa capacité à répondre désormais à des appels d'offres supérieurs à 200 millions d'euros. Faute de prévisions chiffrées pour 2004, François Enaud compte poursuivre l'amélioration de la rentabilité, avec pour objectif de revenir à une marge d'exploitation de 7 à 8 % d'ici à 2006. Autre ambition :confirmer la place de Steria dans le « top ten » européen des SSII. Cela passera par une croissance interne supérieure à celle du marché, mais aussi par des acquisitions pour environ 500 millions d'euros de chiffre d'affaires dans les trois ans à venir. Fidèle à son histoire, le groupe se concentrera sur quelques opérations d'ampleur significative, de préférence à une myriade de petites. Les cibles seront à rechercher au Royaume-Uni, en Allemagne ou en France. Conseil : Le groupe a gagné le pari audacieux de l'acquisition d'Integris et est complètement désendetté. A 30 euros l'action, il n'est valorisé que la moitié de son chiffre d'affaires. Renforcer |
Emmanuel Schafroth |
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