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| Scor vise une meilleure notation |
| La Vie Financière N°3092 / Vendredi 10 Septembre 2004 / Catégorie : Actualité |
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Pour Denis Kessler, l'heure n'est plus à la restructuration. Tout a déjà été fait en la matière, s'est félicité cette semaine le président de Scor devant la communauté financière. « Le groupe a été reprovisionné, redimensionné et sa base de capital a été restaurée », a-t-il résumé. Il était donc temps pour le réassureur de présenter son programme de relance. C'est désormais chose faite. Après six mois de réflexion, Denis Kessler a dévoilé un plan sur trois ans baptisé Moving Forward. Ses objectifs : permettre à Scor de retrouver une notation de catégorie « A », un atout sur le plan commercial, et d'atteindre un niveau de rentabilité 6 points au-dessus du taux des obligations sans risque (environ 4 %). Pour atteindre ce double objectif, le groupe entend modifier l'allocation de son capital. Il va ainsi développer sa souscription en réassurance vie afin qu'elle représente la moitié de sa collecte (31 % en 2002). Certes, en haut de cycle, la réassurance dommages est plus rentable que la réassurance vie. Mais cette dernière présente un triple atout : elle est acyclique, elle immobilise peu de capitaux et elle est vouée à se développer du fait de l'allongement de l'espérance de vie. De son côté, la réassurance dommages, cyclique par nature, entre dans une phase moins favorable. La chute actuelle de la sinistralité devrait entraîner rapidement une baisse de prix plus ou moins généralisée. Pour Denis Kessler, on s'oriente davantage vers un « cycle fragmenté » au cours duquel l'évolution des prix sera très différente selon les pays et les marchés. Néanmoins, la direction a tenu compte dans son plan des deux scénarios et elle a prévenu qu'elle n'hésiterait pas à refuser des affaires non rentables, quitte à ne pas allouer tout son capital. Du coup, ses objectifs chiffrés - qui dépendent également de l'évolution des marchés financiers et du refinancement de la dette du groupe - divergent selon les hypothèses. Denis Kessler anticipe ainsi pour 2007 un chiffre d'affaires de 3 à 3,4 milliards avec un retour sur capitaux investis d'environ 10 %. En présentant ce plan, Denis Kessler n'a pas voulu faire d'angélisme. Le groupe ne retrouvera pas sa dimension de 2000 alors qu'il affichait un chiffre d'affaires de 5 milliards. Il restera un acteur secondaire du secteur... mais devrait continuer à être rentable et suffisamment capitalisé. Les agences de notation devraient en tenir compte. Ce sont elles qui, en tout cas, ont la capacité de redonner à la Bourse confiance dans le titre Conseil : Le plan de relance nous semble crédible et nous espérons un changement rapide de notation. Nous repassons donc à l'achat à titre spéculatif |
Nathalie Rambaud |
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