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Scor déçoit, faute d'annonces
La Vie Financière N°3038 / Vendredi 29 Aout 2003 / Catégorie : Actualité

Les investisseurs sont restés sur leur faim ! La publication des résultats semestriels de Scor, le 27 août, devait donner lieu à d'importantes annonces stratégiques. Le marché, qui spéculait depuis une semaine sur le titre, en était convaincu. Mais, finalement aucune information n'a été fournie. Tout d'abord, la vente de la filiale bermudienne (CRP), annoncée pour fin juin, n'a toujours pas été conclue. « Les négociations se poursuivent », affirme Denis Kessler, président du groupe, sans fournir plus de détails sur le prix de vente et le calendrier. Rien de neuf non plus en ce qui concerne la filialisation de l'activité réassurance vie qui doit permettre au groupe de faire entrer un partenaire dans son capital et d'accroître ses fonds propres.

Déçus, les investisseurs ont fait la sourde oreille aux résultats semestriels du groupe. Ces derniers s'inscrivent pourtant en nette progression. Le bénéfice net a doublé, à 42 millions d'euros. Le résultat d'exploitation s'établit à 63 millions d'euros, contre 13 millions au premier semestre de 2002. Mais les analystes espéraient un redressement des comptes plus rapide. Un espoir contrarié par un deuxième trimestre de moins bonne facture que le premier (31 millions de bénéfice net). La faute aux tornades aux Etats-Unis qui lui ont coûté 37,6 millions d'euros de résultat et à un rechargement de plus de 60 millions de provisions sur les portefeuilles américains d'avant 2001.

Seule l'activité de crédit-caution affiche une perte d'exploitation au cours du semestre (15 millions d'euros). Et pour cause, le réassureur a subi sur son portefeuille de dérivés de crédit deux sinistres qui lui ont coûté 27 millions. Dans la foulée il a reconstitué ses provisions (130 millions d'euros). « Une décision de prudence », souligne Denis Kessler, qui se dit optimiste sur cette question des dérivés de crédit (dont les souscriptions sont interrompues depuis 2001) en raison de l'amélioration de la situation économique.

Compte tenu de ces éléments et de la faible marge de manoeuvre dont dispose le groupe en matière financière, on peut craindre que Standard & Poor's ne relève pas à court terme la note qualifiant la solidité financière de Scor (dégradée de A- à BBB+ en juin). Même si la direction en minimise l'impact, cela pourrait peser sur la campagne de renouvellement des contrats qui débute en octobre. A moins que, d'ici là, le dossier CRP ne se débloque et qu'un partenaire extérieur ne rentre dans le capital de la branche vie.



Conseil : Les déceptions sur la communication du groupe ne doivent pas cacher les efforts de redressement des comptes opérés par la nouvelle direction qui suit scrupuleusement son plan de marche. Conserver à titre spéculatif
Nathalie Rambaud
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.75€  (+19.39%) 2.1€
+19.39%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 19.33€  (+8.39%) 20.59€
+8.39%
SEQUANA SEQUANA : 4.88€  (+5.23%) 5.03€
+5.23%
BOURBON BOURBON : 20.60€  (+5.06%) 21.9€
+5.06%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 5.60€  (+4.55%) 5.86€
+4.55%
TRIGANO 4.76€
-7.75%
IMERYS 33.38€
-5.87%
ALTEN 14.02€
-5.46%
VICAT 36.99€
-5.32%
GENERAL ELECTRIC 11.5€
-5.19%