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Sanofi-Aventis / GlaxoSmithKline
La Vie Financière N°3163 / Vendredi 20 Janvier 2006 / Catégorie : Dossier

Bien que leurs métiers soient similaires, les laboratoires français et britannique affichent des valorisations très éloignées.
 
Duels internationaux
 

La rivalité transmanche ne date certes pas d'hier, mais la bataille se cristallise, cette fois-ci, sur le marché pharmaceutique. Le fleuron français Sanofi-Aventis ressemble en bien des points à son compétiteur britannique GlaxoSmithKline. Leurs patrons aux prénoms composés sont français (Jean-François Dehecq et Jean-Pierre Garnier). Mais, surtout, leurs produits se concurrencent dans le traitement de bien des pathologies comme le cancer, le diabète, les maladies respiratoires ou encore dans les vaccins, pour lesquels ils se disputent le leadership mondial. Toutefois, n'en déplaise à Sanofi-Aventis qui s'est hissé à la troisième place, sa taille reste encore nettement inférieure à celle du numéro deux, GlaxoSmithKline.

Comme les autres acteurs du secteur, tous deux doivent faire face à la concurrence des génériques. Déjà, depuis septembre dernier, l'antihistaminique phare de Sanofi-Aventis, Allegra, a son générique aux Etats-Unis. Et le laboratoire doit défendre son anticoagulant Lovenox, théoriquement protégé jusqu'en 2012. GlaxoSmithKline n'est pas non plus à l'abri. Le brevet de son anti-épileptique Lamictal vient de tomber. Et aux yeux des analystes, l'exposition de GlaxoSmithKline aux génériques est plus élevée (près de 20 % de ses ventes 2005 risquent d'être touchées d'ici à 2009) que celle de Sanofi-Aventis (évaluée à 15 %).

Autre point commun : ils sont coleaders dans les vaccins. Ce domaine d'activité constitue un relais de croissance appréciable. L'un et l'autre bénéficient d'une expertise reconnue dans les vaccins contre la grippe : ils travaillent actuellement sur un prototype anti-H5N1, le virus responsable de la grippe aviaire. En outre, GlaxoSmithKline mise beaucoup sur un nouveau vaccin contre le cancer du col de l'utérus, qu'il prévoit de lancer cette année : le Cervarix pourrait en effet devenir un blockbuster (médicament dont les ventes annuelles dépassent 1 milliard d'euros).

Comme les autres valeurs du secteur, GlaxoSmithKline et Sanofi-Aventis souffrent encore d'un manque de visibilité. Certes, à l'occasion de la publication, le 9 février, de bons résultats 2005, Glaxo devrait confirmer la dynamique de croissance de son portefeuille actuel de produits, en particulier d'Advair (maladies respiratoires) et d'Avandia (diabète). Mais l'impact de la plupart des produits en portefeuille ne sera pas sensible avant 2007 au plus tôt. En attendant, la valeur devrait évoluer au gré des annonces sur l'état d'avancement de sa recherche.

Quant à Sanofi-Aventis, le marché attend la prochaine approbation aux Etats-Unis de son médicament prometteur contre l'obésité et le tabagisme, Acomplia. Même l'accord de 1,3 milliard de dollars signé avec Pfizer pour la vente des droits de son insuline inhalée, Exubera, n'efface pas les risques qui entourent le groupe. Mais, avec un multiple estimé de 16,2 pour 2005 et de 14,9 pour 2006, l'action Sanofi-Aventis est bien moins chère que celle de GlaxoSmithKline (respectivement 18 et 16,4). Le ratio valeur d'entreprise rapportée au chiffre d'affaires 2007 attendu par un analyste est de 4,1 pour GlaxoSmithKline et de 2,3 pour Sanofi-Aventis. Sur cette base, la valeur britannique est deux fois plus chère que la française


2,3

C'est le rapport entre la valeur d'entreprise et le chiffre d'affaires estimé pour 2007 de Sanofi-Aventis.

Celui de GlaxoSmithKline est de 4,1.

Notre avis

Notre préférence va à Sanofi-Aventis, qui souffre toujours d'une décote de 10 à 20 % par rapport à ses concurrents européens, avec un objectif de cours de 90 euros. Même si le potentiel de GlaxoSmithKline nous paraît moins élevé, nous conseillons également le titre à l'achat avec un objectif de 1 650 pence.

Euro Disney vs Eurotunnel

Dans le combat des penny stocks, je préfère... Eurotunnel à Euro Disney. Le groupe dégage, en effet, une marge d'exploitation de plus de 40 % et seules ses charges financières colossales provenant de 9 milliards d'euros de dettes lui valent d'afficher des pertes nettes. Le schéma est tout autre pour Euro Disney, qui a besoin de 16 millions de visiteurs par an pour être rentable. Or Mickey n'en reçoit que 12 millions et son chiffre d'affaires demeure inférieur aux charges d'exploitation. Sur le plan fondamental, aucune des deux valeurs ne vaut l'achat. Mais en pur spéculateur, on peut miser sur Eurotunnel en jouant les effets d'annonce sur la restructuration financière. Acheter au-dessous de 0,30 euroN. R.

C. C.
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 1.75€  (+18.82%) 2.09€
+18.82%
APRIL GROUP APRIL GROUP : 19.33€  (+8.42%) 20.6€
+8.42%
NRJ GROUP NRJ GROUP : 5.60€  (+6.18%) 5.95€
+6.18%
BOURBON BOURBON : 20.60€  (+5.49%) 21.99€
+5.49%
SEQUANA SEQUANA : 4.88€  (+5.42%) 5.04€
+5.42%
TRIGANO 4.84€
-6.20%
VICAT 36.9€
-5.55%
IMERYS 33.5€
-5.53%
ALTEN 14.06€
-5.19%
CHRISTIAN DIOR 41.42€
-5.01%