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| Sagem. Service de règlement différé - Code Sicovam 7327. Confusions en tout... |
| La Vie Financière N°2884 / Samedi 16 Septembre 2000 / Catégorie : |
Les résultats semestriels de Sagem sont bons. Mais le marché n'a pas apprécié une révision à la baisse implicite des objectifs annuels. |
VALEURS FRANÇAISES |
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Les investisseurs s'interrogent sur la politique de communication de la Sagem. D'abord, les résultats semestriels publiés mardi par le groupe d'électronique sont inférieurs à la prévision moyenne des analystes financiers. En outre, Sagem a apparemment changé ses méthodes comptables, ce qui modifie les bases de comparaison, sans donner d'explication ! Ainsi sa marge d'exploitation - un indicateur très suivi - s'affiche à 6,7 % au premier semestre 2000. En progression de 0,6 point en un an, selon le communiqué. Sauf que, avant modification des méthodes comptables, celle-ci ressortait à 6,2 % au premier semestre 1999. En l'absence de toute réunion d'information (un comble pour une valeur candidate au CAC 40), à quels chiffres se fier ? D'autant que Pierre Faurre a implicitement révisé à la baisse les objectifs pour 2000. Dans une interview à Reuters, le président de Sagem a parlé de la vente d'au moins 14 millions de téléphones portables (dont 4 millions de terminaux WAP), alors qu'il donnait un chiffre de 18 millions au mois de mai dernier. De même, il a évoqué un chiffre d'affaires supérieur à 4,57 milliards d'euros (+ 34 %), alors qu'il était question en mai d'une croissance de 40 %. Le marché n'a pas apprécié ces incertitudes et plusieurs brokers ont dégradé la valeur. Ce qui a entraîné une chute de 6,1 % le 13 septembre, clôturant l'action à 301,30 euros. Le groupe d'électronique avait pourtant fait un effort de transparence en publiant, pour la première fois, une analyse de son résultat d'exploitation par secteurs d'activité. La branche télécoms (téléphones portables, décodeurs pour la télévision et équipements de réseaux) est la première source de profits : elle a dégagé 64 % du résultat opérationnel, alors qu'elle représente 60 % des ventes. La marge d'exploitation des activités automobiles et des câbles d'énergie est inférieure à la moyenne du groupe. Enfin, la branche défense correspond à 20 % des facturations du fabricant d'équipements aéronautiques et 23 % de son résultat opérationnel. Les trois divisions ont toutes permis à la marge d'exploitation d'atteindre 6,66 % du chiffre d'affaires au premier semestre 2000 (selon la nouvelle méthode de calcul). Elle pourrait grimper à 7,5 % sur l'ensemble de l'année, prévoient plusieurs cabinets d'analyse. Plus que jamais, la branche télécoms est la locomotive de Sagem. Ses facturations ont bondi de 56,5 %, contre + 11,5 % pour l'automobile (systèmes d'injection et tableaux de bord) et seulement + 8,3 % pour les activités militaires. De janvier à fin juin, la société a livré 7 millions de téléphones portables. Cette activité dégagerait une marge opérationnelle supérieure à 7 %, contre plus de 20 % pour Nokia, le leader mondial en la matière. Quant aux « nouveaux projets dans l'électronique de défense », ils pourraient consister en de premières commandes de drones, en octobre ou en novembre. La Délégation générale pour l'armement (DGA) a lancé des appels d'offres préliminaires pour acheter quatre types de drones. Et Sagem apparaît comme l'un des candidats les plus sérieux à la vente d'avions de reconnaissance sans pilote. Reste que la valeur capitalise 28 fois le résultat courant attendu en 2001. Soit 20 % de moins que les ratios d'Ericsson et de Nokia. Une décote qui nous paraît justifiée. Prendre ses bénéfices vers 305 euros |
Philippe Hufschmitt |
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