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S'enrichir avec les valeurs light
La Vie Financière N°3236 / Vendredi 15 Juin 2007 / Catégorie : Dossier

Le marché de l'obésité explose, devenant une manne financière pour les industriels de l'agroalimentaire, de la pharmacie et des cosmétiques. La tendance ne devrait pas s'inverser, bien au contraire. Et en Bourse, la lutte contre le surpoids fait recette.
 

Manger une barre chocolatée tout en réduisant son taux de cholestérol : c'est la promesse faite par Mars, avec CocoaVia. Le géant américain de l'agroalimentaire compte, en effet, lancer en octobre son premier alicament censé améliorer la circulation sanguine. A quand le chocolat brûleur de graisse ? 2008, 2010... ou 2050 ? En attendant la recette miracle, de nombreux industriels se sont attaqués au marché du surpoids. Le nombre de personnes concernées par ce problème ne cesse d'augmenter. En 2005, 1,6 milliard d'individus souffraient d'un surpoids, soit près de 25 % de la population active. Leur nombre devrait croître jusqu'à 2,3 milliards en 2015, si l'on en croit l'Organisation mondiale de la santé. Une tendance alarmante et qui a un coût non négligeable : obésité et surcharge pondérale chez l'adulte représentent jusqu'à plus de 6 % des dépenses de santé. Loin d'être une maladie en soi, l'obésité multiplie par trois les risques d'accidents cardiovasculaires et de diabète. Pas étonnant qu'elle soit devenue un véritable problème de santé publique et un enjeu important.

Il existe donc une véritable demande émanant des consommateurs pour manger sainement. Ce défi est un formidable axe de développement pour l'industrie alimentaire, mais aussi pour les spécialistes de la restauration. Juste retour des choses, diront leurs détracteurs, pour ces entreprises qui pendant des années ont profité, voire favorisé, certains comportements dénoncés aujourd'hui. Bien sûr, quelques-uns tenteront sans doute, à coups de matraquage médiatique, de vanter les qualités de leurs produits et d'autres s'attacheront à innover pour en renforcer les qualités nutritionnelles. Car c'est uniquement en cas d'échec des mesures hygiéno-diététiques qu'il convient de prescrire un traitement. En France, par exemple, les médicaments ne représentent que 1,8 % du marché de la prise en charge de l'obésité. De nombreux produits ont, il est vrai, été retirés, du fait de leurs effets indésirables trop élevés. Le cas d'Isomeride de Fournier, dont les dangers sur la santé ont été démontrés, est tristement célèbre. Aujourd'hui, la FDA américaine pointe le doigt sur les risques de dépression liée à l'utilisation d'Acomplia de Sanofi-Aventis, même si elle reconnaît son efficacité sur la perte de poids. Quant aux crèmes amincissantes ou aux compléments alimentaires, leur marché est en pleine expansion (lire page 13).

Un écho auprès des investisseurs

Cette volonté de s'attaquer au problème de surpoids commence à trouver un certain écho auprès des investisseurs, d'autant qu'il est lié au mode de vie des nations riches que s'empressent d'imiter les pays en voie de développement. S'il n'existe pas encore à proprement parler de fonds d'investissement uniquement consacrés à la lutte contre l'obésité, cette préoccupation trouve parfaitement sa place au milieu d'autres critères retenus par les fonds éthiques à vocation santé. « Toxicité des produits chimiques utilisés dans les cosmétiques, formule retenue pour la fabrication de produits alimentaires, adaptation des produits, sensibilisation des clients... », autant de principes auxquels les boursiers sont particulièrement réceptifs. « Dès que nous abordons cette thématique et que les gens prennent conscience qu'ils sont eux aussi directement concernés, ils y sont particulièrement sensibles », confirme-t-on chez Meeschaert.

Il est clair que rien ne peut remplacer une hygiène de vie saine, alliant sport et nourriture équilibrée, et que, comme le martèle l'endocrinologue Boris Hansel (lire notre entretien ci-contre), « ce n'est pas parce qu'un produit est "allégé" en quelque chose qu'il fait maigrir ». Pour autant, entre les nouvelles pratiques alimentaires (de moins en moins de repas sont pris à domicile) et les excès du passé dont on découvre aujourd'hui l'ampleur des conséquences, le marché de l'obésité représente une manne énorme. De quoi faire les choux gras des industries alimentaire, pharmaceutique et cosmétique pour de nombreuses années encore


boris hansel


Endocrinologue, chef de clinique à la Pitié-Salpêtrière


L'Acomplia n'est pas un produit de régime


Quels sont les produits qui peuvent faire perdre du poids ?

Ceux qui comportent peu de gras et de sucre, donc peu de calories, sont les produits à favoriser pour faire attention à sa ligne, donc à sa santé. Plutôt que de se laisser entraîner par l'aspect de l'emballage du produit, mieux vaut consulter l'étiquette nutritionnelle. Il faut différencier le packaging, qui donne parfois à penser qu'il s'agit d'un produit de régime, de l'étiquetage réel.

Et qu'en est-il des boissons dites allégées ?

Certaines boissons sont véritablement très pauvres en calories. Le Coca-Cola Light tout comme le Coca-Cola Zero n'en comportent pratiquement aucune. D'autres boissons dites allégées restent assez caloriques, même si elles le sont moins que la boisson équivalente non allégée. Les consommateurs ont tendance à se fier - sans les comprendre véritablement - aux mentions publicitaires qui vantent le caractère allégé des produits ou le bénéfice pour la santé qu'ils peuvent apporter.

Quels sont les traitements médicaux efficaces contre l'obésité ?

Seuls trois médicaments destinés au traitement de l'obésité sont sur le marché. Xenical de Roche, Menara (Sibutral) d'Abbott et Acomplia de Sanofi-Aventis. Ces médicaments ont un effet identique sur la perte de poids (moins 3 à 5 kilos en quelques mois), qui disparaît pratiquement à l'arrêt du traitement (avec une reprise de poids). Si ses effets sont les mêmes que ceux des deux premiers, Acomplia a montré qu'il est a priori plus efficace car il limite les anomalies associées à l'obésité abdominale (excès de triglycérides, manque de bon cholestérol, diabète). Mais il doit donc être prescrit avec vigilance. Ce n'est pas un produit de régime.

Les produits « minceur » vendus sur ordonnance sont-ils efficaces ?

Au mieux, ces produits sont totalement inefficaces (ils ne règlent en rien les problèmes de poids), au pis dangereux. Si certains d'entre eux permettent effectivement de perdre du poids, c'est en mettant les patients dans une situation de régime restrictif, intenable à long terme et voué d'avance à l'échec Propos recueillis par C. C.


Manger bien et bon


L'industrie agroalimentaire a entamé son virage vers des produits moins gras, moins sucrés, avec plus de légumes. Ces innovations offrent un important potentiel de développement.


L'obésité, véritable fléau mondial, est aussi un vrai défi pour l'industrie agroalimentaire. Il faut non seulement tenir compte des nouveaux enjeux de santé publique, mais aussi répondre à l'évolution de la demande des consommateurs. Dans un environnement qui laisse de plus en plus de place au snacking, mode de restauration peu propice à l'équilibre alimentaire, les industriels de l'agroalimentaire et de la restauration, confrontés à des études prouvant l'importance d'une nutrition saine pour la santé, ont du pain sur la planche. Cet axe de développement, loin de n'être qu'un phénomène de mode, arrive à point nommé sur des marchés parfois matures, où croissance rime avec innovation. Si des efforts sont à saluer, le chemin à parcourir vers des produits sains est encore long pour certains groupes. Sans compter qu'une politique marketing, souvent opportuniste, risque de n'avoir une efficacité qu'à court terme.


Danone « Apporter la santé par la nutrition au plus grand nombre », telle est la maxime de Danone depuis quelques années. Dans les produits laitiers frais (56,4 % du chiffre d'affaires), le modèle de croissance du groupe s'appuie sur quatre marques phares positionnées sur quatre créneaux santé spécifiques. Aux côtés de Vitalinéa-Taillefine pour la gestion du poids, on trouve Activia pour le transit intestinal, Actimel pour renforcer les défenses naturelles et Danonino - Petit Gervais pour la croissance des enfants. La stratégie de développement de ces blockbusters, dont le bénéfice santé s'appuie sur des recherches scientifiques, a fait ses preuves. L'an dernier, ils ont représenté plus de 50 % des ventes du pôle produits laitiers frais (PLF) et ils ont tous enregistré en 2006 un taux de croissance supérieur à 15 % en moyenne et un bon niveau de rentabilité. Dans les biscuits, le groupe veille aussi à améliorer le profil nutritionnel de ses produits. En six ans, LU France a abaissé le taux de matières grasses saturées de 14 % et celui de sucres de 9 %. Aujourd'hui, Franck Riboud va encore plus loin en cherchant à faire du groupe qu'il pilote « la référence mondiale de l'alimentation et de l'innovation santé ». De quoi assurer durablement la croissance de demain.


Bonduelle Le champion des petits pois-carottes a fait du chemin depuis 1957. Bonduelle est aujourd'hui leader mondial des légumes sous toutes leurs formes (en conserve, frais, surgelés). Si la matière première contribue pour beaucoup à son succès, elle ne fait pas tout. Entre la date de la cueillette, l'élaboration des recettes pour favoriser l'équilibre alimentaire et les approvisionnements, rien n'est laissé au hasard. Les légumes sont un marché en croissance, mais la concurrence sur les produits basiques est assez forte. Le groupe consacre 1 % de son chiffre d'affaires, soit quelque 12 millions d'euros, à l'innovation vers des produits à forte valeur ajoutée. Il cherche aussi des relais de croissance hors des frontières. L'an dernier, il a renforcé son leadership dans les plats à base de légumes en Espagne et s'est également invité sur le marché nord-américain. L'acquisition du canadien Aliments Carrière, numéro un des conserves et des surgelés au Canada, lui ouvre les portes d'un marché à fort potentiel. Déjà, au début de l'année, d'importantes synergies sont apparues avec Carrière, dont les résultats, supérieurs aux attentes, offrent de belles perspectives. Continuer à développer son outil de production tout en maintenant un bon niveau de rentabilité semble à la portée de Bonduelle.


Fleury Michon La charcuterie n'a pas bonne réputation chez les nutritionnistes. Cela n'empêche pas Fleury Michon, numéro un du secteur avec 21 % de part de marché, également présent comme traiteur avec ses plats cuisinés, d'être particulièrement attentif aux qualités nutritionnelles de ses produits. Le groupe, qui suit les recommandations du Programme national nutrition santé mis en place par le gouvernement (PNNS 2), travaille en étroite collaboration avec le Dr Pierre Sabatier, nutritionniste à la Pitié-Salpêtrière, et toutes ses recettes sont systématiquement expertisées. Après le jambon à moins de 25 % de teneur en sel, Fleury Michon vient de lancer un jambon allégé avec seulement 2,5 % de matières grasses, contre moins de 4 % pour la gamme classique, et sa gamme Plaisir et Equilibre en charcuterie, lancée en 2002, a été plus récemment étendue aux plats préparés. Une démarche équilibre-santé indispensable, alors que Fleury Michon compte accroître son développement vers la restauration hors domicile.


Bongrain Difficile pour un amateur d'espérer savourer un fromage sans grossir, et pourtant... Bongrain, sans pour autant vouloir en faire son coeur de métier, propose une gamme de produits à teneur réduite en gras, afin de répondre aux besoins de certains de ses clients. Ses gammes Fine Bouche et Ligne & Plaisir sont particulièrement adaptées à ceux qui surveillent leur poids. Et le défi est d'autant plus difficile qu'il est compliqué pour un chercheur d'élaborer un fromage sans matières grasses, sachant que les lipides captent les saveurs P. DF.


Un label pour


Un peu partout dans le monde, le spécialiste de la restauration collective met en place différentes initiatives afin de sensibiliser ses clients au problème de l'obésité et de les aider à adopter de bonnes habitudes alimentaires. Le groupe vient d'ailleurs de se voir décerner le label PNNS 2 (Programme national nutrition santé) par le ministère de la Santé et des Solidarités pour son programme Equilibre. Destiné à des adultes actifs, celui-ci s'articule autour de cinq modules allant de l'information sur les aliments aux ateliers de découverte culinaire en passant par le coaching. Il s'agit d'une première pour une entreprise de restauration collective en France, qui récompense les efforts de Sodexho pour améliorer les qualités nutritionnelles de ses offres, mais aussi la qualité de ses services, l'un de ses axes de développement majeurs P. DF.


Produit phare


Yaourts Taillefine

Lancée en 1964, la marque Taillefine est le précurseur des produits laitiers allégés en matières grasses. Outre les produits laitiers (32,1 % de part de marché en 2006), la gamme comprend des biscuits et produits céréaliers, des eaux et boissons.


Produit phare


Charcuterie

allégée

La gamme Plaisir et Equilibre de Fleury Michon en charcuterie (jambons de porc, de volaille, lardons, saucisses de volaille, terrines) existe depuis 2002. Elle se décline maintenant en plats cuisinés, et propose des produits avec moins de 5 % de matières grasses.


Compléments alimentaires et crèmes surfent sur la vague de la minceur


Côté alicaments ou compléments alimentaires, le marché des produits minceur est considérable. En progression l'an dernier de 21 %, à 250 millions d'euros, il représentait un quart des compléments alimentaires vendus en France. Les réserves sur leur efficacité et sur l'absence de contrôle médical émises par quelques praticiens n'empêchent pas les ventes d'être au mieux de leur forme. Certains médecins leur reprochent de favoriser l'effet yo-yo sur le poids sans pour autant régler le problème à long terme.

Le spécialiste de la phythothérapie Arkopharma, qui s'apprête à sortir de la cote à 18 euros par titre, s'est clairement positionné sur cette activité porteuse. C'est même un de ses axes stratégiques majeurs pour surfer sur la vague de l'esthétique. Sa gamme minceur représentait déjà 23,9 % de son chiffre d'affaires en 2006, et il a encore connu une forte progression (+ 24,3 % l'an passé). Parmi ses produits, 4.3.2.1 Starter Minceur vise à perdre du poids en association avec des mesures hygiéno-diététiques. La gamme est complétée par une crème de traitement de la cellulite, Lipofeine (qui a reçu une autorisation de mise sur le marché), et par un complément alimentaire, Linexil, réducteur de graisses.

Autre acteur majeur sur le marché de la minceur en pharmacie et parapharmacie : le laboratoire 3 Chênes. La part de son chiffre d'affaires réalisée par l'activité minceur a représenté 56 % l'an passé. Programme vedette : le 804, concurrent direct du 4.3.2.1 d'Arkopharma, promet une perte de poids en un temps donné : 4 kilos en huit jours sans fatigue, sans stress et sans carence alimentaire, étude clinique à l'appui. Lancé il y a sept ans, ce produit est toujours sur le marché... Mais il est difficile de se faire une idée de la rentabilité de cette activité minceur, la société ne publiant pas ses comptes.

Les grands de la cosmétique ne pouvaient pas être absents de ce créneau à forte croissance, et surtout à forte valeur ajoutée. Il représente déjà plus du quart du marché des soins du corps. Les produits amincissants ont généré l'an dernier un chiffre d'affaires de 108,4 millions d'euros en France, selon la fédération des industries du secteur, en progression de 9,1 %. Clarins, L'Oréal ou encore Alès groupe y sont présents avec des stratégies qui visent à fragmenter l'offre, concurrence accrue oblige. En effet, le segment des crèmes s'est fait rattraper par celui des alicaments et, depuis deux ans, notamment par les produits amincissants buvables. La commercialisation de nouveautés est essentielle et, avec elle, les efforts publicitaires. Aujourd'hui, l'accent est mis sur le raffermissement de la peau (Nutrilift de L'Oréal, nouveau lait antirelâchement pour le corps). Et demain ? C. C. et A. C.


Une pathologie peu traitée


Seuls trois médicaments antiobésité sont disponibles sur le marché. En France, moins de 2 % des personnes concernées sont soignées. Dans les annéesà venir, les traitements devraient se multiplier.


L'obésité est non seulement un enjeu de santé publique, mais aussi une manne financière pour les laboratoires pharmaceutiques. Trois produits seulement s'attaquent à l'obésité : le Xenical de Roche, le Menara (Sibutral) d'Abbott et l'Acomplia de Sanofi-Aventis (voir page 11 l'interview de Boris Hansel). Tous trois sont prescrits aux individus dont l'indice de masse corporelle (IMC, soit le poids divisé par la taille au carré) est supérieur à 30. D'autres laboratoires s'engouffrent dans la brèche et prévoient la commercialisation de treize autres médicaments contre l'obésité (dont le SLV319 de Solvay) entre 2012 et 2016.


Roche Lancé en 1998 en Europe, Xenical a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires mondial de 693 millions de francs suisses. C'est le dixième médicament (par le chiffre d'affaires) vendu par Roche, numéro un mondial sur le marché du traitement sur prescription de l'obésité. Il est protégé par un brevet jusqu'en juin 2009.

Le Xenical permet de diminuer de 30 % l'absorption des graisses alimentaires. Il favorise donc la perte de poids (de 6 à 8 kilos en quelques mois), mais il n'est pas exempt d'effets indésirables (troubles digestifs), qui s'estompent progressivement. Dans la pratique, sa prescription est limitée à environ six mois, ce qui explique que les ventes stagnent depuis 2003. En outre, Xenical n'est pas remboursé par les autorités de santé et son prix conseillé avoisine 89,90 euros par mois.


Sanofi-Aventis Lancé en France fin mars 2007, Acomplia ne s'attaque pas seulement au surpoids mais aussi au syndrome métabolique. C'est un nouveau produit, appartenant à une nouvelle classe thérapeutique, réservé à certaines catégories de patients souffrant de maladies liées à leur surpoids (problèmes cardio-vasculaires, diabète...). S'il réduit l'appétit, Acomplia ne peut pas être prescrit à tous les obèses. Un atout, et non des moindres : c'est le seul médicament qui soit remboursé, mais uniquement pour les patients souffrant d'un diabète de type II insuffisamment contrôlé par les antidiabétiques oraux. En France, il coûte 71,63 euros pour vingt-huit jours. Le laboratoire pourrait par la suite obtenir de nouvelles indications pour le remboursement. En outre, le traitement est chronique, avec donc une récurrence du chiffre d'affaires, contrairement au Xenical ou au Menara (Sibutral). Reste à obtenir son autorisation de mise sur le marché américain, malgré les réserves faites sur ses effets indésirables. Le comité consultatif de la FDA se réunit cette semaine pour établir une recommandation, mais la décision définitive n'interviendra que le 26 juillet. Pour l'heure, les ventes de ce médicament restent embryonnaires (15 millions d'euros au premier trimestre). En cas d'approbation aux Etats-Unis, les analystes prévoient des ventes annuelles de 2 à 3 milliards dans quatre à cinq ans C. C.


Produit phare


Xenical

Numéro un mondial, ce médicament issu de la recherche du laboratoire suisse Roche a été lancé en 1998. Il réduit de 30 % l'absorption des graisses alimentaires et fait maigrir de 6 à 8 kilos en quelques mois.


Produit phare


Acomplia

Dernière-née sur le marché,cette molécule de Sanofi-Aventisagit non seulement sur le poids mais aussi sur le diabète et les maladies cardio-vasculaires. Ses indications,sont plus étendues, mais il n'est pas exempt d'effets indésirables.



Dossier réalisé par Christine Colmont et Perrine Delfortrie
Copyright © La Vie Financière. Tous droits réservés.
 

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