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| Nexans : risque de rechute |
| La Vie Financière N°3043 / Vendredi 03 Octobre 2003 / Catégorie : Actualité |
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Le temps semble venu de prendre quelques bénéfices bien mérités sur Nexans. Après un quasi-doublement du titre en moins de six mois, le potentiel de hausse du fabricant de câbles s'amenuise. Outre une sous-valorisation manifeste, plusieurs facteurs ont justifié cette envolée boursière à laquelle les lecteurs de La VF ont pu participer (conseil d'achat au-dessous de 15 euros en avril). Tout d'abord, le marché a apprécié que la société dirigée par Gérard Hauser ne récupère pas la branche T&D d'Alstom. Cette opération aurait en effet porté à 100 % son ratio d'endettement, contre 5 % fin 2002. Et son intégration ne s'annonçait pas des plus aisées. Les premiers signes du redémarrage économique aux Etats-Unis ont également soutenu l'action, les résultats de l'entreprise étant dépendants de l'investissement industriel. « L'effet de levier est considérable, rappelle un analyste. Une hausse de 10 % du chiffre d'affaires se traduit par un doublement du résultat d'exploitation. » Enfin, les investisseurs se sont rués sur Nexans après l'énorme panne d'électricité aux Etats-Unis. Ceux-ci ont estimé que le groupe était bien placé pour profiter de contrats de modernisation des réseaux d'énergie. Reste qu'aujourd'hui le titre commence à être correctement valorisé. A 6,3 fois le ratio valeur d'entreprise sur résultat d'exploitation attendu cette année (et 3,5 celui de 2004), la valeur n'est pas donnée. Pour rappel, sur la base des résultats d'exploitation réalisés entre 1998 et 2002, le ratio moyen n'est que de 2,4. Or les perspectives à court terme ne sont pas très engageantes. Certes, le groupe a multiplié les restructurations et devrait bénéficier de la moindre reprise de la demande. Mais ses principaux marchés restent encore déprimés. De plus, les investisseurs semblent avoir surestimé les retombées de la panne d'électricité aux Etats-Unis. « Une reprise de l'investissement dans les réseaux électriques ne devrait pas avoir d'impact significatif sur Nexans, explique Caroline Slama, au CIC Securities. Ce sont les réseaux de T&D (ABB, Siemens...) qui devraient être les premiers bénéficiaires. » Enfin, avec une marge d'exploitation moyenne de 2,9 % entre 1999 et 2002, la rentabilité de Nexans est faible. Pour l'améliorer, Gérard Hauser ne fera pas l'économie d'acquisitions sur des marchés à forte valeur ajoutée. Un virage stratégique attendu, car avec une trésorerie nette excédentaire au 30 juin 2003 le groupe a les moyens de jouer un rôle majeur dans la consolidation de l'industrie. Conseil : Prendre partiellement ses bénéfices sur un titre qui paraît correctement valorisé |
Frédéric Cazenave |
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