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L'offre sur le Lyonnais prend du retard
La Vie Financière N°3007 / Vendredi 24 Janvier 2003 / Catégorie : Actions

La Banque de France prend le temps d'analyser le dossier. Les rumeurs reprennent de plus belle.
 
CRÉDIT AGRICOLE
 

Initialement prévu pour la mi-janvier, le lancement de l'offre publique du Crédit agricole sur le Lyonnais ne devrait pas intervenir avant la seconde quinzaine de février au plus tôt. En effet, le Cecei (Comité des établissements de crédit et des entreprises d'investissement, émanation de la Banque de France) a suspendu son autorisation à l'analyse préalable des risques de position dominante du nouvel ensemble. Les concurrents du Crédit agricole et du Lyonnais ainsi que les associations de consommateurs et les syndicats ont donc été invités à donner leur avis sur le projet de fusion, jusqu'au 24 janvier. Ce n'est qu'après avoir analysé leurs dépositions que le Cecei donnera, ou non, son aval au projet de rapprochement.

Au Crédit agricole, on se veut confiant. Incluant La Poste dans ses calculs de parts de marché, la banque dirigée par René Carron estime que, après intégration du Crédit lyonnais, elle ne détiendra pas plus de 30 % des guichets par département. Ce n'est qu'après avoir obtenu l'aval du Cecei puis le visa de la Commission des opérations de Bourse (COB), sans oublier les autorisations de la banque centrale américaine, qui supervise les implantations des deux groupes aux Etats-Unis, que l'offre publique pourra être lancée. Elle devrait durer vingt-cinq jours de Bourse, ce qui amènerait la clôture à fin mars.

Ces atermoiements ont relancé la spéculation sur la restructuration du secteur bancaire. En effet, le retard pris par le Crédit agricole donne à BNP Paribas le temps de peaufiner une contre-offre. Détenteur de 16,4 % du Lyonnais et désireux de compléter ses parts de marché dans la banque de détail en France, le groupe dirigé par Michel Pébereau dispose de 25 milliards d'euros de capitaux propres (15 milliards pour le Crédit agricole), d'une capacité bénéficiaire triple de celle de son concurrent, et est apte à supporter des amortissements de survaleurs bien supérieurs. Il a également pour lui une réactivité plus grande, alors qu'une riposte du Crédit agricole ne pourrait se faire sans l'appui des caisses régionales. Cependant, BNP Paribas devra bien mesurer son prix pour détourner les actionnaires de l'offre du Crédit agricole, aujourd'hui quasi certain d'obtenir près de 51 % des actions du Lyonnais - soit sa position de 17,4 %, plus les titres détenus par les actionnaires historiques.



Conseil : CONSERVER le Crédit agricole
Marie Lafourcade
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ORCO PROPERTY GRP ORCO PROPERTY GRP : 9.60€  (+23.98%) 10.29€
+23.98%
BOURBON BOURBON : 24.87€  (+17.69%) 26.14€
+17.69%
FAURECIA FAURECIA : 18.00€  (+17.39%) 17.69€
+17.39%
THOMSON THOMSON : 1.43€  (+16.13%) 1.44€
+16.13%
VALEO VALEO : 14.40€  (+15.63%) 15.54€
+15.63%
SOCIETE GENERALE 47.88€
-4.23%
KAUFMAN ET BROAD 26.24€
-1.69%
SEQUANA 7.64€
-1.55%
SCHLUMBERGER 46€
-1.08%
MERCIALYS 27€
-0.70%

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