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| Grandes manoeuvres chez Bull |
| La Vie Financière N°3128 / Vendredi 20 Mai 2005 / Catégorie : Actualité |
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Discret depuis son arrivée aux commandes du constructeur de serveurs informatiques, le nouveau président Didier Lamouche vient de lever un coin du voile sur son « plan d'action 2005 », destiné à remettre sur les rails le constructeur de serveurs. Première étape, déjà achevée, la mise en place d'un nouveau management. Reste maintenant à focaliser les équipes sur la croissance et la rentabilité, ce qui est l'objet de l'exercice 2005. Le nouveau patron a aussi indiqué les quelques chantiers qu'il juge prioritaires. Il s'agit tout d'abord des activités de services en France, en panne de croissance, et de l'Italie, où Bull enregistre des pertes et veut renouer avec l'équilibre d'exploitation dès la fin de cette année. Parallèlement à ces indications sur sa nouvelle stratégie, la société a annoncé un chiffre d'affaires de 256,6 millions d'euros au premier trimestre 2005, en recul de 2,1 % par rapport à la même période en 2004. Mais la progression des commandes (+ 24 %) laisse penser que le point d'inflexion est proche et la direction confirme ses objectifs pour le premier semestre 2005 : un chiffre d'affaires de 560 millions d'euros pour un résultat d'exploitation de 18 millions, un peu en deçà de celui réalisé un an plus tôt. Ce que Didier Lamouche explique par un effort accru en matière de marketing : « Bull doit réapparaître dans l'écran radar des clients », résume-t-il. De même, pas question de ruiner la santé financière tout juste retrouvée du groupe (une trésorerie de 237 millions d'euros à fin 2004). Pour renforcer sa position dans des activités jugées stratégiques, mais où il n'a pas la taille critique, la logique des partenariats prévaut sur celle des acquisitions. Une telle solution a été trouvée avec Arkoon dans le domaine des solutions de sécurité dites « pare-feu ». Dès que Bull aura retrouvé le chemin de la croissance, les choses pourraient évidemment changer. Conseil : Acheter pour jouer le redressement du groupe. D'autant que la confortable situation financière limite le risque de baisse |
Emmanuel Schafroth |
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