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| Doit encore faire ses preuves |
| La Vie Financière N°3175 / Vendredi 14 Avril 2006 / Catégorie : Bourse |
Genesys |
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Après un toilettage de son bilan et un retour aux bénéfices mettant fin à cinq années de vaches maigres, Genesys se sent l'âme d'être courtisé et le fait savoir. A l'occasion de la publication, la semaine dernière, des résultats 2005 de la société de services de téléconférences multimédia, son PDG, François Legros, a estimé plausible que le groupe intéresse un concurrent qui, le cas échéant, serait écouté « avec bienveillance ». Clôturée le 22 février 2006, l'augmentation de capital de 53,6 millions d'euros, certes très dilutive, a néanmoins permis de reconstituer les fonds propres, qui s'élèvent à 31,7 millions d'euros, et de réduire la dette nette à ce même niveau. Cela laisse d'ailleurs augurer une baisse substantielle des charges financières : de 16 millions d'euros en 2005, elles devraient ainsi tomber à 1 million d'euros cette année. En outre, le groupe a renoué avec les bénéfices, en publiant un résultat net de 3,5 millions d'euros, contre une perte nette de 60,3 millions d'euros un an plus tôt. L'assainissement du bilan et le redressement des résultats financiers devraient par ailleurs donner à la société l'occasion de redevenir plus agressive dans la conquête de nouveaux contrats. Et c'est précisément en grande partie sur ses performances dans le domaine commercial qu'elle sera jugée. En effet, l'exercice en cours portera encore les stigmates des difficultés passées, comme le montrent les prévisions affichées la semaine dernière par la direction de Genesys : un chiffre d'affaires (compris entre 140 et 144 millions d'euros) et un excédent brut d'exploitation (entre 22 et 25 millions) stables par rapport à 2005. Car le groupe sera encore affecté au premier semestre par la perte d'un client important à la fin de 2005. Genesys peut espérer, maintenant qu'il en a fini avec ses déboires financiers, rassurer ses clients et en gagner d'autres. Genesys reste en tout cas une société convalescente qui devra faire ses preuves en 2006. Depuis le point bas de cette année - 1,11 euro atteint début février -, l'action a progressé de près de 30 %, à un niveau qui nous paraît refléter correctement la valorisation de la société. D'autant que, si le groupe a clairement le statut d'une cible potentielle, sa situation financière ne justifie pas pour autant l'attribution d'une prime importante Conseil : On envisagera de revenir sur la valeur uniquement en cas d'un repli vers 1,30 euro, et seulement à titre spéculatif |
T. Z. |
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