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| Croissance externe en marche |
| La Vie Financière N°3240 / Vendredi 13 Juillet 2007 / Catégorie : Bourse |
ARKEMA |
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Nouvelle étape dans la jeune vie boursière du chimiste, ancienne division de Total introduite en Bourse en mai 2006. Arkema vient de racheter Coatex, un fabricant de polymères, principalement d'origine acrylique. Le montant de l'acquisition, qui n'a pas été dévoilé, correspondrait aux multiples payés lors des dernières transactions conclues dans la chimie de spécialités. Les analystes d'UBS l'ont évalué à 250 millions d'euros, soit 9,8 fois l'excédent brut d'exploitation (un ratio qui redescendrait à 6,9 après deux ans de mise en oeuvre des synergies). En effet, l'intégration de cette nouvelle venue s'inscrit parfaitement dans la stratégie de développement suivie par Arkema après deux années de vastes restructurations. Elle apporte au groupe un nouveau métier à forte valeur ajoutée et lui permet, du même coup, de réduire son caractère cyclique, notamment dans l'acrylique. L'impact sur les résultats s'annonce positif dès 2008. En effet, le groupe entend faire jouer les synergies avec son activité polymères dans les procédés et la recherche. La rentabilité d'Arkema, encore faible en 2006, devrait prendre son envol. Les cessions d'activités déficitaires (370 millions d'euros de chiffre d'affaires) sont désormais quasiment achevées. Et le chimiste a confirmé à nouveau son objectif de marge opérationnelle avant amortissement de 12 % à l'horizon 2010, à comparer à 7,3 % seulement en 2006. Le rachat de Coatex, financé au moyen de la dette, ne déséquilibrera pas la structure financière d'Arkema. De 28 % des fonds propres fin 2006, le taux d'endettement net va certes croître mais rester inférieur à 40 %. Les dirigeants ne comptent pas s'arrêter là. Ils caressent toujours le désir de reprendre au total entre 500 et 800 millions d'euros de facturations (y compris les 150 millions de Coatex), même si aucun autre projet n'est encore à l'ordre du jour. Parallèlement, Arkema a l'intention de poursuivre son effort d'investissement (environ 300 millions d'euros annuels) et de recherche (3 % du chiffre d'affaires). Cette valeur de retournement commence à changer de statut boursier. Le rachat de Coatex très rentable ajoute à lui seul une valeur de 2 euros par titre, selon les estimations d'UBS. La stratégie de création de valeur mise en place n'est, semble-t-il, pas intégrée dans le cours actuel. Les résultats semestriels, publiés le 9 août, pourraient être de la même veine que ceux du premier trimestre (43 % de hausse du bénéfice d'exploitation courant) Conseil : Acheter pour jouer la forte amélioration de la rentabilité |
C. C. |
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