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Croissance durable au rendez-vous
La Vie Financière N°3170 / Vendredi 10 Mars 2006 / Catégorie : Bourse

La flambée de l'or noir ne profite pas qu'aux majors. Toutes les sociétés présentes sur la chaîne de production du pétrole sont également concernées. Certaines méritent particulièrement le détour.
 
Services pétroliers
 

Un brent qui caracole au-dessus de 60 dollars le baril, une demande de carburant en croissance exponentielle, des goulets d'étranglement dans les raffineries : tous les ingrédients sont réunis pour pousser les producteurs pétroliers à poursuivre leurs investissements massifs. Déjà, un niveau record de 170 milliards aurait été atteint en 2005, selon les estimations de l'Institut français du pétrole. Et ce n'est pas fini : l'Agence internationale de l'énergie chiffre les prochaines dépenses à quelque 208 milliards de dollars en moyenne par an à l'horizon 2030 !

Jokers à jouer

En amont, la manne devrait bénéficier à l'exploitation en eaux profondes, à l'extraction des pétroles lourds du Venezuela et du Canada, et, enfin, à l'optimisation des champs matures, notamment terrestres, du Moyen-Orient et d'Afrique. Des besoins colossaux dont devrait profiter toute la chaîne des services pétroliers, de la sismique au stockage en passant par la construction et l'ingénierie. En aval, le raffinage devrait aussi tirer son épingle du jeu. Ne serait-ce que pour renforcer des capacités très insuffisantes, obsolètes ou de trop petite taille pour permettre des économies d'échelle. Quant au gaz naturel liquéfié, il a encore de beaux jours devant lui, avec la construction programmée de plusieurs unités de liquéfaction et de regazéification.

Ces perspectives alléchantes n'ont pas échappé aux marchés financiers. Les cours des firmes parapétrolières ont flambé en Bourse. Mais quelques valeurs méritent encore le détour. A commencer par Technip, bien positionnée pour profiter du réveil du raffinage et de la pétrochimie. Pour 2006, son président, Daniel Valot, s'attend à une marge opérationnelle supérieure à 5 %, pour des ventes de 6,8 milliards (+ 26 %). Il faut dire que le groupe peut s'appuyer sur un carnet de commandes bien rempli, équivalant à deux ans de chiffre d'affaires. Son récent accident de parcours, avec des résultats 2005 moins bons que prévu, devrait être vite oublié.

Malgré l'envolée boursière, le titre du fabricant de tubes sans soudure Vallourec (qui a encore gagné plus de 8 % en Bourse cette semaine) recèle encore du potentiel. Son marché connaît une forte croissance (estimée à 17 % l'an dernier par Tenaris, son grand concurrent), et ce rythme devrait encore s'accélérer en 2006. Après une année exceptionnelle (le résultat net a été multiplié par trois en 2005 et la marge d'exploitation a atteint un niveau record de 22,4 %), 2006 devrait donc être de bonne facture. D'autant que le groupe s'est récemment renforcé dans le pétrole et le gaz par l'intermédiaire de deux acquisitions et y réalise 42,5 % de ses facturations. A cela s'ajoute un effet technique (la division par cinq du nominal de l'action) qui doit soutenir la valeur en Bourse.

A côté de ces blue chip, un joker peut être joué avec le petit fabricant de robots sous-marins, ECA, qui vient de développer une nouvelle gamme d'engins autonomes destinés à la surveillance d'installations en eaux profondes, testés avec succès par la major britannique BP fin 2005. Les premiers appareils de ce type sont espérés en 2007, ce qui laisse du temps pour anticiper.

Valeurs très chères

En revanche, l'investissement dans les autres firmes parapétrolières est aujourd'hui plus risqué, compte tenu de leur niveau de valorisation. A 23 fois ses bénéfices attendus cette année, le spécialiste de la sismique, Géophysique, l'illustre. Le groupe le vaut bien : ses ventes ont progressé de 27 % l'an passé, à 870 millions d'euros ; les commandes ont plus que doublé, correspondant à environ dix mois de chiffre d'affaires. La visibilité s'est donc fortement améliorée. Le profit net s'est envolé en 2005. Il faut dire que le bénéfice opérationnel a dépassé 70 millions d'euros. Pour 2006, les analystes s'attendent à un doublement de ce résultat opérationnel.

Autre valeur chère, Groupe Bourbon se paie 13 fois l'excédent brut d'exploitation (EBE) attendu en 2006. La firme spécialisée dans les services maritimes devrait, il est vrai, profiter du développement des investissements pétroliers offshore, en eaux profondes notamment. Elle prévoit un programme d'investissement majeur : pas moins de 1,45 milliard d'euros au cours de la période 2007 à 2010, en particulier pour doubler sa flotte de navires (lire La Vie Financière du 3 mars 2005).

Enfin, Entrepose Contracting n'est pas non plus bon marché. Le spécialiste de projets clés en main dans le domaine de l'énergie a vu, l'an passé, son chiffre d'affaires progresser de 5,7 %, à 225,3 millions d'euros, et ses facturations devraient sensiblement progresser en 2006. Avec un carnet de commandes représentant vingt-huit mois de chiffre d'affaires, la visibilité est excellente. Les analystes s'attendent à une amélioration des marges en 2007. Mais ces perspectives favorables sont partiellement intégrées dans la valorisation actuelle



Conseil : Bourbon : prendre ses bénéfices
F. C. et C. C..
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 2.12€  (+42.81%) 3€
+42.81%
GEMALTO GEMALTO : 16.60€  (+7.08%) 17.69€
+7.08%
ALLIANZ SE ALLIANZ SE : 67.51€  (+6.46%) 71.21€
+6.46%
BOURBON BOURBON : 22.17€  (+5.05%) 23€
+5.05%
SECHE ENVIRONNEM. SECHE ENVIRONNEM. : 45.58€  (+4.70%) 47.31€
+4.70%
NATIXIS 1.35€
-6.57%
HERMES INTERNATIONAL 94.5€
-4.43%
ZODIAC 28.5€
-3.86%
NYSE EURONEXT 19.32€
-3.83%
ALSTOM 40.56€
-3.60%

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