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| Croissance accélérée |
| La Vie Financière N°3181 / Vendredi 26 Mai 2006 / Catégorie : Bourse |
porsche |
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L'automobile de prestige ramenée au rang de la voiture populaire ! Quel scandale ! Porsche n'échappe pas, en effet, à la Berezina boursière du moment. Après avoir touché un plus haut de 830 euros, au terme d'une hausse ininterrompue depuis plusieurs années, le titre s'est retourné brutalement, perdant plus de 12 % en quelques séances. Les investisseurs se préoccupent de la faiblesse du dollar et de la baisse éventuelle de la consommation outre-Atlantique. Bien que les ventes de Porsche se réduisent aux Etats-Unis, elles continuent à représenter 38 % du chiffre d'affaires. La part des facturations en Allemagne faiblit également (16 % en 2004-2005) mais les véhicules commercialisés dans le reste du monde compensent largement le repli américain et allemand. Car le groupe de Stuttgart demeure une valeur immuable grâce à sa réputation unique, tant du point de vue technologique qu'esthétique. Véritable emblème d'une minorité richissime mais en plein essor, la firme automobile de luxe séduit non seulement Hollywood mais aussi les nouvelles fortunes de Canton, Shanghai, Bangalore et Singapour. Le groupe vient de relever ses prévisions de ventes annuelles pour l'exercice clos fin juillet, qui devraient dépasser les 100 000 unités pour la première fois de son histoire (15 % de hausse). Les derniers modèles lancés, le nouveau coupé Cayman et les remakes des légendaires 911 et Boxster, rencontrent un vrai succès. A plus long terme, le constructeur compte sur une nouvelle voiture, la Panamera, un coupé sport à cinq portes, pour doper ses ventes avec 20 000 unités par an prévues à partir de 2010. Ainsi l'atonie des marchés, qui rend la vie si difficile à ses homologues généralistes, ne pénalise pas trop Porsche. Le groupe a enregistré une hausse de 13 % de son résultat net semestriel 2005-2006, à 167,5 millions d'euros. Le chiffre d'affaires a progressé dans les mêmes proportions, à 3,25 milliards (+ 15 %). Le seul revers de cette belle aventure industrielle est le coût du développement nécessité par les nouveaux modèles. Sans vouloir donner de chiffres, Wendelin Wiedeking, président du directoire, a évoqué son impact sur les comptes, tout comme celui de la mise au point d'un moteur hybride en coopération avec Volkswagen. Mais il a assuré que l'entreprise allait maintenir sa rentabilité élevée (18,5 % de marge opérationnelle en 2004-2005), la plus forte du secteur. Le groupe table aussi sur la poursuite des gains de productivité et des réductions de coûts, estimés par Morgan Stanley à 100 millions d'euros par an Conseil : Acheter avec un objectif de 1 000 euros à l'horizon de trois ans |
M. B. |
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