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| Crise de confiance |
| La Vie Financière N°3219 / Vendredi 16 Février 2007 / Catégorie : Bourse |
HSBC |
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Pour la première fois de son histoire, HSBC a émis un avertissement sur les résultats. Son bénéfice de 2006, attendu au-dessus de 16 milliards de dollars, va être amputé d'environ 1,5 milliard (- 10 %), en raison de pertes liées à la dégradation du crédit hypothécaire aux Etats-Unis (crédit à la consommation garanti par l'hypothèque des biens de l'emprunteur). Mais la banque sino-britannique, cotée à Londres, Hongkong et Paris, a vu son action baisser de seulement 3 % après cette alerte. Car il y a déjà plusieurs années que les investisseurs se montraient sceptiques face au choix fait en 2003 de modifier le profil de risque du groupe avec l'acquisition, pour plus de 15 milliards de dollars, de Household, l'un des leaders américains du crédit à la consommation. Fin 2006, alors que l'action commençait à décoller, semblant confirmer les choix stratégiques de la direction, le doute s'était de nouveau insinué. Les dirigeants de HSBC avaient prévenu que la croissance des revenus ralentissait au troisième trimestre mais la montée des risques de crédit semblait encore maîtrisée. La très forte détérioration de ces risques aux Etats-Unis, annoncée jeudi dernier, a donc surpris. Elle a été considérée comme le résultat d'une grave négligence du management tant les effets, sur le taux d'impayés des emprunteurs, de la baisse du marché immobilier américain et de la hausse des taux semblaient inéluctables. En termes d'image, le résultat est désastreux. Bien implanté en Asie-Pacifique, HSBC n'avait cessé, dans les années 1990-2000, de chercher à se diversifier sur le plan géographique pour limiter ses risques. Il avait réussi à convaincre que sa rentabilité modeste pour le secteur (16 % de retour sur fonds propres en 2005) était le corollaire d'une solidité à toute épreuve et d'une capacité à verser de confortables dividendes (51 % de ses bénéfices en 2005). A présent, certains vont jusqu'à se demander si HSBC ne ferait pas mieux de se recentrer en cédant sa filiale américaine. C'est peut-être remettre en question un peu vite un modèle qui permet à HSBC d'afficher en 2006 près de 15 milliards de dollars de bénéfices pour des revenus attendus vers 65 milliards, dont un tiers encaissé sur le continent américain, un tiers en Europe et un tiers dans la zone Asie-Pacifique Conseil : La glissade du titre n'est peut-être pas terminée. L'action vaut encore près de 3 fois ses fonds propres et 12 fois l'estimation de bénéfices 2007. On peut néanmoins conserver pour le rendement (4 %) et se renforcer en cas de retour vers 12,50 euros |
M.-J. P. |
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