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| Couach et Bénéteau portés par les alizés |
| La Vie Financière N°3175 / Vendredi 14 Avril 2006 / Catégorie : Bourse |
COUACH |
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Depuis que les dirigeants de Bénéteau ont clairement exprimé leur souhait de procéder à une acquisition dans le domaine des bateaux à moteur, les investisseurs sont sur le qui-vive. A tel point que, faute d'annonce, le marché se laisse aller à la spéculation. Et lorsqu'on cherche une cible potentielle dans le monde des yachts, on trouve bien évidemment Couach. Le chantier naval a tout de la proie idéale : une restructuration achevée, une rentabilité qui se redresse et un marché porteur. Didier Cazeaux, qui détient 81 % du capital depuis une dizaine d'années, est régulièrement donné vendeur de sa société. Ce dernier entretient même les rumeurs. En mars, il a évoqué la possibilité d'ouvrir le capital pour financer le lancement de bateaux plus grands. A l'époque, le marché y voyait une porte ouverte pour des fonds d'investissement. Mais, aujourd'hui, c'est la rumeur de rachat par Bénéteau qui ressurgit. Du coup, le titre Couach a touché les 10 euros. Un niveau qui ne se justifie pas sur le plan fondamental. Certes, Couach dispose aujourd'hui d'une gamme complète de yachts entièrement renouvelée, son carnet de commandes représente deux années de production de bateaux neufs et l'intégration du chantier IMS, spécialisé dans les services en Méditerranée, devrait soutenir sa rentabilité. Sa marge opérationnelle est d'ailleurs attendue en hausse de près de 1 point, à 12,5 %, sur l'exercice 2005-2006 (clos fin octobre) et son bénéfice net à 5 millions d'euros (+ 2 millions). Mais le cours actuel valorise le groupe à 21,7 fois le bénéfice net estimé pour l'exercice en cours, soit un niveau que n'atteint aucun de ses concurrents. La rumeur a également profité au titre Bénéteau, qui a franchi le seuil des 70 euros après être tombé à 55 en décembre 2005. Le chantier naval a, il est vrai, publié dans le même temps son chiffre d'affaires du premier semestre 2005-2006. Il a aussi confirmé à cette occasion ses prévisions de croissance pour l'exercice en évoquant le haut de sa fourchette d'estimation (3,5 à 5,5 %). Un objectif qui semble à sa portée. A 319,2 millions d'euros, les ventes ont déjà progressé de 4,5 % au cours des six premiers mois et le carnet de commandes est supérieur à 90 % du chiffre d'affaires attendu sur l'exercice. Les autres activités de Bénéteau (14 % des ventes), à savoir les voitures sans permis et les résidences mobiles, ont connu sur six mois une progression de leurs ventes de 6,9 %. Compte tenu de la saisonnalité de ces activités, certains analystes n'excluent pas un dépassement de l'objectif de croissance publié par le groupe (10 %). Si bien que ces derniers évoquent déjà une bonne surprise lors des comptes annuels. L'analyste de Portzamparc maintient ainsi son scénario d'une hausse des ventes de 7 %, avec une croissance plus nette sur la seconde partie de l'année. Il évoque pour cela un effet de base défavorable par rapport au premier semestre, lié notamment à « un changement de politique promotionnelle avec moins d'incitation aux prises de commandes précoces ». Ce qui est aussi de bon augure pour la rentabilité du groupe. Pour l'heure, les analystes s'en tiennent aux prévisions de la direction, qui tablait en février sur un résultat opérationnel de 98,7 millions d'euros, en hausse de 5,5 %, et sur un bénéfice net de 67 millions (+ 4,6 %). Des projections qui s'entendent hors acquisitions. Avec une trésorerie nette de 147 millions, le groupe devrait bientôt passer à l'action, sans s'arrêter au seul dossier Couach. La direction avait déclaré en février qu'elle s'intéressait à un fabricant de bateaux à moteur, mais avec le souci d'acquérir des complémentarités géographiques. La direction visait-elle l'Amérique ? Conseil : Couach : le titre est bien valorisé. |
N. R. |
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