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| Contrats d'assurance vie en sicav : comment choisir |
| La Vie Financière N°2832 / Samedi 18 Septembre 1999 / Catégorie : |
Alors que les prélèvements n'ont jamais érodé aussi violemment les revenus de l'épargne, il est tentant de profiter des rares abris fiscaux restants comme l'assurance vie pour investir en Bourse. Ce qu'il faut savoir pour dénicher le produit le mieux adapté à ses objectifs. |
ENQUÊTE |
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'est la multiplication des multisupports ! Ces contrats d'assurance vie à tiroirs, qui permettent d'investir simultanément ou successivement sur différents fonds et sicav traditionnels en francs, mais aussi sur des sicav immobilières et surtout « actions », sont proposés par tous les établissements. Et pour la première fois, l'an dernier, les banquiers et les assureurs en ont vendu davantage que de contrats classiques en francs. Certes, les chiffres sont un peu trompeurs car certains clients versent l'essentiel de leur épargne sur le fonds en francs inclus dans ces contrats. Mais la tendance est nette : ces formules ont le vent en poupe. Pour de nombreuses raisons. D'abord parce que le rendement des obligations, qui constituent l'aliment principal des contrats en francs, a beaucoup baissé depuis quelques années (tout en restant très supérieur à l'inflation). Il est donc normal, quand l'horizon de placement se situe à plus de dix ans, de consacrer une partie de son épargne aux sicav et aux fonds en actions. Le reste peut être mis à l'abri sur un support sans risque, une option présente dans tous les bons contrats. La mobilité autorisée par ces formules est évidemment un atout considérable car, en dix ans et a fortiori en vingt ou trente ans, les marchés changent. Et les motivations du souscripteur aussi ! En sens inverse, ce dernier doit avoir conscience qu'il assume un risque car la valeur de son épargne placée sur les marchés financiers est susceptible d'être remise en question en fonction des fluctuations boursières. Exactement comme pour n'importe quel client qui achète en direct des parts de sicav ou de FCP. Cela marque évidemment une différence importante avec les formules classiques de l'assurance vie, dites à effet de cliquet, dans lesquelles l'épargne est exprimée en francs et non pas en parts de sicav et avec lesquelles l'assureur garantit le capital initial et les gains capitalisés des années passées. Des écarts de frais importants Premier point important à considérer : l'impact des frais. Les commissions perçues à l'entrée d'un multisupport sont un peu plus élevées que celles pratiquées sur les autres contrats : elles varient de 4,5 à 5 % alors qu'il est possible de trouver des bons fonds en francs ne prélevant que 3 %. Mais ce sont surtout les frais annuels de gestion qui pèsent : la plupart des produits facturent 1 %, contre 0,5 % au maximum pour un fonds en francs. A première vue, cette différence peut sembler minime. Surtout quand les marchés boursiers progressent fortement. Ce prélèvement annuel de 1 % du total de l'épargne sera nettement plus douloureux quand le marché se mettra à stagner ou à baisser durablement. Or, à notre connaissance, aucun assureur ne propose d'indexer sa rémunération sur les gains réalisés par le souscripteur ! Quant à la vente de contrats à frais réduits sur Internet, elle n'est pas encore d'actualité en France. Les frais d'arbitrage constituent aussi un critère à prendre en compte : ils représentent de 0,5 à 1 % du montant transféré d'un support à l'autre. Avec, parfois, un arbitrage gratuit par an. Pour l'investisseur qui gère vraiment ses sicav, ce tarif est très avantageux. Alors que le souscripteur d'OPCVM en direct débourse de 3 à 5 % pour prendre position sur un fonds actions, selon qu'il est investi en titres français ou étrangers, le titulaire d'un contrat ne paie, lui, au maximum que 1 %. Un contrat d'assurance vie multisupport est donc surtout intéressant pour un client qui procède à un nombre d'arbitrages suffisant pour amortir les frais annuels du contrat. Dans le cas contraire, le client a intérêt à choisir un produit caractérisé par des frais de gestion faibles (pas plus de 0,5 à 0,6 %). Le fonds en francs : essentiel La présence d'un fonds en francs est indispensable pour gérer efficacement son épargne. Or beaucoup d'établissements, comme le Crédit lyonnais, avec Actilion, ou le Crédit du Nord, avec Etoile Patrimoine, se contentent de proposer un fonds prudent investi en titres monétaires, beaucoup moins rentable. Une façon d'économiser les capitaux nécessaires pour garantir un fonds en francs. D'autres gestionnaires présentent à tort des placements en fonds obligataires cotés comme étant sans risques. En réalité, quand les taux d'intérêt montent, la valeur des sicav obligataires baisse. C'est le cas, depuis le début de l'année, de la plupart de celles qui sont investies sur les marchés internationaux. Alors que les souscripteurs auront enregistré sur la même période un gain de 2,5 à 3 % avec un fonds en francs. Ce dernier fonctionne en effet comme un portefeuille d'obligations qui seraient conservées jusqu'au remboursement. Il n'y a donc pas de risque de perte en capital. Attention : certains contrats prévoient des frais d'arbitrage plus élevés vers ce support, ce qui rend plus coûteuse l'utilisation de cet abri. D'autres interdisent carrément la sortie du support en francs vers d'autres placements. C'est le cas, par exemple, de Platinia Patrimoine, un produit récent des AGF présenté comme « un outil de gestion patrimoniale », donc en principe un produit souple. Deux grandes familles Tous les contrats multisupports n'offrent pas un choix de sicav aussi large. La plupart des grands établissements bancaires et des compagnies d'assurances françaises ont choisi en effet de ne loger dans leurs contrats que les fonds et sicav qu'ils gèrent. Ils sont donc monogestionnaires. Le souscripteur qui veut gérer lui-même ses placements ne dispose dans ce cas que d'une marge de manoeuvre relativement réduite. C'est pourquoi des fonds multigestionnaires ont été créés. A condition d'avoir quelques dizaines de milliers de francs à placer, les épargnants peuvent se tourner vers ces contrats, conçus par les spécialistes de la gestion de patrimoine. Ils offrent l'accès à un très grand nombre d'OPCVM (jusqu'à un millier) parmi lesquels des fonds d'investissement très spécialisés ou très réputés. De nombreuses banques de gestion privée, des sociétés de Bourse et des conseillers en gestion de patrimoine indépendants ont fait construire des contrats à leur nom en y introduisant leurs propres OPCVM et en intégrant les fonds provenant de divers établissements. Dans la grande majorité des cas, les arbitrages sont possibles quotidiennement. Utile en cas de krach boursier ! Mais cette liberté a parfois un coût supplémentaire : sur les quelque 3 000 fonds proposés par Véga Finance, plusieurs centaines facturent des frais d'entrée en plus des frais d'arbitrage prévus dans le contrat. Dans ce cas, c'est un des principaux avantages de la formule qui se trouve écorné. A la différence de Véga, Théma Vie, filiale d'Axa Courtage, a fait le choix de rétrocéder intégralement les réductions de frais négociées avec les gestionnaires des 1 000 OPCVM proposés : la facture pour le client ne dépasse donc jamais le tarif contractuel de 1 % par arbitrage. Un certain nombre d'autres points ont aussi leur importance. La capacité du contrat à évoluer pour répondre aux nouveaux besoins des clients est, notamment, un atout non négligeable. L'astuce de Guardian consiste à proposer, dans son contrat Top Ten, dix sicav classées parmi les dix meilleures de leur catégorie sur trois ans. Et à remplacer gratuitement, chaque 31 décembre, celles qui auraient démérité. La méthode, quoique sympathique, n'a cependant pas vraiment fait ses preuves pour sélectionner les meilleurs produits : c'est ainsi que la sicav actions françaises Marianne, entrée en 1997, a été sortie l'année suivante pour être remplacée par France Croissance, à son tour éjectée en 1999 au profit de Partner France... Copier le passé ne suffit pas toujours. Pour la première fois depuis des lustres, les fonds actions de petites sociétés japonaises constituent un des créneaux les plus rentables. Ils sont en tête, toutes catégories confondues, pour les gains depuis le début de l'année (de 50 à 70 % en huit mois). Théma Vie, qui proposait déjà quatre produits de ce type gérés par Baring, Fidelity, Invesco et le Crédit suisse, a intégré au printemps Ofijapon, d'Ofivalmo. Ce fonds, piloté par Comgest, a battu la plupart de ses concurrents depuis un an. Mais tous les souscripteurs n'ont pas l'intention de gérer personnellement leur épargne (ou, ce qui revient au même, de demander à un conseiller en gestion de patrimoine de confiance de le faire pour eux). Dans ce cas, l'épargnant peut faire confiance à une gamme plus restreinte de fonds dits profilés, pilotés par un établissement. Ces produits sont gérés en fonction d'un niveau de risque défini à l'avance. Ils sont aujourd'hui proposés par la plupart des établissements financiers. Et notamment par les grands réseaux bancaires. Les frais de gestion affichés ne dépassent généralement pas 0,5 %, puisque le gérant choisit soit exclusivement, soit principalement les sicav de la banque. Mais il convient évidemment, dans ce cas, de ne pas se tromper sur la qualité de la gestion financière de l'établissement. En la matière, certaines réputations sont surfaites. Pas plus tard que l'an dernier, un chercheur de l'Ecole des hautes études commerciales de Lausanne a publié une étude sur la gestion de fortune des banques suisses. Il en ressortait que, sur soixante-six établissements interrogés, la majorité recommandait des valeurs sur lesquelles ils n'avaient effectué aucune recherche ! Aucun établissement ne peut prétendre assurer la meilleure gestion financière en toutes circonstances. Et il ne faut pas condamner une équipe de gérants qui n'a pas eu la main heureuse durant une année. Cela peut signifier simplement que le style de gestion ou les anticipations ayant justifié les paris pris se trouvaient, cette fois-là, en décalage ou en opposition avec l'évolution des marchés. Mais, au fil des ans, certains gérants font davantage leurs preuves que d'autres. Parmi les grands réseaux, le Crédit lyonnais et, dans une moindre mesure, la Société générale sont assez souvent meilleurs que leurs rivaux. En revanche, Paribas, du fait d'un processus de décision collégial qui dilue les responsabilités, a été à la peine depuis deux ans. Son fonds Parvest Dynamique s'est laissé distancer cette année de 5 % par ses rivaux anglo-saxons comme Fidelity. Autre établissement en vue à subir une baisse de forme prolongée : la Compagnie financière Edmond de Rothschild Banque, dont la sicav PEA Tricolore, un des emblèmes de la maison, se traîne dans les profondeurs du classement. Les gains réalisés ne sont pas le seul élément à prendre en considération pour faire confiance à une gestion. La maîtrise du risque est aussi importante quand les vents contraires se lèvent. Invesco Vie a ainsi su éviter les obligations quand il le fallait, en ce début d'année. Et, ce qui ne gâche rien, sur les choix effectués, la société livre à ses clients des commentaires plus détaillés que ceux de la plupart de ses concurrents. Les gérants s'efforcent d'évaluer les risques potentiels assumés, et pas seulement les gains possibles. La qualité de l'information est, elle aussi, très variable selon les établissements. C'est pourquoi il est très utile, avant de souscrire un contrat géré par un établissement, de demander les trois derniers bulletins adressés aux clients. Les avantages annexes La concurrence aidant, les concepteurs de contrats d'assurance vie ont tendance à multiplier des garanties d'importance secondaire. Certaines d'entre elles peuvent cependant rendre des services. Un premier type de perfectionnement concerne les modifications automatiques de la répartition de l'épargne. Quand les marchés boursiers progressent, une partie des plus-values constatées sur les sicav est transférée automatiquement sur le fonds en francs. En sens inverse, quand les cours des actions baissent, une partie de l'épargne gérée dans le fonds est investie sur les sicav. Cela permet de vendre à la hausse et d'acheter à la baisse. Ce système assez astucieux permet de minimiser les risques. Mais il a aussi pour effet, quand les marchés sont durablement haussiers, de faire perdre de la rentabilité : on ne peut pas tout avoir ! Autre variante : la gestion par horizons de placement. La formule consiste à placer l'épargne sur des fonds dont l'échéance se trouve fixée par avance. Par exemple, en fonction de la date de départ en retraite du souscripteur. A mesure que le terme approche, la répartition des placements devient plus prudente, afin d'atténuer le risque de perte en capital. Avec le contrat Natio-Vie Multihorizons, lancé par la BNP récemment, le fonds à échéance 2004-2006 n'est investi qu'à hauteur de 13 % en actions alors que celui qui est prévu pour s'achever entre 2013 et 2015 en compte 91 %. Plus discutable apparaît, en revanche, la remise à niveau annuelle à date fixe, destinée à préserver une certaine répartition des placements entre actions et obligations en fonction de l'âge des clients. Ce type de mécanisme repose sur la constatation qu'il est préférable de réduire la part des actions quand l'investisseur avance en âge. Inconvénient : quand la révision (généralement prévue au dernier trimestre) intervient juste après un krach boursier, comme ce fut le cas ces deux dernières années, on vend au plus bas ! Dernière catégorie à considérer : les assurances dites universelles qui permettent de protéger le capital contre une baisse de la Bourse, de façon à avoir la certitude que les bénéficiaires du contrat recevront au moins le montant versé initialement sur le contrat. Le coût de la garantie est faible quand elle est facturée à prix coûtant, comme, par exemple, à la Fédération continentale, à La Hénin Vie (filiale de La Mondiale), à Guardian Vie et à Caixa Vie Tableau : quinze contrats avec un fonds en francs Graphique : L'offre s'étoffe, une plus grande sélectivité s'impose Le chiffre 32% C'est, selon la Fédération française des sociétés d'assurance, le pourcentage des versements effectués au premier semestre 1999 sur des contrats en unités de compte par rapport à la totalité des primes nouvelles investies en assurance vie (contrats en francs compris) sur la même période. Cela représente environ 650 000 contrats, contre 1,4 million de contrats en francs. Sur l'ensemble de l'année 1998, près de 1,3 million de multisupports avaient été souscrits. Quatre critères importants Le poids des frais de gestion Ils peuvent varier du simple au double (entre 0,5 et 1 %) d'un établissement à l'autre. Un écart rarement justifié. La présence d'un fonds en francs Pour plus de sécurité. Garanti contre toute perte de capital. Un large choix de sicav Plus la palette de sicav est large, mieux le contrat s'adapte aux variations boursières. L'offre de petits « plus » Modifications automatiques de l'allocation des primes, gestion par horizons de placement, des avantages annexes... Plus ou moins utiles. Assurance vie/plan d'épargne en actions : le match Après les diverses restrictions fiscales intervenues ces deux dernières années, est-il encore intéressant de souscrire un contrat ? Oui s'il s'agit de transmettre un capital important à des héritiers (dès que l'enveloppe d'exonération pour les donations, variable, selon les cas, de 100 000 à 400 000 francs, est dépassée) ou une somme, même modeste, à des étrangers. L'assurance vie permet en effet d'échapper aux droits de succession jusqu'à 1 million de francs transmis par bénéficiaire, quel que soit le lien de parenté. Avec, au-delà, une simple taxation à hauteur de 20 % des sommes en jeu. Deuxième motif pour recourir à l'assurance vie : échapper à l'impôt sur les plus-values. Mais, de ce point de vue, d'autres produits sont fiscalement moins contraignants. L'investisseur en sicav actions françaises (selon la réglementation, elles peuvent contenir jusqu'à 40 % de titres étrangers) a davantage intérêt à ouvrir un PEA, qui permet une défiscalisation des gains au bout de cinq ans seulement. Il en va de même pour celui qui gère un portefeuille de titres français en direct (un contrat d'assurance vie ne peut pas contenir d'actions achetées par le souscripteur). Avec un PEA, les gains seront exonérés d'impôt sur le revenu, à condition que le plan soit conservé durant cinq ans au moins. Avec un contrat d'assurance vie, la durée minimale de détention pour donner droit à l'exonération des gains atteint huit ans. Et, pour les nouveaux versements, l'avantage n'est plus accordé que dans certaines limites. Après huit ans, une taxe de 7,5 % a été instaurée, et seuls les premiers 30 000 francs de gains retirés dans l'année échappent à l'impôt (le double pour un couple). Considérons maintenant le cas d'un investisseur qui s'apprête à placer une somme très importante et entend pouvoir retirer d'un coup tous ses gains futurs. Dans ce cas (sauf s'il choisit un contrat investi majoritairement en actions françaises DSK, beaucoup moins souple), il supportera à l'arrivée la taxe de 7,5 % sur ses plus-values. Pour un investissement en direct, le prélèvement libératoire sera de 16 % (avec, en plus, dans les deux cas, 10 % de prélèvements sociaux). La différence d'imposition s'établit donc, à l'arrivée, à 9 % des gains. Il importe de comparer aussi les frais supportés dans le cas d'un contrat d'assurance vie et dans le cas d'une gestion en direct. Un investisseur actif qui change fréquemment son fusil d'épaule regagne les frais de gestion annuels de 1 % du montant placé (et même davantage) grâce aux frais d'arbitrage réduits à 1 %. La formule est pour lui plus avantageuse qu'un portefeuille de sicav géré en direct. Mais un souscripteur « dormant », ayant choisi une sicav profilée qui ne demande pas d'arbitrages fréquents, n'a pas intérêt à souscrire un contrat ! Il économisera environ 2 % sur les droits d'entrée, et surtout 1 % chaque année, puisqu'il ne paie pas de droits de garde sur les sicav de l'établissement dont il est client. L'assurance vie n'est pas faite pour lui. Sauf, bien entendu, s'il a par ailleurs un objectif successoral L'information sur Internet Quand l'épargne est investie en Bourse, il est utile de s'informer sur sa valorisation. Une fois par an, les compagnies expédient obligatoirement à chaque assuré un état établissant la valeur, ligne par ligne, du portefeuille de sicav et de fonds acquis pour son compte. Le souscripteur d'un certain nombre de contrats comme ceux d'Invesco Vie et de Théma Vie peut obtenir ces renseignements à tout moment sur Internet. Le site de la première compagnie comporte en outre son point de vue sur les marchés. Ce n'est pas le cas avec Théma qui s'interdit de porter un jugement sur les marchés, pour ne pas interférer avec l'avis du conseiller financier. Mais, dans tous les cas, pour avoir accès à son compte, le client doit faire la démarche de demander son numéro de code confidentiel. Sinon, c'est l'intermédiaire, en général un conseiller en gestion de patrimoine, qui a seul accès à ces informations. Motif : les compagnies ne tiennent pas à court-circuiter leurs apporteurs d'affaires |
Alain Vernot |
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