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| Continentale d'entreprises. Premier Marché - Code Sicovam 3664. Nord Est.... |
| La Vie Financière N°2887 / Samedi 07 Octobre 2000 / Catégorie : |
Le manque de visibilité sur l'avenir du groupe Harwanne pénalise la valorisation des deux sociétés françaises. Un rendement attrayant permet toutefois de patienter. |
VALEURS FRANÇAISES |
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Pour le groupe Harwanne, 2000 devrait être un bon millésime. Ses deux holdings français, Continentale d'entreprises et son principal actif Nord Est (voir organigramme), affichent chacun des résultats d'exploitation semestriels en hausse de plus de 40 %. Les activités emballage luxe et santé tirent la profitabilité de l'ensemble, avec un doublement de leur bénéfice d'exploitation. Un pôle qui s'est étoffé avec les acquisitions récentes de plusieurs petites sociétés. De nouvelles acquisitions sont à l'étude pour renforcer ce pôle, explique Jules Coulon, président de Nord Est. Pochet (cotée au second marché), présente sur le même secteur d'activité, serait-elle la prochaine cible ? Un dossier que ne souhaite pas commenter Jules Coulon. On rappellera simplement que BNP-Paribas détient une participation de 34,2 % dans le capital de la société et n'a pas vocation à y demeurer éternellement. Avec une capitalisation de 265 millions d'euros, Pochet est à la portée de Nord Est, qui dispose de 417 millions d'euros de fonds propres, dont 170 millions de trésorerie nette. Une opération hostile n'est cependant pas possible, la famille Colonna contrôlant majoritairement la société. Les activités minéraux et mines ont, pour leur part, dégagé un résultat d'exploitation stable. Enfin, Apem (coté au second marché), fabricant de mini-interrupteurs et de claviers pour téléphone, profite à plein de l'explosion de la téléphonie mobile (voir La VF du 23 septembre 2000). Sur l'ensemble de l'année, les résultats des deux holdings devraient se situer dans la droite ligne de ceux du premier semestre, en hausse d'environ 40 % hors exceptionnels. Aussi peut-on attendre pour Nord Est un résultat net annuel de 20 millions d'euros environ et de 15 millions d'euros pour Continentale d'entreprises. Des perspectives qui ne suffisent toutefois pas à faire décoller les cours. Leur valorisation est en effet pénalisée par plusieurs facteurs : la diversité des métiers qui en réduit la visibilité, leur statut de holding, une trésorerie importante et faiblement rémunérée, et une liquidité boursière réduite. Même si les rumeurs de fusion de Continentale d'entreprises et Nord Est reviennent périodiquement sur le marché, la direction dément tout projet en ce sens à court terme. Conséquence de ce manque d'intérêt des investisseurs, Nord Est affiche une décote de 40 % environ sur la valeur de ses actifs (42 euros par action). Quant à la Continentale, selon qu'on retient sa filiale à sa valeur boursière ou à la valeur de ses actifs, la décote oscille entre 25 et 50 % ! Cerise sur le gâteau pour l'investisseur et conséquence directe de cette sous-évaluation : le rendement atteint 5,4 % pour Nord Est et 7,8 % pour la Continentale. Enfin, la disparition récente de Bernard Siret, président-fondateur du groupe Harwanne, renforce le caractère spéculatif du dossier. Le contrôle capitalistique du groupe est susceptible de connaître des évolutions à moyen terme... la famille actionnaire n'étant plus présente au sein de l'entreprise Continentale d'entreprises : acheter sur repli au-dessous de 35 euros Nord Est : acheter au-dessous de 25 euros |
Christophe DESCAMPS |
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