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La Vie Financière N°3273 / Vendredi 29 Février 2008 / Catégorie : Bourse
RADIALL
 

Le marché continue à être déconnecté de la réalité. La preuve avec Radiall. Certes, le spécialiste des connecteurs coaxiaux souffre de plusieurs handicaps : statut de valeur moyenne, liquidité limitée, avec un flottant de seulement 25 %, et exposition à la faiblesse du dollar. Reste que l'activité est bien orientée en ce début d'année. « Le mois de janvier s'est bien passé et nous conforte dans notre prévision d'une croissance du chiffre d'affaires autour de 5 % cette année. Le premier semestre devrait être mitigé, mais nous tablons sur une accélération au cours de la seconde partie de l'année », souligne Pierre Gattaz, PDG de la société.

L'activité devrait être tirée par l'envol du Boeing 787, très gourmand en connecteurs Radiall. « Nous réalisons environ une quinzaine de millions d'euros avec Boeing et ses équipementiers, et ce montant devrait doubler d'ici à 2011 », explique le président. En attendant, la société devrait surtout être portée cette année par la forte demande dans le secteur de la défense (environ un quart des ventes), en raison notamment du conflit irakien, Radiall équipant les soldats américains d'antennes pour communiquer. La croissance pourrait ainsi atteindre 20 % en 2008. Mais mieux vaut ne plus extrapoler cette tendance : « En cas de victoire d'un démocrate à l'élection présidentielle américaine, les budgets militaires pourraient en effet être revus à la baisse. » En attendant, l'activité spatiale se porte bien et, dans les télécoms, où le groupe a nettement atténué sa présence, la société compte sur le lancement de produits innovants pour contrer la forte baisse des prix enregistrée dans ce secteur.

Autre élément positif, son usine au Mexique continue à monter en puissance, ce qui permet de produire moins cher, mais surtout d'augmenter la part des coûts en dollars, donc de moins souffrir de la vigueur de l'euro. « Dans trois ans, 70 % de nos coûts de production de nos activités militaires et aérospatiales seront libellés en dollars, contre moins de la moitié aujourd'hui », estime le PDG. Dans ces conditions, le groupe devrait au moins maintenir sa rentabilité à un niveau légèrement supérieur à 10 %, ce que n'intègre pas la valorisation. Après la chute de la valeur, le titre se paie 5,6 fois le résultat d'exploitation et 12 fois les bénéfices. Un niveau d'autant plus intéressant que la société devrait puiser dans son imposante trésorerie nette (33 millions d'euros attendus fin 2007) pour se renforcer dans des domaines porteurs



Conseil : La chute du titre nous incite à repasser à l'achat sur la valeur
F. C.
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RODRIGUEZ GROUP RODRIGUEZ GROUP : 2.12€  (+42.81%) 3€
+42.81%
GEMALTO GEMALTO : 16.60€  (+7.08%) 17.69€
+7.08%
ALLIANZ SE ALLIANZ SE : 67.51€  (+6.46%) 71.21€
+6.46%
BOURBON BOURBON : 22.17€  (+5.05%) 23€
+5.05%
SECHE ENVIRONNEM. SECHE ENVIRONNEM. : 45.58€  (+4.70%) 47.31€
+4.70%
NATIXIS 1.35€
-6.57%
HERMES INTERNATIONAL 94.5€
-4.43%
ZODIAC 28.5€
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ALSTOM 40.56€
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