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| Confiance sur Altergaz |
| La Vie Financière N°3166 / Vendredi 10 Février 2006 / Catégorie : Service lecteurs |
BOURSE |
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Si Gaz de France ne peut pas fixer librement ses prix de vente, en est-il de même pour son concurrent Altergaz, dont je suis actionnaire ? J'ai entendu dire qu'Altergaz allait devoir investir dans des capacités de stockage. Que me conseillez-vous? la vf Nous avons pris contact avec le directeur général d'Altergaz, Robert Delbos, un ancien de GDF. Il explique que la suspension de l'application de la règle de réévaluation des prix du gaz est une anomalie provisoire. Si le gouvernement décidait de maintenir le blocage des tarifs, GDF pourrait faire jouer une clause de sauvegarde aux termes de laquelle le budget de l'Etat serait mis à contribution pour indemniser son préjudice. Cette subvention créerait alors une distorsion de concurrence par rapport aux autres énergies et creuserait le déficit public. Concernant Altergaz, il n'y a certes pas de clause formelle comme pour GDF, mais, dans cette situation peu probable, la société toucherait une compensation équivalente. Soyez aussi rassuré sur la question du stockage. Altergaz ne devra pas investir mais louer des capacités de stockage (à GDF et à Total), c'est-à-dire des cavités souterraines (naturelles ou ex-salines), à un prix qui est le même pour tout le monde (comme pour la location du réseau de distribution). Le stockage est nécessaire dans le cadre du contrat d'approvisionnement « en ruban » conclu avec Ruhrgas, qui implique des livraisons régulières chaque mois. Pour le contrat « modulé » avec ENI, c'est ce groupe italien qui se charge de stocker et de livrer selon les besoins (la consommation se concentre à 70 % sur cinq mois d'hiver). Mais, du coup, les prix d'achat sont plus élevés, ce qui, finalement, revient plus ou moins au même. Grâce au second contrat triennal renouvelable conclu avec Ruhrgas, Altergaz espère obtenir plus facilement des autorisations préfectorales (par département), afin de fournir en gaz des clients sensibles (grands hôpitaux, par exemple). Nous restons positifs sur la valeur, à titre très spéculatif. A 18,30 euros, le titre se paie 21,5 fois le bénéfice net visé pour l'exercice clos fin septembre 2006 et seulement 4,5 fois celui qui est espéré pour l'année suivante. Vous pouvez donc conserver votre position. |
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