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| Concentration dans le monde des jeux |
| La Vie Financière N°3148 / Vendredi 07 Octobre 2005 / Catégorie : Bourse |
groupe partouche |
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Ce sera finalement une belle opération ! Partouche a finalisé le rachat de Groupe de Divonne et, alors que l'on craignait qu'il ne soit contraint de faire appel au marché, il n'en sera rien. L'acquisition sera financée par emprunt bancaire. Comme le groupe de casinos en a profité pour renégocier ses anciennes lignes de crédit, sa charge d'intérêt ne devrait guère en souffrir. Le directeur financier évoque une augmentation de quelques millions d'euros au plus. Pour mémoire, pour l'exercice qui s'achèvera fin octobre, les charges financières sont estimées à 25 millions d'euros et le bénéfice d'exploitation à 100 millions. En revanche, cette acquisition va peser sur le taux d'endettement. Partouche aurait racheté les cinq casinos de Groupe de Divonne 85 millions d'euros et aurait repris ses 50 millions de dettes, ce qui porte l'opération à 135 millions. Un prix qui valorise Groupe de Divonne à 1,4 fois son produit brut des jeux (PBJ). Ce ratio est tout à fait raisonnable comparé à ce que viennent de consentir des fonds d'investissement pour s'emparer de Moliflor (1,9 fois le PBJ). La dette de Partouche atteint désormais 470 millions, auxquels il faut ajouter (contrairement à ce que fait la société) les 100 millions d'euros d'avance en compte courant consentie en 2004 par la famille Partouche. Conséquence, l'ardoise totale du casinotier représente 2 fois ses fonds propres. Un niveau qu'il avait déjà atteint en 2002 lors de l'acquisition d'Européenne de casinos et qui avait inquiété le marché. Mais le contexte est différent. Les relations entre le casinotier et ses banques sont désormais meilleures et ses conditions d'emprunt s'en ressentent. D'autre part, la direction a prouvé depuis trois ans sa capacité à accroître les bénéfices du groupe malgré une activité atone. On peut donc lui faire confiance lorsqu'elle parle de redynamiser rapidement l'exploitation des établissements de Groupe de Divonne. Elle compterait notamment s'attaquer à ses charges, et plus particulièrement à sa masse salariale , et ramener à l'équilibre sa nouvelle filiale dès l'exercice 2005-2006. Cette acquisition, qui permet à Partouche de reprendre la place de leader français des casinos devant l'ensemble Accor-Barrière, ne met pas ses comptes en péril. Au contraire, elle constitue un levier de croissance intéressant. Reste à la direction à bien gérer les risques de cannibalisation entre le casino de Divonne nouvellement tombé sous sa coupe et son établissement de Meyrin Conseil : L'opération nous semble positive à moyen terme dans un secteur des jeux qui peine à renouer avec la croissance. La valorisation du titre est historiquement raisonnable. Nous repassons donc à l'achat |
Nathalie Rambaud |
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