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| Comptoir des Entrepreneurs Règlement mensuel - Code sicovam 12044 Appel au... |
| La Vie Financière N°2817 / Samedi 05 Juin 1999 / Catégorie : |
Le prix décidé pour la prochaine augmentation de capital ne fait pas l'unanimité. Certains conseillers de la présidence estiment que, à moins d'une importante décote, l'opération semble tout à fait aléatoire. |
VALEURS FRANÇAISES |
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Jacques Lebhar, président du Comptoir des entrepreneurs (CDE), devrait annoncer, la semaine prochaine, le lancement d'une augmentation de capital d'un montant de 1,050 milliard de francs. Cette opération, programmée en octobre dernier et destinée, en grande partie, à assurer les normes de solvabilité du Comptoir, a été sans cesse reportée. Officiellement pour des raisons de marché. En réalité, ces reports successifs seraient dus, selon nos informations, aux dissensions survenues autour de la définition du prix idéal de cette émission. Pour le président, les cours actuels (autour de 2,20-2,40 euros) sont représentatifs de la valeur de la banque. Une décote (obligatoire en cas d'augmentation de capital avec droits préférentiels de souscription) limitée à 25-30 % suffirait donc. Pour certains de ses conseillers, au contraire, l'action est aujourd'hui surévaluée, ce qui imposerait, pour que l'opération réussisse, une décote plus importante, d'au moins 40 % par rapport aux cours de Bourse actuels. La Vie française, lors de l'annonce de l'augmentation de capital, avait conseillé à ses lecteurs de conserver leurs titres à titre spéculatif. Depuis cette date (le 14 octobre dernier), l'action a gagné plus de 40 %. Il nous paraissait nécessaire que le Comptoir, encore en voie de redressement, continue de faire ses preuves afin de convaincre le marché de son réel rétablissement. Aujourd'hui, nous maintenons nos réserves. Même si le projet de développement, notamment depuis l'intégration en octobre 1998 de la Banque La Hénin cédée par le groupe Suez-Lyonnaise des eaux, semble crédible. En effet, de nombreuses incertitudes subsistent encore. Les structures de défaisance vers lesquelles ont été transférés, voilà cinq ans, les actifs « pourris » de la banque recèlent toujours quelques bombes à retardement. Le CDE pourrait ainsi être contraint de prendre à sa charge la dette fiscale d'une société logée dans une de ces structures (la société Ciaba). Dette qui pourrait coûter de 130 à 600 millions de francs au CDE. Une commission d'arbitrage se prononcera sur la réalité et le montant de ce redressement fiscal dans quelques semaines. Autre sujet d'inquiétude : Suez-Lyonnaise des eaux, à qui le Comptoir a racheté la Banque La Hénin, s'était engagé à souscrire à l'augmentation de capital à hauteur de 100 millions de francs, à condition que l'opération ait lieu avant l'assemblée générale du Comptoir. Or, cette assemblée ayant déjà eu lieu (le 28 mai dernier), Suez-Lyonnaise serait, selon nos informations (non confirmées par le Comptoir), revenu sur ses engagements. La prudence s'impose donc. D'autant plus que la valorisation du Comptoir est très élevée (plus de 38 fois le bénéfice net estimé pour 1999 et près de 18 fois celui de 2000). Il nous paraît cependant intéressant de souscrire à l'augmentation de capital d'un établissement qui reste le seul véhicule spécialisé sur le financement de l'immobilier coté à Paris. Mais pas à n'importe quel prix. A plus de 1,6 euro, le pari nous semble trop spéculatif Graphique : Cotation à Paris en euros depuis 1996 CA 98 : 261,2 M E (1 713,3 MF) BNPA 99/2000 (e) : 0,06/0,13 E (0,39/0,85 F) Résultat net 98 : 3,4 M E (22,3 MF) PER 99/2000 (e) : 38/17,5 Capit. (au 2.6) : 295,9 M E (1 941,2 MF) Dividende 98 : 0 Capitalisation/Chiffre d'affaires 98 : 1,13 Rendement global : 0 Nombre de titres échangés : 75 467 par jour, en moyenne. Ne pas souscrire à l'augmentation de capital au-dessus de 1,6 euro (10,50 francs) |
Jannick Alimi |
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